
Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui écrivent “à l’énergie”
Quand on a un trouble DYS (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie…), écrire peut ressembler à un parcours d’obstacles : on sait ce qu’on veut dire, mais les mots se cachent, les accords se rebellent, et la relecture devient un sport de combat. Alors oui, quand un outil comme Antidote annonce des mises à jour gratuites pour toute sa gamme, on tend l’oreille.
Druide (l’éditeur d’Antidote) a publié Antidote 12 v3, avec des améliorations côté reformulation, correction, dictionnaires et intégrations (Word, LibreOffice, web). On fait le point avec un angle DYSCLICK : concret, utile, et sans blabla.
Si tu veux la source officielle, elle est ici : Mises à jour gratuites de la gamme Antidote.
Ce qui change dans Antidote 12 v3 (en clair)
Cette version apporte des retouches partout où on passe du temps quand on rédige : reformuler sans déformer son idée, repérer des erreurs plus finement, enrichir le vocabulaire, et rendre l’outil plus agréable au quotidien.
Et oui, ça touche toute la famille : Antidote 12, Antidote Web et Antidote Mobile. Si tu es du genre à écrire sur ordinateur, relire sur le téléphone, puis corriger un dernier truc dans le navigateur… tu vois l’intérêt.
Reformulation : moins de répétitions, plus fidèle à ton message
La reformulation (avec IA générative) est améliorée, en particulier pour éviter les redites et rester plus proche du sens d’origine dans les modes Réécrire et Raccourcir. Pour beaucoup de personnes DYS, c’est un vrai coup de pouce : on peut produire une phrase “brouillon”, puis la lisser sans repartir de zéro.
Le petit détail qui peut changer l’expérience : un réglage permet de préserver les segments entre guillemets ou en italique. Typiquement, quand tu cites un extrait, un titre d’œuvre, ou une consigne d’un prof, tu n’as pas envie qu’un outil le réinterprète “à sa sauce”.
Exemple vécu : j’écris un mail un peu stressant (tu sais, le mail où tu relis dix fois parce que ton cerveau te dit “il manque un mot”, sans jamais te dire lequel). La reformulation m’aide à rendre le ton plus fluide… mais je veux garder exactement la citation d’un document. Là, ce réglage évite la sueur froide.
Correction : plus fine, plus rapide, plus confortable
La correction reçoit plusieurs améliorations. Une qui m’a fait sourire (dans le bon sens) : la conversion optionnelle en lettres des nombres de zéro à vingt. C’est le genre de détail qu’on ne remarque pas… jusqu’au jour où on doit rendre un devoir, rédiger un compte rendu, et qu’on se demande “c’était en chiffres ou en lettres déjà ?”.
Autre évolution : la Correction Express est active dans davantage de contextes du Web et comprend mieux qu’un point en fin de phrase peut être saisi “dans une seconde”. Dit autrement : elle anticipe mieux ta frappe et évite de te tomber dessus au mauvais moment.
Pour une personne dysorthographique, cette stabilité compte : moins d’interruptions, moins d’allers-retours, donc moins de charge mentale pendant la rédaction.
Dictionnaires et guides : du vocabulaire frais et de meilleures explications
Les dictionnaires se musclent : ajout de 1 500 mots et locutions en français (ex. géonef, taquéria, part des anges) et un gros enrichissement en étymologies, plus des remarques sur des expressions parfois obscures. Ça peut sembler “bonus”, mais pour les DYS, mieux comprendre l’origine des mots aide souvent à mémoriser l’orthographe ou à faire des liens.
Côté anglais, Antidote ajoute 2 350 mots et locutions, ainsi que 25 000 synonymes et des articles de guides. Et en bilingue : des milliers de traductions et des articles supplémentaires. Si tu écris en anglais à l’école, en études sup, ou au travail, c’est du temps gagné (et quelques hésitations en moins).
Intégrations : Word, LibreOffice… et même les examens surveillés
Bonne nouvelle si tu bosses sous Word : l’intégration gagne en synchronisation et en gestion du formatage. En clair : moins de “ça a bougé”, “pourquoi c’est reparti en police 12”, “où est passée ma mise en page”. Pour quelqu’un dyspraxique, limiter les manipulations parasites, c’est un vrai confort.
Le connecteur LibreOffice s’annonce plus stable et se met à jour automatiquement. Pratique dans les établissements où LibreOffice est la norme.
Et point assez marquant : Antidote Web fonctionne désormais avec Safe Exam Browser, un navigateur utilisé en milieu scolaire pour encadrer les conditions d’examen. Quand on pense aménagements et accessibilité, c’est un sujet concret : pouvoir garder ses outils d’aide dans un cadre sécurisé, ça peut faire la différence (à vérifier selon les règles de ton établissement, bien sûr).
Deux nouveautés très “vie réelle” : sécurité et fatigue visuelle
Antidote introduit l’authentification multifacteur. Dit simplement : une couche de sécurité en plus quand on se connecte. C’est rassurant pour les organisations, mais aussi pour toi si tu utilises Antidote Web et que tu veux éviter qu’un compte se balade.
Sur Windows, arrivée du mode sombre. Pour beaucoup de neurodivergents, l’éclairage trop blanc fatigue vite, surtout en fin de journée ou quand on relit un texte long. Le mode sombre n’efface pas les difficultés, mais il peut rendre la session de correction plus supportable.
Enfin, un exécutable dédié ARM64 sur Windows 11 accélère Antidote sur cette architecture. Si tu as un PC récent ARM, tu devrais sentir une meilleure réactivité.
Ce que ça peut apporter aux personnes DYS (et comment en profiter)
Antidote n’est pas une baguette magique, mais c’est un compagnon solide quand on l’utilise avec une stratégie. Avec ces mises à jour, voilà ce qui peut être le plus utile :
1) Écrire d’abord, corriger après : tu poses tes idées sans te censurer, puis tu passes la correction. Ça évite de casser ton fil de pensée toutes les 12 secondes.
2) Reformuler pour clarifier : si une phrase te “sonne faux” sans que tu saches pourquoi, teste une reformulation, puis reprends la main. L’objectif n’est pas de laisser l’outil écrire à ta place, mais de te donner des pistes.
3) Utiliser les guides comme une mini-formation : lire un article de guide quand tu bloques (accord, ponctuation, chiffres en lettres…) est souvent plus efficace qu’une règle abstraite apprise par cœur.
Et si tu n’as jamais testé, tu peux démarrer par un essai : Essayer Antidote gratuitement. L’idée, c’est de voir si l’outil colle à ton quotidien (école, études, boulot, paperasse…).
Comment se mettre à jour sans se prendre la tête
D’après l’annonce, Antidote 12 proposera le téléchargement de la mise à jour automatiquement. Pour Antidote Mobile, l’App Store suivra. Antidote Web est déjà à jour.
Si tu veux aussi comprendre l’univers derrière l’outil (et voir qui fait quoi), tu peux jeter un œil au profil de l’entreprise : Profil de Druide informatique.
À toi : tu utilises Antidote comment ?
Ces mises à jour vont dans le sens d’une rédaction plus fluide, plus confortable, et plus “compatible” avec des usages réels (Word, web, examens, mode sombre…).
Dis-moi en commentaire : tu utilises Antidote pour quoi en priorité — corriger l’orthographe, reformuler, enrichir le vocabulaire, traduire ? Et si tu es DYS, quelle fonctionnalité te soulage le plus au quotidien ?
Partagez :
