
Un enfant DYS peut connaître parfaitement sa leçon et pourtant être pénalisé parce qu’il lit lentement, copie difficilement, fatigue lorsqu’il écrit ou se perd dans la présentation d’un exercice.
Les aménagements scolaires DYS servent à compenser ces difficultés afin que l’élève puisse accéder aux apprentissages et montrer ce qu’il sait réellement.
Dyslexie, dysorthographie, dysgraphie, dyspraxie, dyscalculie, trouble développemental du langage (TDL) ou TDAH : il n’existe cependant pas une liste d’aménagements valable pour tous.
La question essentielle est donc :
Qu’est-ce qui empêche concrètement mon enfant d’apprendre, de travailler ou de montrer ses compétences ?
Pour mieux comprendre les différents troubles, consultez également notre guide des troubles DYS : dyslexie, dyspraxie, dysphasie….
Quels aménagements scolaires pour un élève DYS ?
Un aménagement modifie la manière d’accéder au cours, de réaliser une activité ou de répondre à une évaluation sans diminuer inutilement la compétence attendue.
Un principe permet de choisir les adaptations les plus pertinentes :
compenser la difficulté sans modifier la compétence que l’on cherche à évaluer.
Par exemple, lors d’un contrôle d’histoire, pénaliser fortement l’orthographe d’un élève dysorthographique peut masquer ses connaissances historiques.
En revanche, lors d’un exercice évaluant précisément l’orthographe, l’utilisation d’un correcteur ou la non-prise en compte des erreurs n’aurait pas le même sens.
Les adaptations doivent donc être choisies selon les difficultés de l’élève, la matière et l’objectif pédagogique, et non uniquement selon son diagnostic.
Le PAP prévoit justement des adaptations pédagogiques pour les élèves présentant des troubles durables des apprentissages. Le PPS organise, pour les élèves reconnus en situation de handicap, les adaptations et compensations décidées dans le cadre de la MDPH.
Aménagements scolaires DYS : partir des difficultés, pas du diagnostic
Avant de demander une longue liste de mesures, identifiez les situations qui posent réellement problème.
| Difficulté observée | Aménagements à envisager |
|---|---|
| Lecture lente ou fatigante | document aéré, consigne lue, stylo lecteur, synthèse vocale, support numérique, temps adapté |
| Copie très lente | réduction de la copie, cours imprimé ou numérique, photographie ou transmission du support |
| Écriture lente, fatigante ou illisible | réduction de l’écrit, ordinateur, dictée vocale, réponses adaptées |
| Orthographe très coûteuse | distinction fond/orthographe, correcteur selon l’objectif, limitation de la copie |
| Difficultés d’organisation | consignes fractionnées, étapes visibles, checklist, repères dans l’ENT |
| Difficultés attentionnelles | environnement moins distracteur, consignes courtes, pauses, fractionnement du travail |
| Difficultés visuospatiales | documents aérés, repères visuels, présentation simplifiée |
| Difficultés en mathématiques | présentation structurée, quadrillage, outils ou mémos selon l’objectif |
| Manque d’autonomie important | aide humaine, AESH si elle est notifiée, accompagnement à l’utilisation des outils |
L’objectif n’est pas d’utiliser toutes ces adaptations mais de sélectionner celles qui changent réellement le quotidien de l’élève.
Qui décide des aménagements scolaires et qui les écrit ?
Les parents et les professionnels qui suivent l’enfant peuvent proposer des aménagements à partir des difficultés observées. Par exemple, un orthophoniste peut recommander une synthèse vocale, ou un ergothérapeute l’utilisation d’un ordinateur. Ces recommandations sont utiles, mais ne s’appliquent pas automatiquement à l’école.
Dans un PAP, les aménagements sont élaborés par le directeur ou le chef d’établissement avec l’équipe éducative, en associant la famille. Ils sont ensuite mis en œuvre par les enseignants et réévalués régulièrement.
Dans un PPS, la famille dépose une demande auprès de la MDPH. L’école décrit notamment les besoins dans le GEVA-Sco, puis la MDPH évalue la situation et la CDAPH décide des compensations nécessaires, comme une AESH ou certains matériels. L’enseignant référent participe ensuite au suivi du PPS.
Le plus utile pour les parents est donc d’arriver avec quelques difficultés concrètes et des solutions précises :
- « Il perd le fil du cours lorsqu’il doit copier » → fournir le cours imprimé ou numérique.
- Il comprend les textes mais lit très lentement » → envisager synthèse vocale ou stylo lecteur.
Pour les examens nationaux, la procédure est encore différente : les aménagements utilisés pendant l’année permettent de justifier les besoins, mais c’est l’autorité compétente qui décide précisément des mesures accordées pour l’examen.
Aménagements scolaires pour dyslexie et dysorthographie

Pour un enfant dyslexique ou dysorthographique, la lecture, la copie et l’orthographe peuvent mobiliser une grande partie de l’attention disponible.
Faciliter la lecture des consignes et des documents en classe
Selon les besoins, on peut notamment :
- aérer les documents ;
- augmenter raisonnablement l’interligne ou la taille des caractères ;
- séparer clairement les questions ;
- éviter les pages inutilement chargées ;
- lire ou reformuler une consigne lorsque la lecture n’est pas la compétence évaluée ;
- fournir le document en version numérique ;
- utiliser une synthèse vocale ;
- laisser davantage de temps lorsque la lecture ralentit fortement le travail.
Il n’existe pas une police « dyslexie » qui conviendrait automatiquement à tous. La lisibilité, l’espacement et les préférences réelles de l’élève sont plus importants.
Stylo lecteur ou synthèse vocale : que choisir ?
Le stylo lecteur peut être utile lorsqu’un enfant comprend correctement un texte mais que son décodage reste très lent ou fatigant.
Il permet de scanner une ligne ou un passage imprimé puis de l’écouter. Il peut donc faciliter l’accès à une consigne, un manuel ou un document papier lorsque le fichier numérique n’est pas disponible.
Pour les textes longs, un document numérique associé à une synthèse vocale est généralement plus pratique : l’élève n’a pas besoin de scanner chaque ligne.
Pour approfondir, consultez notre comparatif des stylos lecteurs pour dyslexiques.
Réduire la copie en classe
Recopier plusieurs lignes au tableau peut demander beaucoup de temps à un élève dyslexique ou dysorthographique.
On peut prévoir :
- cours imprimé ou numérique ;
- trame de cours à compléter ;
- réduction de la quantité de copie ;
- réponses directement sur le document ;
- récupération du support de l’enseignant.
Réduire la copie ne signifie pas supprimer l’écriture. Il s’agit d’éviter que la copie mécanique absorbe l’énergie nécessaire pour comprendre et apprendre.
Adapter la rédaction et les réponses écrites
Lorsque l’enfant connaît sa réponse mais peine à l’écrire :
- ordinateur ;
- correcteur orthographique lorsque cela est pertinent ;
- dictée vocale ;
- prédiction de mots ;
- réponses plus courtes ;
- temps adapté
peuvent permettre de mieux dissocier les connaissances du coût de l’écriture.
Aménagements scolaires pour dysgraphie et dyspraxie
Pour un élève dysgraphique ou dyspraxique, écrire, tracer, découper, manipuler ou organiser l’espace sur une feuille peut demander un effort considérable.
Les aménagements les plus utiles sont souvent :
- limitation de la copie ;
- cours imprimés ou numériques ;
- réponses directement sur le sujet ;
- textes à trous ;
- temps supplémentaire lorsque nécessaire ;
- matériel ergonomique ;
- installation adaptée sur la table ;
- ordinateur lorsque l’écriture manuscrite devient trop coûteuse.
En géométrie, on peut également prévoir selon l’objectif :
- repères visuels ;
- papier adapté ;
- figures partiellement préparées ;
- logiciel de géométrie ;
- limitation de la précision graphique lorsqu’elle n’est pas la compétence évaluée.
Quand passer à l’ordinateur ?
L’ordinateur est particulièrement intéressant lorsque le coût de l’écriture manuscrite devient supérieur à celui de la frappe.
Mais il faut anticiper son apprentissage : un enfant qui cherche encore chaque lettre au clavier peut simplement remplacer une difficulté par une autre.
Consultez notre guide Enfant DYS : quand passer au clavier en classe ? ainsi que notre comparatif des ordinateurs pour enfant DYS.
Aménagements scolaires pour dysgraphie et dyspraxie
Pour un élève dysgraphique ou dyspraxique, écrire, tracer, découper, manipuler ou organiser l’espace sur une feuille peut demander un effort considérable.
Les aménagements les plus utiles sont souvent :
- limitation de la copie ;
- cours imprimés ou numériques ;
- réponses directement sur le sujet ;
- textes à trous ;
- temps supplémentaire lorsque nécessaire ;
- matériel ergonomique ;
- installation adaptée sur la table ;
- ordinateur lorsque l’écriture manuscrite devient trop coûteuse.
En géométrie, on peut également prévoir selon l’objectif :
- repères visuels ;
- papier adapté ;
- figures partiellement préparées ;
- logiciel de géométrie ;
- limitation de la précision graphique lorsqu’elle n’est pas la compétence évaluée.
Quand passer à l’ordinateur ?
L’ordinateur est particulièrement intéressant lorsque le coût de l’écriture manuscrite devient supérieur à celui de la frappe.
Mais il faut anticiper son apprentissage : un enfant qui cherche encore chaque lettre au clavier peut simplement remplacer une difficulté par une autre.
Consultez notre guide Enfant DYS : quand passer au clavier en classe ? ainsi que notre comparatif des ordinateurs pour enfant DYS.
Aménagements scolaires pour dyscalculie
La dyscalculie ne signifie pas simplement « être mauvais en maths ». Les difficultés peuvent concerner le sens du nombre, la mémorisation des faits numériques, les procédures de calcul, le positionnement spatial ou la compréhension des problèmes.
On peut notamment utiliser :
- quadrillage pour aligner les calculs ;
- colonnes clairement séparées ;
- repères visuels pour unités, dizaines et centaines ;
- procédures présentées étape par étape ;
- frise numérique ;
- tables de multiplication ;
- mémo de formules ;
- tableau de conversion ;
- calculatrice lorsque l’objectif pédagogique le permet.
Pour les problèmes, il peut être utile de séparer les informations, mettre en évidence les données importantes, autoriser un schéma et distinguer la compréhension du problème de l’exécution du calcul.
Là encore, un outil ne doit pas donner directement la compétence que l’on cherche précisément à évaluer.
Aménagements scolaires pour dysphasie ou TDL
Le trouble développemental du langage peut affecter la compréhension et/ou l’expression orale.
Une consigne longue donnée uniquement oralement peut alors être particulièrement difficile à traiter.
Les adaptations peuvent comprendre :
- phrases courtes ;
- une consigne à la fois ;
- reformulation ;
- consigne écrite associée à l’oral ;
- supports visuels ;
- vérification de la compréhension ;
- temps supplémentaire pour formuler une réponse ;
- préparation d’une prise de parole ;
- limitation des doubles tâches, comme écouter tout en prenant beaucoup de notes.
Lors d’une évaluation orale, il faut également distinguer les connaissances de l’élève des difficultés directement liées au langage.
Aménagements scolaires pour TDAH

Les aménagements scolaires pour TDAH doivent principalement agir sur l’attention, l’entrée dans la tâche, l’organisation et la gestion du temps.
Réduire les distractions en classe
Selon l’enfant :
- choisir un placement limitant les distractions ;
- garder uniquement le matériel nécessaire sur la table ;
- éviter certaines zones de passage ;
- proposer ponctuellement un environnement plus calme.
Placer systématiquement un enfant TDAH seul au premier rang n’est pas une solution universelle. Il faut tester ce qui améliore réellement son fonctionnement.
Fractionner les consignes
Une consigne comportant cinq étapes peut être comprise mais partiellement oubliée avant même que l’élève ne commence.
On peut :
- donner une étape à la fois ;
- numéroter les actions ;
- associer l’écrit et l’oral ;
- demander à l’élève de reformuler ;
- utiliser une courte checklist.
Aider l’élève TDAH à commencer son travail
Certains enfants savent réaliser l’exercice mais restent bloqués au démarrage.
Une aide très courte peut alors consister à :
- ouvrir le bon document ;
- repérer la première question ;
- commencer la première action.
L’objectif est ensuite de réduire progressivement cette aide.
Adapter le temps et les pauses
Donner davantage de temps n’est pas toujours suffisant pour un TDAH. Une épreuve plus longue peut aussi augmenter la fatigue et les distractions.
Selon le profil, on peut préférer :
- travail fractionné ;
- repère temporel visuel ;
- rappel du temps restant ;
- pauses ;
- réduction d’exercices répétitifs évaluant la même compétence.
Ces aménagements peuvent être inscrits dans un PAP. Lorsque le TDAH entraîne une situation de handicap nécessitant des compensations telles qu’une aide humaine, un PPS peut être nécessaire. Le PAP concerne bien aujourd’hui les troubles des apprentissages et troubles neurodéveloppementaux tels que les DYS et le TDAH lorsqu’ils ne relèvent pas d’un PPS.
AESH pour un élève DYS ou TDAH : dans quels cas ?
Les adaptations pédagogiques ou les outils numériques ne suffisent pas toujours.
Certains élèves ont besoin d’une aide humaine pour accéder aux activités scolaires ou développer progressivement leur autonomie.
Selon les besoins prévus dans le PPS, une AESH peut notamment accompagner l’élève pour :
- organiser et installer son matériel ;
- accéder à certaines activités ;
- utiliser ses outils de compensation ;
- manipuler du matériel ;
- se repérer dans son travail ;
- faciliter certains actes de la vie scolaire.
L’AESH n’a pas vocation à faire l’exercice à la place de l’enfant. Sa mission est notamment de favoriser son autonomie et son accès à la scolarité.
Une AESH ne s’obtient pas avec un simple PAP. L’aide humaine individuelle ou mutualisée relève d’une décision de la CDAPH dans le cadre du PPS.
Pour mieux comprendre le rôle des différents professionnels, consultez également Troubles DYS : qui peut aider votre enfant ?.
Quels aménagements pour les évaluations en classe ?
Une évaluation aménagée doit permettre de mieux mesurer les compétences de l’élève, sans simplement rendre l’exercice plus facile.
Les adaptations peuvent concerner :
- le temps : temps supplémentaire ou travail fractionné ;
- la quantité d’écrit : moins de copie, réponses courtes ;
- le support : document aéré ou numérique ;
- la lecture : consigne lue ou reformulée ;
- la réponse : ordinateur, oral, QCM lorsque cela reste pertinent ;
- l’environnement : placement plus adapté ;
- les outils : synthèse vocale, correcteur ou logiciels selon l’objectif.
Mais il faut distinguer ces évaluations organisées par l’établissement des examens nationaux, qui disposent de leurs propres règles.
Quels aménagements peut-on demander au Brevet ou au Bac ?
Les aménagements utilisés pendant l’année permettent de documenter les besoins de l’élève, mais un examen national possède sa propre procédure et sa propre nomenclature.
Depuis la circulaire du 17 juillet 2025 publiée au Bulletin officiel du 21 août 2025, de nouveaux formulaires nationaux recensent précisément les aménagements pouvant être sollicités pour le DNB, le CFG, les baccalauréats et différents examens professionnels.
Les principales catégories sont les suivantes :
| Besoin | Exemples d’aménagements d’examen |
| Lenteur importante | tiers-temps ou autre majoration accordée |
| Besoin de pauses | pause avec ou sans compensation du temps selon la décision |
| Forte distractibilité | salle à faible effectif, exceptionnellement salle individuelle |
| Dysgraphie ou dyspraxie | ordinateur ou tablette personnel ou fourni par le centre |
| Logiciels de compensation | logiciels spécifiques autorisés hors connexion |
| Difficultés de lecture | secrétaire lecteur |
| Difficultés d’écriture | secrétaire scripteur |
| Consignes complexes | reformulation ou séquençage par un assistant si accordé |
| Besoin d’aide humaine | assistance prévue par la décision, dont AESH dans la nomenclature |
| Accès difficile au support | PDF, caractères agrandis, A3 ou autre mise en forme |
| Dysorthographie | non-prise en compte de la qualité rédactionnelle dont l’orthographe si accordée |
| Trouble du langage écrit au DNB | dictée aménagée |
| Fatigabilité importante | possibilités d’étalement des épreuves selon la situation |
Le formulaire officiel distingue ainsi le temps, les pauses, les locaux, les aides techniques, la mise en forme des sujets, les aides humaines, les adaptations d’épreuves et certaines dispenses.
Tous ces aménagements ne sont évidemment pas accordés automatiquement. Ils doivent correspondre aux difficultés du candidat et faire l’objet d’une décision.
Pour le détail, consultez :
- Aménagements DYS au Brevet : ordinateur, tiers-temps, scribe ;
- Aménagements Bac DYS/TDAH : guide complet 2026 ;
- Passer le Brevet sur PC ou iPad quand on est DYS ;
- Bac sur PC ou iPad : guide pratique pour élèves DYS.
Ordinateur en classe pour un élève DYS : PAP ou PPS ?
Un ordinateur peut être utilisé dans le cadre d’un PAP. Un PPS n’est donc pas systématiquement nécessaire pour qu’un élève utilise son propre ordinateur comme adaptation pédagogique.
Depuis 2025, ce matériel peut être attribué :
- en compensation d’une situation de handicap, sur décision de la CDAPH ;
- ou comme outil d’accessibilité sur proposition d’un pôle d’appui à la scolarité (PAS).
Pour préparer correctement l’utilisation de l’outil, consultez Utilisation d’un PC en cours pour les DYS et Clavier et souris pour enfant DYS et TDAH en classe.
PAP, PPS et MDPH : comment formaliser les aménagements ?
Le PAP formalise des adaptations pédagogiques durables pour des troubles des apprentissages, dont les DYS et le TDAH, lorsqu’un PPS n’est pas nécessaire.
Le PPS concerne les élèves reconnus en situation de handicap et organise les adaptations et compensations décidées après évaluation par la MDPH/CDAPH.
Le PAI concerne principalement les besoins liés à un trouble de santé nécessitant des adaptations particulières.
Les examens nationaux disposent d’une procédure spécifique : les aménagements utilisés pendant l’année sont importants, mais ne valent pas automatiquement autorisation pour l’examen.
Pour savoir précisément quel dispositif demander, consultez notre guide PAP ou PPS : comment choisir le bon dispositif pour un élève DYS.
Si un dossier MDPH devient nécessaire, consultez aussi Réussir son dossier MDPH pour enfant DYS.
Comment faire appliquer les aménagements scolaires ?
Obtenir un PAP ou un PPS ne garantit pas toujours que les aménagements seront appliqués correctement. Certains peuvent être oubliés, mal compris ou suivis seulement par quelques enseignants.
La première règle est de formaliser des mesures suffisamment précises.
Évitez : « Adapter le travail aux difficultés de l’élève. »
Préférez :« Fournir le cours imprimé ou numérique plutôt que demander sa copie intégrale. »
Que faire si un aménagement n’est pas appliqué ?
Commencez par vérifier qu’il est bien écrit dans le PAP ou le PPS. Une recommandation présente uniquement dans un bilan d’orthophonie ou d’ergothérapie n’est pas automatiquement un aménagement scolaire.
Ensuite, partez de faits concrets :
« Le PAP prévoit la fourniture du cours, mais mon enfant doit encore recopier intégralement les cours de français et de SVT. »
Puis procédez progressivement :
- en parler avec l’enseignant concerné ou le professeur principal ;
- si le problème se répète, envoyer un message écrit rappelant l’aménagement prévu ;
- si rien ne change, demander un échange avec le directeur ou le chef d’établissement.
Dans le cadre d’un PPS, l’enseignant référent et l’équipe de suivi de la scolarisation (ESS) peuvent également intervenir pour faire le point sur sa mise en œuvre.
Si malgré ces démarches les adaptations importantes ne sont toujours pas respectées, formalisez votre demande par écrit en indiquant les aménagements concernés, quelques exemples de non-application et leurs conséquences pour l’enfant. Un recours au médiateur académique, voire au Défenseur des droits dans certaines situations liées au handicap, peut ensuite être envisagé.
L’objectif n’est pas d’accumuler les démarches, mais d’obtenir que les quelques aménagements réellement indispensables soient compris, suivis et réévalués régulièrement.
FAQ sur les aménagements scolaires DYS
Quels sont les principaux aménagements pour un enfant dyslexique ?
Réduction de la copie, documents aérés, consignes accessibles, temps adapté, supports numériques, synthèse vocale, stylo lecteur et ordinateur font partie des possibilités. Leur pertinence dépend des difficultés réelles de l’enfant.
Un PAP donne-t-il automatiquement droit au tiers-temps ?
Non. Le PAP peut prévoir un temps adapté pendant la scolarité, mais les examens officiels disposent d’une procédure spécifique.
Peut-on avoir un ordinateur avec un PAP ?
Oui. L’utilisation pédagogique d’un ordinateur peut être prévue dans un PAP. L’attribution d’un matériel pédagogique adapté par l’Éducation nationale relève toutefois de circuits spécifiques, notamment CDAPH ou PAS.
Quels aménagements scolaires pour un enfant TDAH ?
Consignes fractionnées, réduction des distractions, aide au démarrage, organisation visuelle, pauses, repères temporels et adaptation des évaluations sont fréquemment utiles. Leur efficacité doit être évaluée individuellement.
Quels aménagements demander pour une dysgraphie ?
Réduire la copie, permettre de répondre directement sur le sujet, fournir les cours, adapter le temps et préparer l’utilisation de l’ordinateur lorsque l’écriture devient trop coûteuse.
Une AESH est-elle possible avec un PAP ?
Non pour une AESH notifiée au titre du handicap : l’aide humaine relève d’une décision de la CDAPH et du PPS.
Les aménagements utilisés en classe sont-ils automatiquement autorisés aux examens ?
Non. Les examens disposent d’une procédure et d’une nomenclature spécifiques. Il faut donc anticiper la demande, notamment pour le tiers-temps, l’ordinateur, les logiciels et les aides humaines.
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Bonjour,
mon fils de 13 ans viens de rentrer en 5ème.
IL est porteur de TSA et multi-dys (dyspraxique, dysorthographique et dyslexique).
Il y a 2 ans nous avons eu la notification MDPH pour un MPA, il a suivi des séances d’ergothérapie pour l’apprentissage de l’ordinateur.
A ce jour, il ne veut pas utiliser l’ordinateur en classe, nous nous sommes rendu compte en fait qu’il n’arrivait pas à taper à l’ordinateur tout en restant concentré.
Pour son année de 6ème il prenait tous ses cours à l’écrit puis il a un AESH.
Nous convenons avec se professeurs qu’il serait vraiment important voir vital qu’il puisse utiliser l’ordinateur.
Nous avons rencontré des élèves avec IPAD et notre fils se sentirai plus à l’aise avec cet outil.
Nous faisons des recherches pour faire le meilleur choix, cette semaine je dois rencontrer ses professeurs et éventuellement voir avec eux se qu’ils en pense.
Sachant qu’il est dans un établissement où l’équipe pédagogique s’adapte et fait tout le nécessaires pour les aider (cours sur clés usb, aide à la prise en main du MPA…)
Pouvez-vous nous donner des conseils ?
Nous vous remercions par avance et restons à votre écoute.
Cordialement.
Bonjour,
Oui, l’iPad me semble être une très bonne piste dans votre situation. Il est plus léger, très ergonomique et souvent mieux accepté par les adolescents qu’un ordinateur portable.
Pour le collège, inutile de partir sur un modèle très haut de gamme : l’iPad 11 avec puce A16 est largement suffisant pour commencer. Je conseille par contre de l’accompagner d’un vrai clavier externe. Pour travailler en classe, l’ensemble iPad + clavier est beaucoup plus adapté que le clavier affiché à l’écran. J’ai détaillé le matériel utile dans mon article sur [les accessoires indispensables pour un iPad en classe](https://dysclick.fr/ipad-en-classe-le-materiel-indispensable-coque-clavier/).
Mais le point le plus important reste l’autonomie. Votre fils doit progressivement maîtriser son iPad, son clavier et les quelques applications qu’il utilisera quotidiennement, afin que manipuler l’outil ne lui demande presque plus d’attention. Pour les cours, Notability peut notamment servir d’application centrale pour récupérer les documents des enseignants, les classer par matière, les compléter et les annoter. Vous trouverez les principales applications dans [notre sélection d’applications iPad pour les élèves DYS et TND](https://dysclick.fr/applications-ipad-dys-ecole/).
Pour le clavier, il faut aussi continuer l’apprentissage. L’objectif est qu’à terme la frappe devienne suffisamment automatique et au moins aussi efficace que son écriture manuscrite. Cela peut se travailler avec l’ergothérapeute, lors de stages spécifiques de dactylographie ou régulièrement à la maison. Nous avons d’ailleurs développé [ClaviGo](https://dysclick.fr/clavigo/), un outil gratuit pour apprendre progressivement à taper au clavier et mesurer sa vitesse et sa précision.
Et si, malgré cet apprentissage, écouter le professeur et taper simultanément reste trop difficile, il existe une autre piste : ne plus lui demander de prendre l’intégralité du cours au clavier. Avec l’accord de l’établissement et des enseignants, un enregistrement audio puis une transcription peuvent permettre de récupérer le contenu du cours autrement. On peut aussi partir des documents transmis par les professeurs et lui demander seulement de les compléter.
Pour votre réunion, je discuterais donc surtout de l’organisation concrète : quels cours seront fournis numériquement, ce qu’il devra réellement prendre en note lui-même, quelles applications seront utilisées et comment l’AESH pourra l’aider au début. Comme il bénéficie déjà d’un matériel pédagogique adapté via la MDPH, je verrais également avec l’enseignant référent comment intégrer proprement l’iPad à son PPS et au matériel déjà accordé.