
Un exploit qui parle aux cerveaux DYS
Traverser la Manche en volant… Rien que d’écrire la phrase, j’ai l’impression d’avoir oublié mon cerveau dans le tiroir des chaussettes. Et pourtant, Franky Zapata l’a fait. Dans le portrait publié par Le Parisien, on apprend un détail qui résonne fort chez beaucoup d’entre nous : Zapata est dyslexique (et daltonien), il a quitté l’école à 16 ans, et il s’est construit un chemin à sa façon.
Quand on vit avec un trouble DYS, on connaît ce scénario : à l’école, tu peux te sentir “lent”, “à côté”, “pas scolaire”. Et à côté de ça, ton cerveau a des éclairs d’ingéniosité dans des endroits inattendus. Un jour tu répares un truc “juste pour voir”, et là… tu sens que tu respires. Ce genre d’histoire, ça ne gomme pas les difficultés, mais ça rappelle un point simple : on peut avoir une scolarité en zigzag et une trajectoire brillante.
Dyslexie : quand l’école coince, le cerveau s’invente un chemin
Dans le texte, il y a une image que j’adore : enfant, Zapata démonte tous ses cadeaux pour comprendre le mécanisme. Franchement… qui n’a pas déjà “réparé” une télécommande et fini avec deux vis en trop ? (Moi, je les garde dans une petite boîte, au cas où l’univers décide de rendre les vis compatibles un jour.)
Ce goût du concret, des essais, des prototypes, c’est une façon d’apprendre. Et c’est souvent là que les profils DYS s’accrochent : quand ça touche le réel, quand on peut manipuler, tester, recommencer. Le souci, c’est que l’école demande souvent l’inverse : beaucoup de lecture, d’écriture, de copie, de vitesse, et des consignes longues qui ressemblent à un labyrinthe.
Le portrait parle aussi d’un rythme de travail énorme (jusqu’à seize heures par jour) et d’un tempérament “hyperactif”. Sans mettre une étiquette médicale sur une personne qu’on ne connaît pas, on peut quand même noter quelque chose : chez beaucoup de neurodivergents, l’énergie et l’attention fonctionnent en mode “spotlight”. Difficile sur les tâches imposées, redoutable sur un projet qui passionne.
Le numérique, ce n’est pas de la triche : c’est une rampe de lancement
Chez DYSCLICK, on répète souvent que les outils numériques ne “font pas à la place de”. Ils changent le terrain de jeu. Ils réduisent la friction. Et quand tu enlèves la friction (lecture laborieuse, orthographe qui prend toute la bande passante, organisation qui s’écroule), tu libères de la place pour l’idée, l’analyse, la créativité.
Dans l’histoire de Zapata, on parle d’invention, de prototypes, de tests, de vidéos, de démonstrations… C’est un univers où l’image, le geste, la simulation et le feedback rapide comptent beaucoup. Bref : un univers où un cerveau qui pense en 3D peut respirer.
Si tu veux creuser l’angle “innovation et avenir de la planche volante”, ce lien donne une autre perspective : quel avenir pour le Flyboard. Et pour la démonstration du 14 juillet, qui a marqué beaucoup de monde : les images du Flyboard Air.
Petite boîte à outils DYS (concrète, rapide, sans blabla)
Si tu es dyslexique (ou parent, prof, étudiant), voilà une mini check-list d’outils numériques qui font souvent une vraie différence. Je te conseille de les voir comme un cockpit : pas besoin de tout activer, juste ce qui t’aide aujourd’hui.
1) Synthèse vocale (texte → voix)
Lire un long bloc de texte peut vite devenir un marathon. La lecture par la voix, elle, permet de suivre le sens sans s’épuiser sur le décodage. Astuce simple : écouter en accéléré léger (1.1x ou 1.2x) peut aider à rester concentré.
2) Dictée vocale (voix → texte)
Quand l’orthographe devient un péage permanent, la dictée vocale permet de sortir les idées d’abord. Ensuite, on corrige. Ça réduit ce moment où tu as une super phrase en tête… et elle s’évapore parce que tu cherches comment écrire “éblouissant”.
3) Correcteur + reformulation
Un correcteur orthographique et grammatical, c’est comme un copilote. Il ne conduit pas, mais il évite de rater la sortie. Bonus : les outils de reformulation aident à simplifier une phrase trop lourde, ou à varier le vocabulaire quand on tourne en rond.
4) Prise de notes visuelle
Carte mentale, schéma, tableau, couleurs sobres : pour les profils qui pensent en images, c’est souvent plus fluide qu’une page A4 pleine de lignes. Et ça se partage facilement.
5) Gestion de tâches “anti-oubli”
Un agenda numérique + rappels, ou une appli de to-do avec cases à cocher. Ça paraît basique, mais le gain d’énergie est énorme quand on arrête de tout “tenir dans la tête”.
Un exemple tout simple : sauver une lecture sans y passer la soirée
Scène vécue (et si tu es DYS, tu vas la reconnaître) : un article à lire pour demain, une consigne de deux lignes qui cache un mini roman, et toi qui relis la même phrase quatre fois. Le passage qui change tout, c’est quand tu passes en mode hybride : tu écoutes le texte avec une synthèse vocale tout en suivant visuellement. Tu stabilises l’attention, tu récupères le fil, et tu peux enfin répondre à la question au lieu de “te battre avec les lettres”.
Le soir où j’ai adopté ce système, j’ai eu un sentiment très étrange : celui d’être… normal. Pas “moins”, pas “en retard”, juste en train d’apprendre avec la bonne interface. Comme si j’avais arrêté de lire avec une loupe cassée.
Ce que l’histoire de Zapata peut inspirer à l’école (sans mythe du héros)
Attention, on ne va pas vendre du rêve version “si tu veux, tu peux”. La dyslexie, c’est réel. La fatigue aussi. Les injustices scolaires aussi. Mais l’histoire de Zapata rappelle plusieurs leviers utiles :
Donner le droit d’apprendre autrement : audio, vidéo, schémas, démonstrations, projets concrets. Un élève DYS peut montrer sa compréhension sans être puni par la forme.
Valoriser les parcours non linéaires : certains avancent par bonds. D’autres ont besoin de temps. Ce n’est pas un défaut moral, c’est un fonctionnement.
Mettre les outils dans les mains tôt : quand un enfant découvre la dictée vocale ou la lecture audio, il gagne en autonomie. Et l’autonomie, ça change le regard sur soi.
Conclusion : et si on arrêtait de confondre “difficulté” et “incapacité” ?
Franky Zapata n’est pas “un modèle DYS” à mettre sur une affiche. C’est une personne avec un parcours, des obstacles, une ténacité, et une façon très personnelle d’apprendre et de créer. Ce qui nous intéresse, nous, chez DYSCLICK, c’est le message implicite : un cerveau qui galère avec l’écrit peut être brillant ailleurs… et peut aussi s’appuyer sur le numérique pour reprendre la main.
Et toi, c’est quoi ton outil “cockpit” préféré quand la lecture ou l’écriture devient trop lourde ? Tu as déjà vécu ce moment où une appli t’a rendu la vie plus simple (ou au contraire, t’a donné envie de jeter l’ordinateur par la fenêtre) ? Raconte en commentaire : on compile vos retours, ça aide toute la communauté.
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