
Votre enfant est dyslexique, dysorthographique, dysgraphique, dyscalculique ou TDAH et il a besoin d’aide à l’école. Mais faut-il demander un PAP, un PPS, un PAI ou déposer un dossier MDPH ?
Le diagnostic ne suffit pas pour choisir. Deux enfants dyslexiques peuvent avoir besoin de dispositifs très différents. Le bon repère est le retentissement du trouble sur la scolarité et le niveau de compensation nécessaire.
Si vous cherchez plutôt quels aménagements demander concrètement en classe, consultez notre guide Aménagements scolaires DYS : loi, PAP, PPS, MDPH. Ici, l’objectif est de choisir le bon dispositif.
PAP ou PPS : quelle différence pour un enfant DYS ou TDAH ?
La différence entre PAP et PPS tient surtout au niveau de réponse nécessaire.
| Question | PAP | PPS |
|---|---|---|
| Pour quels besoins ? | Adaptations pédagogiques durables | Compensation liée à une situation de handicap |
| MDPH nécessaire ? | Non | Oui |
| AESH ? | Non via le PAP seul | Possible sur décision de la CDAPH |
| Ordinateur et outils numériques ? | Leur usage peut être prévu dans les adaptations | Matériel pédagogique adapté possible selon les besoins |
| Orientation spécifique ? | Non | Possible |
| Qui organise ? | Éducation nationale | MDPH puis décisions de la CDAPH |
| Suivi | Équipe pédagogique | Équipe pédagogique + enseignant référent + équipe de suivi de scolarisation |

Le PAP, Plan d’accompagnement personnalisé, convient lorsque des adaptations pédagogiques permettent à l’enfant de suivre sa scolarité.
Le PPS, Projet personnalisé de scolarisation, concerne les élèves dont la situation nécessite des mesures de compensation relevant de la Maison départementale des personnes handicapées, la MDPH.
Le PAI, Projet d’accueil individualisé, répond quant à lui principalement à un besoin lié à la santé : maladie chronique, allergie, traitement ou protocole médical à organiser à l’école.
Un repère simple :
Les adaptations pédagogiques suffisent → PAP.
Une aide humaine ou des compensations liées au handicap sont nécessaires → dossier MDPH et PPS à envisager.
Le besoin est principalement médical → PAI.
Une nuance est apparue avec le déploiement progressif des pôles d’appui à la scolarité, PAS. Dans les territoires où ils sont déjà opérationnels, certains matériels pédagogiques peuvent être proposés comme mesure d’accessibilité sans attendre une décision MDPH. Les PAS sont encore en cours de généralisation, il faut donc vérifier leur présence auprès de l’établissement.
Difficultés scolaires : faut-il tout de suite demander un PAP ?
Une difficulté scolaire ponctuelle ne nécessite pas forcément un PAP. L’enseignant peut d’abord adapter sa pédagogie et, lorsque c’est pertinent, mettre en place un PPRE, programme personnalisé de réussite éducative, pour travailler sur des difficultés ciblées.
Le PAP répond à une autre situation : les difficultés sont durables et liées à un trouble des apprentissages, par exemple une dyslexie, une dyscalculie ou un TDAH.
Attention cependant : avoir bénéficié d’un PPRE n’est pas une condition obligatoire pour obtenir ensuite un PAP. La Fédération nationale des orthophonistes rappelle explicitement qu’un PAP ne doit pas être conditionné à un PPRE préalable.
Qu’est-ce qu’un PAP à l’école ?
PAP signifie Plan d’accompagnement personnalisé.
Il s’adresse aux élèves qui rencontrent des difficultés scolaires durables liées à un ou plusieurs troubles des apprentissages, par exemple une dyslexie, une dysorthographie, une dyscalculie ou un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.
Le PAP permet d’organiser des adaptations pédagogiques régulières : limiter la copie, présenter différemment les supports, adapter certaines évaluations, utiliser des outils numériques ou accorder davantage de temps lorsque cela est nécessaire.
Il s’agit d’un dispositif interne à l’école ou à l’établissement. Il n’est pas nécessaire de déposer un dossier MDPH pour obtenir un PAP.
La famille peut demander sa mise en place. Le conseil des maîtres ou le conseil de classe peut également la proposer. L’avis du médecin de l’Éducation nationale est nécessaire, puis le directeur d’école ou le chef d’établissement élabore le PAP avec l’équipe pédagogique, la famille et, lorsque c’est utile, les professionnels qui suivent l’enfant.
Le PAP est ensuite réévalué chaque année afin de conserver les adaptations utiles et de faire évoluer celles qui ne correspondent plus aux besoins.
Vous pouvez retrouver la procédure détaillée dans la fiche officielle consacrée au PAP sur Mon Parcours Handicap.
Et si les sigles PAP, PPS, AESH, MDPH ou GEVA-Sco commencent à se mélanger, notre glossaire DYS des parents permet de retrouver rapidement leur signification.
Le PAP adapte la manière d’apprendre, de travailler ou d’être évalué, mais reste construit en référence aux objectifs scolaires du cycle. Il peut par exemple réduire la copie, adapter les supports ou permettre certains outils, mais il n’a pas vocation à créer un programme scolaire différent pour l’élève.
Quand un PAP devient-il utile ?
Le besoin de PAP ne se mesure pas seulement aux notes. Il peut être pertinent lorsqu’un enfant :
- travaille beaucoup plus longtemps que les autres pour réaliser les mêmes tâches ;
- fatigue fortement en lisant, écrivant ou restant attentif ;
- n’arrive pas à terminer malgré ses efforts ;
- réussit grâce à une compensation très coûteuse ;
- a régulièrement besoin d’adaptations pour accéder aux mêmes apprentissages que les autres.
De bonnes notes ne signifient donc pas que le PAP est inutile. Les aménagements peuvent justement permettre à l’élève d’obtenir ces résultats sans fournir un effort disproportionné. La FNO rappelle qu’un PAP ne devrait pas être conditionné à de mauvaises notes ni supprimé simplement parce que les résultats s’améliorent.
Qu’est-ce qu’un PPS ?
PPS signifie Projet personnalisé de scolarisation.
Le PPS concerne les élèves reconnus en situation de handicap dont les besoins scolaires nécessitent des mesures de compensation relevant d’une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, la CDAPH.
Le PPS peut organiser :
- un accompagnement par une AESH ;
- l’attribution de matériel pédagogique adapté ;
- des aménagements pédagogiques ;
- une adaptation du parcours scolaire ;
- certains accompagnements médico-sociaux ;
- une orientation vers un dispositif ou un établissement adapté lorsque cela est nécessaire.
Le PPS est donc plus large qu’une simple liste d’adaptations pédagogiques. Il organise la cohérence du parcours scolaire lorsque les besoins dépassent ce que l’établissement peut mettre en place seul.
La famille dépose une demande auprès de la MDPH. L’équipe pluridisciplinaire évalue ensuite les besoins, notamment à partir du GEVA-Sco, puis la CDAPH prend les décisions concernant les mesures de compensation.
La fiche officielle sur le Projet personnalisé de scolarisation détaille ce fonctionnement.
Si vous envisagez cette démarche, notre guide Réussir son Dossier MDPH pour enfant DYS vous aide à préparer les pièces et surtout à décrire concrètement le retentissement des difficultés.
PAP ou PPS : comment choisir ?
Partez des besoins observés à l’école plutôt que du nom du trouble.
Les adaptations pédagogiques suffisent-elles ?
Votre enfant arrive à apprendre et à participer à la classe lorsque les enseignants adaptent les supports, la copie, les évaluations, le temps ou les outils utilisés.
Le PAP est généralement le dispositif à envisager.
Les adaptations ne suffisent plus ?
Votre enfant manque d’autonomie malgré les adaptations. Il a besoin d’une aide humaine, de compensations plus importantes ou d’une organisation scolaire qui dépasse les possibilités ordinaires de l’établissement.
Une démarche auprès de la MDPH et un PPS deviennent alors pertinents.
Le besoin concerne surtout la santé ?
Votre enfant doit pouvoir prendre un traitement, suivre un régime particulier, gérer une allergie ou bénéficier d’un protocole médical pendant sa présence à l’école.
Le PAI correspond à ce besoin.
Vous n’arrivez pas à déterminer le bon niveau d’aide ?
Demandez une réunion avec l’enseignant, le professeur principal, le directeur ou le chef d’établissement. Décrivez ce qui se passe concrètement : fatigue, impossibilité de copier, lenteur, perte d’autonomie, difficultés à comprendre les consignes, besoin permanent d’un adulte.
Dans les territoires où un pôle d’appui à la scolarité est déjà déployé, les parents peuvent également le solliciter. Le PAS peut proposer une première réponse et accompagner la famille vers la MDPH lorsque cette réponse reste insuffisante.
Dyslexie : PAP ou PPS ?
Une dyslexie peut relever d’un PAP comme d’un PPS. Le diagnostic ne détermine pas à lui seul le dispositif.
Un enfant dyslexique qui suit sa classe avec des supports adaptés, moins de copie, du temps supplémentaire et éventuellement des outils numériques peut très bien bénéficier d’un PAP.
Le PPS devient pertinent lorsque la dyslexie et les troubles éventuellement associés entraînent des besoins de compensation plus importants : aide humaine, perte importante d’autonomie, matériel spécifique attribué dans le cadre du handicap ou parcours scolaire nécessitant une coordination renforcée.
L’objectif est donc d’évaluer les besoins de l’enfant, pas la gravité supposée du mot dyslexie.
Pour aller plus loin sur l’accompagnement quotidien, vous pouvez lire Comment aider un enfant dyslexique ? guide pratique.
Dysorthographie : PAP ou PPS ?
Une dysorthographie isolée ou associée à une dyslexie relève souvent d’un PAP lorsque les adaptations pédagogiques suffisent.
L’objectif est d’éviter que les difficultés orthographiques empêchent l’élève de montrer ses connaissances dans toutes les matières.
Exemple de PAP pour dyslexie et dysorthographie
Selon les besoins de l’enfant, le PAP peut par exemple prévoir :
- limiter les longues copies manuscrites ;
- fournir certains cours ou supports ;
- laisser davantage de temps lorsque la tâche de lecture ou d’écriture le nécessite ;
- utiliser un ordinateur ou certains outils numériques ;
- adapter la quantité d’écrit demandée ;
- distinguer l’évaluation des connaissances de celle de l’orthographe lorsque l’orthographe n’est pas l’objectif ;
- reformuler ou lire certaines consignes ;
- permettre une relecture avec les outils habituellement utilisés par l’élève lorsque l’exercice l’autorise.
Ces exemples sont à sélectionner selon les besoins. Accumuler vingt adaptations peu utilisées est généralement moins efficace que quelques mesures précises réellement appliquées.
Pour construire une liste adaptée à votre enfant, le guide sur les aménagements scolaires pour les élèves DYS détaille davantage les possibilités.
Dysgraphie et dyspraxie : PAP ou PPS ?
Pour une dysgraphie ou une dyspraxie, le choix dépend beaucoup de l’impact sur l’écriture, la manipulation du matériel et l’autonomie.
Un PAP dysgraphie peut par exemple prévoir de réduire la copie, de fournir certains supports et d’autoriser l’utilisation d’un ordinateur lorsque celui-ci permet réellement à l’enfant de travailler plus efficacement.
Le fait d’utiliser un ordinateur ne signifie donc pas automatiquement qu’un PPS est nécessaire. Un PAP peut organiser son utilisation lorsqu’il s’agit d’une adaptation pédagogique et que l’équipement est déjà disponible.
La question du PPS devient plus forte lorsque les difficultés nécessitent une compensation plus large : aide humaine, matériel spécifique attribué au titre du handicap, difficultés importantes d’autonomie ou besoin d’un accompagnement coordonné.
Autrement dit, ordinateur ne signifie pas automatiquement PPS. C’est la nature du besoin et la manière dont l’équipement doit être obtenu et accompagné qui comptent.
Dyscalculie : PAP ou PPS ?
Un enfant dyscalculique peut bénéficier d’un PAP lorsque les principales difficultés peuvent être compensées par des adaptations pédagogiques.
Il peut s’agir, selon ses besoins, d’une présentation plus lisible des exercices, d’un temps adapté, d’outils de repérage ou de modalités d’évaluation différentes.
Un PPS peut être envisagé lorsque les difficultés sont associées à une situation de handicap nécessitant des compensations plus importantes.
Pour les adaptations et méthodes de travail en mathématiques, notre article Dyscalculie : aider son enfant en maths au quotidien donne des exemples plus concrets.
Dysphasie ou TDL : PAP ou PPS ?
La dysphasie, aujourd’hui souvent désignée comme trouble développemental du langage, TDL, peut avoir des conséquences très différentes d’un enfant à l’autre.
Lorsque l’enfant peut suivre sa scolarité avec des adaptations pédagogiques ciblées, un PAP peut être adapté. Si les difficultés de compréhension ou d’expression orale entraînent une forte perte d’autonomie et nécessitent une compensation plus importante, un PPS peut devenir nécessaire.
Exemple de PAP pour dysphasie ou TDL
Selon le profil de l’enfant, un PAP peut prévoir :
- donner des consignes courtes et explicites ;
- vérifier que la consigne a été comprise ;
- accompagner certaines explications d’un support visuel ;
- laisser davantage de temps pour formuler une réponse ;
- éviter de pénaliser systématiquement une formulation orale difficile lorsque ce n’est pas la compétence évaluée ;
- permettre certaines réponses écrites ou visuelles lorsque cela aide l’enfant ;
- annoncer les changements d’activité et structurer les étapes du travail.
Là encore, le diagnostic ne permet pas à lui seul de décider entre PAP et PPS. Il faut regarder l’autonomie et le niveau de compensation nécessaire pendant la journée scolaire.
TDAH : PAP ou PPS ?
Un enfant avec un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, TDAH, peut bénéficier d’un PAP lorsque ses difficultés scolaires durables nécessitent surtout des adaptations pédagogiques.
Cela peut concerner l’organisation du travail, la présentation des consignes, le temps accordé, la quantité de tâches, l’installation en classe ou les modalités d’évaluation.
Le site officiel Mon Parcours Handicap inclut aujourd’hui explicitement le TDAH parmi les troubles neurodéveloppementaux pouvant relever d’un PAP lorsque les conditions sont réunies.
Le PPS devient à envisager lorsque les besoins dépassent ces adaptations et relèvent d’une compensation du handicap, par exemple lorsqu’une aide humaine est nécessaire.
Le diagnostic TDAH ne conduit donc pas automatiquement vers un PAP ou vers un PPS. Le choix dépend du retentissement scolaire réel.
Peut-on avoir une AESH avec un PAP ?
Le PAP seul ne permet pas d’obtenir une AESH.
L’accompagnant des élèves en situation de handicap, AESH, constitue une aide humaine de compensation. Son attribution relève d’une décision de la CDAPH après évaluation de la situation dans le cadre d’une démarche MDPH.
Si un enfant dispose déjà d’un PAP et qu’un besoin d’AESH apparaît, cela constitue donc un signal pour envisager une demande MDPH et un PPS.
L’AESH n’est cependant pas destinée à faire à la place de l’enfant. Son intervention doit répondre à un besoin de compensation et favoriser autant que possible son autonomie.
Comment demander un PAP ?

La procédure est relativement légère et reste au niveau de l’Éducation nationale.
Commencez par l’école
Contactez l’enseignant ou le directeur à l’école primaire. Au collège ou au lycée, adressez-vous au professeur principal ou au chef d’établissement.
Expliquez les difficultés observées et demandez explicitement si la mise en place d’un PAP est adaptée.
Réunissez les éléments utiles
Préparez les bilans dont vous disposez et quelques exemples concrets de difficultés : lenteur de lecture, fatigue, copie impossible à terminer, orthographe très coûteuse, difficultés d’attention ou besoin d’utiliser un ordinateur.
L’objectif n’est pas de transmettre une pile de documents. Il faut permettre à l’équipe et au médecin de comprendre le retentissement scolaire du trouble.
Le médecin de l’Éducation nationale donne son avis
La mise en place du PAP nécessite un avis médical sur la pertinence du dispositif.
L’équipe pédagogique rédige le PAP
Le directeur ou le chef d’établissement élabore ensuite le PAP avec l’équipe pédagogique en associant la famille et, lorsque cela est utile, les professionnels qui accompagnent l’enfant.
Faites le point chaque année
Le PAP est réévalué régulièrement, en pratique au moins chaque année. Une adaptation qui fonctionnait en CE2 peut être insuffisante à l’entrée au collège.
Pour vérifier les textes ou retrouver les formulaires en vigueur, vous pouvez également consulter le Ministère de l’Éducation nationale.
Comment demander un PPS ?

La démarche PPS passe par la MDPH.
Parlez d’abord des besoins avec l’établissement
Pour une première demande, le directeur ou le chef d’établissement peut réunir une équipe éducative afin d’évaluer les difficultés et les besoins de compensation.
Le GEVA-Sco première demande est alors renseigné par l’équipe éducative. Il décrit la situation scolaire, l’autonomie, les difficultés observées et les aides déjà mises en place.
Le guide officiel consacré au GEVA-Sco explique le rôle de ce document dans les échanges entre l’école et la MDPH.
Déposez le dossier MDPH
La famille transmet ensuite sa demande à la MDPH avec le formulaire prévu, le certificat médical et les pièces utiles.
Selon votre département, le dépôt peut être réalisé en ligne. Le portail MDPH en ligne permet de vérifier les possibilités disponibles.
La MDPH évalue les besoins
L’équipe pluridisciplinaire étudie la situation à partir du dossier et du GEVA-Sco. Elle élabore le projet de PPS.
La CDAPH prend ensuite les décisions concernant les mesures de compensation : AESH, matériel pédagogique adapté, orientation ou autres mesures selon les besoins.
Le PPS est suivi dans le temps
L’enseignant référent devient un interlocuteur central. Il anime l’équipe de suivi de la scolarisation, qui vérifie au moins régulièrement si les mesures prévues correspondent encore aux besoins de l’enfant.
Pour préparer cette étape, notre guide Réussir son Dossier MDPH pour enfant DYS détaille les documents et la manière de décrire le retentissement quotidien.
Quand passer d’un PAP à un PPS ?
Un PAP peut être parfaitement adapté pendant plusieurs années puis devenir insuffisant lorsque les exigences scolaires augmentent.
Plusieurs signaux doivent amener à réévaluer la situation :
- les adaptations prévues sont appliquées mais ne suffisent plus ;
- l’enfant reste très dépendant d’un adulte pour travailler ;
- une AESH semble nécessaire ;
- les besoins matériels ou techniques deviennent plus importants ;
- la fatigue et la perte d’autonomie augmentent malgré les adaptations ;
- une orientation ou un accompagnement spécifique doit être étudié.
Avant de changer de dispositif, vérifiez toutefois un point : le PAP actuel est-il réellement appliqué ?
Un PAP insuffisant et un PAP qui existe uniquement sur le papier sont deux problèmes différents.
Si les mesures sont bien appliquées et restent insuffisantes, la question du PPS et d’un dossier MDPH mérite clairement d’être posée.
Que faire si le PAP n’est pas appliqué ?
Commencez par identifier quelques situations précises : support non transmis, ordinateur refusé alors qu’il est prévu, quantité de copie non adaptée, temps supplémentaire non accordé.
Échangez ensuite avec l’enseignant ou le professeur principal en vous appuyant sur le PAP écrit.
Si le problème concerne plusieurs enseignants ou persiste, demandez au directeur ou au chef d’établissement une réunion pour faire le point et rappeler les adaptations prévues.
L’objectif est de revenir à des faits : ce qui est inscrit, ce qui est appliqué et ce qui ne l’est pas.
Si certaines mesures sont devenues irréalistes ou inefficaces, profitez de cette réunion pour réactualiser le PAP plutôt que de laisser chacun l’interpréter différemment.
FAQ : PAP, PPS, PAI et MDPH
Si vous hésitez encore, partez du quotidien scolaire de votre enfant : qu’est-ce qu’il parvient à faire avec des adaptations pédagogiques, et pour quelles tâches a-t-il besoin d’une véritable compensation ?
Cette distinction permet généralement de savoir si le premier interlocuteur doit être l’équipe pédagogique pour un PAP, le médecin et l’établissement pour un PAI, ou la MDPH pour envisager un PPS.
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