Photo IA ou vraie: 3 jeux gratuits pour s’entraîner

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Photo IA ou vraie, pourquoi s’entraîner

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vu passer une image « trop belle pour être vraie »… et où, malgré mon œil “méfiant”, j’ai hésité. Et là, petit moment de solitude : si moi je me fais avoir, qu’en est-il de nos enfants, de nos ados, ou de nos élèves qui scrollent à toute vitesse entre deux devoirs ?

Bonne nouvelle : on peut s’entraîner. Avec des jeux très simples, rapides, et franchement addictifs. Et si tu veux pousser l’aspect justification, pas juste le bon choix, le mode étudiant de ChatGPT : l’IA fait réfléchir donne de bonnes idées de questions à poser.

Voici 3 jeux gratuits repérés sur le web pour apprendre à distinguer une photo réelle d’une image générée par IA. À utiliser en classe, en famille, en atelier, ou même entre deux tâches qui demandent beaucoup de lecture. En famille, si tu veux cadrer le sujet (et éviter les dérives), tu peux aussi t’appuyer sur ChatGPT en famille : contrôle parental, mode d’emploi.

Fake or Real : le plus complet et super motivant

Si tu ne devais en garder qu’un, ce serait celui-là : Fake or Real. Le principe est clair : on te montre deux images (A et B), et tu dois choisir celle qui est réelle. Ce qui marche très bien, c’est le côté “rythmé” : un timer, un score, et plusieurs modes de jeu.

Tu peux régler la difficulté (plus ou moins de temps pour observer) et choisir un thème : portraits, paysages, faune/flore. Et là, mini anecdote : j’étais beaucoup trop confiant sur les portraits… jusqu’à ce que je me fasse piéger par un sourire “parfait” et des yeux étrangement lisses. Résultat : humilité immédiate, et envie de rejouer.

J’aime aussi le fait que l’interface soit simple et sans surcharge : moins de distraction, plus d’attention sur l’observation. Et ça, ça change tout quand on fatigue vite ou qu’on se disperse facilement.

Idée express à tester : en mode “survie”, tout le monde vote A/B (à l’oral, avec des cartons, ou par un outil de vote). Puis on demande : “Qu’est-ce qui t’a mis le doute ?” On travaille la justification, pas juste le résultat.

Reality Check : parfait pour un rituel rapide (et pour l’anglais)

Deuxième option : Reality Check. Ici, on enchaîne une série d’images et on doit repérer celle qui est fausse. C’est en anglais, mais l’usage reste intuitif : on observe, on choisit, on obtient la réponse tout de suite.

Ce que j’apprécie : la mise à jour régulière. Ça évite l’effet “je connais déjà”, et ça colle à la réalité : les IA évoluent, donc notre œil doit rester en forme. On peut zoomer, prendre le temps, et revenir en arrière mentalement : “Pourquoi j’ai cru que c’était vrai ?”

Côté pédagogie, c’est très pratique en rituel : 5 minutes au début d’un cours, juste pour activer le mode détective. Et si tu veux faire une séance EMI en langue étrangère, c’est une base facile : peu de texte, beaucoup d’observation.

A Realme : un quiz court avec bilan de fin

Troisième outil : A Realme. C’est un quiz en français, souvent en 10 questions, avec un résultat final qui te situe (et qui peut donner envie de recommencer pour “faire mieux”).

Le point sympa, c’est justement le bilan : on aime bien voir un score, une sorte de “thermomètre” de discernement. Pour des élèves qui ont besoin de repères concrets, ça peut aider à matérialiser la progression.

En revanche, l’interface est plus chargée (publicités). Si tu l’utilises avec un groupe qui se déconcentre vite, ou avec des élèves sensibles à la surcharge visuelle, je te conseille de privilégier Fake or Real, ou d’encadrer l’activité (plein écran, consigne courte, durée limitée).

Les pièges classiques des images IA (et comment les repérer)

On peut jouer, oui. Mais on peut aussi apprendre quoi regarder. Quand on sait où l’IA trébuche, on gagne du temps et on évite de se faire balader par une image trop séduisante. Pour les contenus écrits, c’est un autre sujet, que je détaille ici : Détecter les textes IA : Mission impossible ? Cette illustration résume bien l’idée : Exemples pour détecter des images générées par IA

Les mains et les détails anatomiques : doigts en trop, angles impossibles, textures bizarres, bijoux qui se fondent dans la peau. Les yeux aussi : reflets identiques, regard trop “verreux”, asymétries étranges.

La cohérence de la lumière : ombres qui partent dans des directions différentes, reflets illogiques, illumination trop uniforme. Un bon exercice est de “dessiner” mentalement la source de lumière : si tu n’y arrives pas, méfiance.

Le texte dans l’image : panneaux, étiquettes, logos, affiches… L’IA produit encore des lettres déformées, des mots presque lisibles mais pas tout à fait. Dès qu’il y a du texte, ça vaut le coup de zoomer.

La perfection suspecte : peau trop lisse, couleurs trop propres, arrière-plans “cinéma”, symétries étranges. La réalité a du grain, des micro-défauts, des irrégularités.

Le contexte et l’origine : quand c’est possible, on remonte à la source. Une image partagée sans auteur, sans lieu, sans date, avec une légende trop émotionnelle, c’est souvent un signal d’alerte. Et si tu as un doute, tu peux aussi penser “recherche inversée” pour vérifier si l’image circule ailleurs avec une autre histoire.

on joue, on apprend, et on échange

Ces trois jeux transforment une compétence un peu abstraite (“distinguer le vrai du faux”) en entraînement concret et ludique. Et c’est exactement ce qu’on aime sur DYSCLICK : des outils qui donnent confiance, sans culpabiliser quand on se trompe.

Si tu testes Fake or Real, Reality Check ou A Realme, viens me dire lequel t’a le plus piégé… et sur quel détail tu t’es fait avoir. On apprend beaucoup en comparant nos “erreurs” (et ça dédramatise à fond).

Si tu veux aller plus loin côté usages IA utiles pour l’apprentissage, tu peux aussi regarder ce comparatif 2025 : 6 outils d’IA pour aider les DYS.

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