
À retenir en 30 secondes
- Ce n’est pas automatique : l’ordinateur ou l’iPad se demande via une demande d’aménagement (aide technique).
- Cohérence obligatoire : l’outil doit être déjà utilisé en classe (sinon la demande est fragilisée).
- Session de test : elle sert à valider impression, sauvegarde, logiciels autorisés et procédure du centre.
- Jour J = mode avion : Wi-Fi, 4G, souvent Bluetooth coupé. Prévois hub USB + souris/clavier filaires.
- Copie remise encadrée : le plus fréquent est impression sous surveillance (parfois + sauvegarde sur support officiel).
- Plan B : sauvegarde régulière, chargeur branché, procédure claire si panne (lever la main, PC de secours possible).
- Pourquoi l’ordinateur aide vraiment les élèves DYS
- Obtenir l’Autorisation : Procédure et Conditions
- Session de Test du Session de test, ce qui est vérifié avant l’examen
- Logiciels souvent utilisés au Bac, traitement de texte, dictée, maths
- Checklist Bac sur ordinateur, la préparation en 7 points
- Matériel Autorisé et Interdit, Logiciels Acceptés ou Non
- Parer aux Imprévus : Mode d’Emploi
- FAQ – Questions Fréquentes sur l’Usage du Numérique au Bac
Utiliser un ordinateur ou une tablette iPad pour composer ses épreuves du Bac peut être un vrai levier pour les lycéens DYS. Fini les copies illisibles, les ratures interminables et la crampe au poignet ; place au clavier et aux outils numériques familiers ! Mais attention, passer le Bac sur ordinateur ne s’improvise pas : il faut une autorisation préalable, respecter un cadre technique strict, et bien préparer l’élève à cette configuration. Ce guide pratique à destination des parents et des élèves DYS détaille les conditions à remplir, le déroulement de la session de test avant examen, les astuces pour être fin prêt le jour J, les différences entre utiliser un PC portable ou un iPad, ainsi qu’une FAQ répondant aux questions fréquent
Pour un élève DYS, passer le Bac sur ordinateur permet de compenser l’écriture, la fatigue et l’organisation, sans changer le niveau attendu.
Pourquoi l’ordinateur aide vraiment les élèves DYS
Pour beaucoup d’élèves DYS, le problème n’est pas la compréhension. C’est le canal.
- Dysgraphie, dyspraxie, douleurs, lenteur. Le clavier règle la lisibilité et réduit la fatigue.
- Dyslexie, dysorthographie. Relire à l’écran, corriger des fautes de frappe, structurer, c’est souvent plus faisable qu’au stylo.
- Fatigue et lenteur. Le temps est une ressource. Le tiers-temps aide, mais un outil de saisie fiable fait souvent la différence avant même le tiers-temps.
- Organisation. Déplacer un paragraphe, réordonner un plan, corriger une phrase, c’est plus simple au traitement de texte.
Le point clé à comprendre. Le numérique ne doit pas transformer l’épreuve. Il doit compenser le handicap. C’est pour ça que certains logiciels sont acceptés, d’autres non.
Obtenir l’Autorisation : Procédure et Conditions

Peut-on vraiment choisir de passer son Bac sur ordinateur ? Oui, mais cela doit faire l’objet d’une demande d’aménagement d’épreuves et être justifié par les besoins de l’élève. Ce n’est pas ouvert à tous spontanément : l’usage d’un ordinateur ou iPad en examen est considéré comme une aide technique accordée aux candidats en situation de handicap ou de trouble des apprentissages.
Comment obtenir cette autorisation ? Il faut la demander lors de la constitution du dossier d’aménagements d’examen (voir Article sur les démarches PAP/PPS/MDPH). Concrètement, dans le formulaire, une case permet de solliciter « l’utilisation d’un ordinateur ou d’un dispositif de saisie informatique » pour les épreuves écrites. L’équipe pédagogique devra motiver en quoi l’élève en a besoin (par ex. « L’élève est dyspraxique, l’écriture manuscrite est très lente et douloureuse ; il réalise tous ses devoirs sur ordinateur depuis 2 ans »). Le médecin de la CDAPH, ou la procédure simplifiée, validera si c’est justifié. La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui l’administration est assez favorable à ces demandes lorsqu’elles sont cohérentes avec la pratique de l’élève pendant sa scolarité. Un dysgraphique ou dyspraxique utilisant un ordi en classe a toutes les chances d’obtenir le feu vert pour le Bac. On détaille aussi les droits et leviers (PAP, PPS, MDPH) dans notre guide aménagements scolaires DYS.
Important : il faut anticiper. Si possible, mettez en place l’usage de l’ordinateur dès la Première (ou avant) dans le cadre du PAP/PPS, afin que le jour du Bac ne soit que la continuité de l’habitude de l’élève. Une première demande en Terminale sera examinée, mais on vous demandera souvent : « L’élève a-t-il déjà eu cet aménagement lors d’évaluations précédentes ? ». Si ce n’est pas le cas, justifiez bien médicalement pourquoi cela devient nécessaire.
Session de Test du Session de test, ce qui est vérifié avant l’examen

Une fois l’autorisation obtenue par écrit dans la décision d’aménagements, l’organisation matérielle se met en place. En général, le chef de centre d’examen (souvent le proviseur du lycée où se déroulent les épreuves) contactera les familles concernées quelques semaines avant le Bac pour organiser une session de test.
En quoi consiste ce test ? Il s’agit d’une simulation, quelques jours ou semaines avant la première épreuve, pour s’assurer que tout le matériel fonctionne correctement et que l’élève est au point. Typiquement, le candidat est invité à venir avec son ordinateur portable (s’il utilise le sien) ou à utiliser celui fourni par le centre, dans la salle d’examen, afin de :
- Vérifier la compatibilité avec l’imprimante du centre d’examen. On fera un essai d’impression d’un document pour être certain que le jour J, la copie pourra être imprimée sans encombre.
- Tester les paramètres de sécurité : par exemple, s’assurer que l’accès internet est coupé, que les correcteurs automatiques sont configurés selon ce qui est autorisé, etc.
- S’assurer que le candidat sait enregistrer son fichier au bon format et support. Parfois, on demandera de sauvegarder le travail sur une clé USB fournie par le surveillant, ou directement d’imprimer en deux exemplaires.
- Valider l’installation des logiciels nécessaires. Si l’élève a besoin d’un logiciel particulier (ex : un logiciel de dictée vocale, ou un logiciel de lecture d’écran), il faut qu’il soit installé et testé. C’est généralement à la famille d’apporter la licence du logiciel si c’est personnel, et à demander en amont l’autorisation de l’installer sur le poste d’examen. Exemple : un élève dyslexique souhaite utiliser Antidote ou un autre correcteur : le rectorat peut l’autoriser ou non. S’il ne l’est pas, il faudra s’en passer.
La session de test permet aussi à l’élève de voir le poste de travail qui sera utilisé. S’il apporte son PC, c’est mieux car il connaît son environnement. Parfois, par mesure de sécurité, l’établissement prête un ordinateur configuré spécialement (avec les ports USB bloqués, etc.). Dans ce cas, le test est crucial pour que le jeune se fasse la main sur ce poste inconnu.
Astuce : Profitez du test pour clarifier les derniers détails logistiques : À quelle heure doit-on arriver le jour J (souvent un peu plus tôt pour installer le matériel) ? Qui s’occupe d’installer l’ordinateur dans la salle ? L’élève pourra-t-il paramétrer la taille de police ou doit-il garder la configuration par défaut ? Mieux vaut poser toutes ces questions lors de cet essai.
Règles techniques le jour J, Wi-Fi, Bluetooth, USB

Le jour de l’examen, l’utilisation d’un ordinateur/iPad est encadrée par des règles strictes pour garantir l’équité et éviter la triche. Voici ce à quoi il faut s’attendre :
- Matériel autorisé uniquement : Le candidat ne peut utiliser que le matériel et les logiciels explicitement autorisés dans la décision. Par exemple, « ordinateur personnel avec logiciel de traitement de texte ». Il ne peut pas soudain décider de prendre sa tablette en plus ou d’utiliser un autre logiciel non validé. Seuls les logiciels strictement nécessaires à l’épreuve doivent être présents sur l’ordinateur. Cela signifie qu’avant l’examen, il faudra désactiver ou supprimer les programmes superflus (messagerie, navigateur internet, jeux, etc.). Souvent, l’ordinateur est démarré en mode administrateur par un personnel, ou un compte spécial examen est utilisé pour limiter l’accès.
- Pas d’internet ni de communication : La connexion Wi-Fi, Bluetooth, ou 4G doit être coupée. L’ordinateur ne doit pas accéder à des ressources extérieures. C’est généralement vérifié lors de l’installation (on vous demandera d’activer le mode avion). Toute connexion non autorisée serait assimilée à de la fraude. De même, pas de clé USB personnelle le jour J : si un transfert est nécessaire, c’est le surveillant qui fournira un support vierge approuvé.
Attention, le Bluetooth peut être coupé par le centre d’examen. Certains centres demandent de désactiver le Bluetooth (ou imposent le mode avion strict). Résultat, un clavier/souris Bluetooth peut devenir inutilisable le jour J. Solution simple : prévoir un hub USB et des périphériques USB filaires (clavier, souris). Sur iPad, ça passe via USB-C (ou adaptateur Lightning selon modèle). Pour choisir du matériel qui tient la route à l’école comme à l’examen, vois aussi notre guide “clavier et souris DYS : bien s’équiper” (à lier dans la phrase).
- Impression ou sauvegarde encadrée : À la fin de l’épreuve, le contenu de la copie doit être remis aux examinateurs. La procédure la plus fréquente : le candidat imprime sa copie sur l’imprimante du centre, en deux exemplaires, sous la supervision d’un surveillant. Il signe chaque page imprimée (comme le feraient deux témoins pour une copie dictée à un scribe) pour authentifier son travail. Les pages sont ensuite assemblées comme une copie classique. Parfois, en complément, le fichier numérique est sauvegardé sur une clé officielle pour archivage. À noter : le nom du candidat ne doit apparaître nulle part dans le document (anonymat oblige), seules l’étiquette examen ou le numéro de candidat figureront, collés après impression. Pensez donc à ne pas inscrire votre nom dans le header du document Word ! (Utilisez le numéro de candidat si on vous le permet.)
- Surveillance adaptée : L’élève sur ordinateur sera souvent en salle individuelle ou dans une petite salle avec d’autres candidats à aménagements. Un surveillant pourra ainsi circuler pour jeter un œil à l’écran de temps en temps (assurez-vous que l’écran soit visible). Les centres d’examen exigent aussi que l’élève se présente un peu en avance pour contrôler le matériel. Durant l’épreuve, si c’est un portable personnel, il doit rester branché sur secteur (pas de risque de batterie vide). On peut demander à retirer la coque de protection d’un iPad pour vérifier qu’aucune antisèche n’y est glissée. Toute impression intempestive ou utilisation non prévue d’une fonctionnalité entraînerait une vérification immédiate par le surveillant.
- Sécurité et confidentialité : Certains centres installent un logiciel de surveillance du poste (type logiciel qui enregistre l’écran ou qui bloque l’accès à certaines fonctions). Ce n’est pas systématique partout, mais ne soyez pas surpris si c’est le cas. Dans tous les cas, le contenu du travail reste confidentiel : le président du jury sera informé que vous avez utilisé un ordinateur, mais les correcteurs n’auront pas d’indication nominative (votre copie imprimée sera traitée comme les autres).
En respectant ces règles, l’épreuve sur ordinateur se déroulera sereinement. L’élève doit être conscient qu’il ne peut pas, par exemple, accéder à ses fiches de cours stockées sur l’ordi – même si elles y sont, ce serait de la triche. Mieux vaut donc nettoyer le bureau et les documents personnels avant l’examen pour ne pas avoir de fichier ambigu qui traîne (par précaution, placez tous vos dossiers personnels dans un répertoire à part, pour éviter de cliquer dessus par erreur devant le surveillant).
Choix entre PC ou iPad

Le choix PC ou iPad ne se fait pas “pour le Bac”. Il se fait en amont, idéalement avec l’ergothérapeute et l’équipe pédagogique, en fonction du profil (dyspraxie, dysgraphie, fatigue, attention) et des usages réels en classe. Le Bac doit être la continuité d’un outil déjà maîtrisé.
Pour t’aider à trancher, tu peux lire notre comparatif iPad vs tablette Windows pour enfant DYS .
Si l’élève est sur iPad
- Clavier obligatoire : en examen, l’iPad sert d’ordinateur. Sans clavier physique, c’est une punition.
- Périphériques : privilégier un plan robuste si le Bluetooth est coupé (hub USB + clavier/souris filaires).
- Export / impression : savoir produire un fichier propre (DOCX/PDF) sans bricolage. Tout doit être testé avec le centre.
- Confort : l’iPad est souvent excellent pour la lisibilité, le zoom, la concentration, mais il faut maîtriser les gestes (split view si utile, navigation sans se perdre).
Si l’élève est sur PC (Windows le plus fréquent)
- Compatibilité centre : Word reste le plus “sans surprise” pour l’impression et les formats.
- Souris / raccourcis : gros gain de vitesse et de confort si l’élève a automatisé.
- Stabilité : le PC doit être fiable, propre, et “examen ready” (pas 40 applis qui popent, pas de notifications, pas de comptes perso ouverts).
“Le meilleur choix est celui qui réduit le stress et la charge cognitive. Si l’élève hésite, c’est souvent qu’il n’a pas assez pratiqué l’un des deux.”
Logiciels souvent utilisés au Bac, traitement de texte, dictée, maths
Le bon logiciel, c’est rarement le plus “puissant”. C’est celui que l’élève utilise toute l’année, avec ses automatismes. À l’examen, le centre impose souvent un cadre hors connexion, et certains outils doivent être explicitement autorisés. Donc la règle est simple : on fige la configuration en amont et on la teste pendant la session de test.
Traitement de texte et prise de notes (base)
- PC (Windows) : Word est le standard, souvent complété par OneNote pour préparer (pas forcément utile le jour J). Pour lire/annoter des sujets en PDF en entraînement, beaucoup utilisent PDF-XChange Editor (et, selon les usages, des modules d’aide à la lecture).
- iPad : Word fonctionne aussi, sinon Pages ou Notability selon les habitudes. L’objectif est le même : taper vite, structurer, exporter proprement (DOCX ou PDF selon la procédure du centre).
Point de vigilance : en examen, tu veux un flux ultra simple. Un seul outil principal, et une procédure d’export maîtrisée.
Aides à la lecture et à la relecture (souvent décisif pour DYS)
- Lecteur immersif / outils de lecture (dans Word ou via extensions) : utile si l’élève a besoin d’entendre ce qu’il relit, ou de réduire la fatigue visuelle.
- Synthèse vocale : si l’élève s’appuie dessus en classe, il faut le sécuriser dans la demande d’aménagement, surtout si la lecture des sujets est concernée. Quand la lecture fatigue trop, la synthèse vocale est souvent le plan le plus stable : on fait le point dans cet article.
Correction orthographique et grammaticale

- Correcteur intégré (Word / iPadOS) : souvent toléré car “outil de saisie”, mais ça dépend de l’épreuve et du centre.
- Antidote : très utilisé à l’année, mais à faire valider explicitement si tu veux éviter la mauvaise surprise (certaines fonctionnalités peuvent être jugées “aide à la rédaction”, donc refusées).

Attention toutefois ! L’usage de correcteurs est parfois soumis à des restrictions, notamment lors des épreuves d’orthographe ou de langue. Il est essentiel de vérifier avec le centre d’examen ce qui est autorisé ou non.
Dictée vocale (dysgraphie, dyspraxie, fatigue)
- Dragon : référence côté PC, mais il faut vérifier la configuration hors ligne et les conditions de salle (bruit, micro, salle individuelle).
- Attention : certaines dictées “dans le cloud” ou dépendantes d’internet ne seront pas utilisables en centre.
Si la dictée vocale est au cœur de l’aménagement, voici notre tour d’horizon des applis et usages de reconnaissance vocale.
Maths et sciences (selon matières et autorisations)

- GeoGebra : très courant pour les graphiques et la géométrie, surtout si l’élève l’utilise déjà en classe.
- MathGraph32 : encore utilisé dans certains établissements pour les tracés.
- Calculatrice NumWorks (simulateur) : pratique à l’entraînement, mais le jour J, ce qui compte c’est la règle de l’épreuve (calculatrice autorisée ou non) et ce que le centre accepte sur la machine. À cadrer pendant la session de test.

Mini-checklist à ajouter en fin de chapitre :
- La liste des logiciels est cohérente avec le PPS/PAP et les usages en classe.
- Tout fonctionne hors connexion.
- La procédure de sauvegarde et d’impression est répétée 2 fois (au calme, puis en conditions “bac blanc”).
- Plan B prêt : export PDF, périphériques filaires, sauvegarde sur support conforme.
Checklist Bac sur ordinateur, la préparation en 7 points
Avoir le droit à l’ordinateur n’élimine pas tous les défis. Il faut aussi entraîner l’élève à tirer le meilleur parti de cet outil dans le contexte d’un examen. Voici nos conseils pour une préparation optimale :
- Maîtriser le clavier et la dactylographie : Si ce n’est déjà fait, exercez-vous à taper vite et sans trop d’erreurs. On peut utiliser des outils en ligne pour mesurer sa vitesse de frappe (ex. le test sur Dysclick.fr « Testez votre vitesse de frappe »). Plus l’élève tape rapidement, plus il profitera de son temps d’examen. Apprendre à utiliser les raccourcis clavier (copier-coller, annuler, enregistrer : Ctrl+C, Ctrl+Z, Ctrl+S sur PC / Cmd+C… sur Mac) peut faire gagner de précieuses secondes. Par exemple, plutôt que de manipuler la souris pour chaque action, quelques raccourcis bien connus fluidifient l’écriture.
- Organisation des fichiers : Avant le bac, aidez l’élève à organiser son ordinateur de façon claire. Pas de bureau encombré de 50 fichiers sans nom ! Créez un dossier « Bac2026 » par exemple, où il enregistrera ses travaux d’examen. Durant l’épreuve, il devra sauvegarder régulièrement son fichier (pensez à l’inciter à faire Ctrl+S / Cmd+S toutes les 5 minutes). Montrez-lui comment nommer son fichier sobrement (par ex. « Philo_Bac2026.docx »), sans indications personnelles. Une bonne organisation évitera le stress de « où est passé mon devoir ? » en fin d’épreuve. (D’ailleurs, dans la plupart des cas, seul le fichier final compte, mais c’est rassurant de savoir s’y retrouver.)
- Paramétrage du traitement de texte : Avant l’examen, configurez le logiciel de rédaction pour le confort de l’élève : par exemple, affichage en grand caractères, interligne 1.5, marges larges. Cela améliorera la lisibilité pendant qu’il tape. Attention toutefois à respecter les consignes de copie finale : généralement, une police standard (Times New Roman / Arial 12) est attendue à l’impression. On peut écrire en 16 sur l’écran pour le confort, puis réduire en 12 avant d’imprimer, si cela a été autorisé. Assurez-vous que la correction orthographique est paramétrée selon ce qui est permis : souvent, le correcteur d’orthographe est autorisé pour les élèves DYS (il fait partie de l’outil de saisie, et la circulaire 2025 consacre la non-prise en compte de l’orthographe dans la note). En revanche, certaines corrections grammaticales ou auto-complétion pourraient être discutables. Renseignez-vous si le rectorat impose de désactiver par exemple Antidote ou la grammaire de Word. Si rien n’est précisé, on part du principe que le correcteur intégré de Word peut rester actif (il souligne en rouge les fautes). Mieux vaut le garder si l’élève y est habitué, cela l’aidera à se relire.
- S’entraîner en condition réelle : Avant le jour J, simulez des épreuves à la maison en conditions proches de l’examen. Par exemple, donnez un sujet de bac blanc à l’élève, installez-le 4h à la table avec son ordi, sans connexion, et faites-le rédiger entièrement sur écran puis imprimer comme il devra le faire. Cette répétition permettra de déceler d’éventuels problèmes (batterie, difficulté à organiser ses idées sur écran, etc.). S’il y a un couac, autant le découvrir avant le bac. Entraînez-vous aussi à gérer le temps : paradoxalement, certains élèves sur ordi prennent plus de temps parce qu’ils se relisent et corrigent davantage que s’ils écrivaient à la main. Il faut trouver le bon rythme et éventuellement user du minuteur (on peut utiliser l’horloge de l’ordi en mode avion). Apprenez à l’élève à gérer ses pauses : par exemple, lever les mains du clavier toutes les heures, respirer, s’étirer (il aura le droit de le faire, possiblement dans le couloir accompagné d’un surveillant pour une pause, si accordé).
- Plan B en cas de panne : Discutez d’un plan d’urgence avec l’élève. Que faire si l’ordinateur plante au mauvais moment ? Normalement, les surveillants tenteront d’y remédier : ils ont souvent un PC de secours ou pourront imprimer le brouillon si l’écran se fige. Mais l’élève doit garder son calme et signaler immédiatement tout problème technique. Il ne sera pas pénalisé pour une panne matérielle indépendante de sa volonté. Au pire, il pourra finir sur papier en ayant déjà bien avancé sur ordinateur. Dites-lui de toujours sauvegarder sur deux supports si possible (par ex., sur le disque dur et sur la clé USB – parfois autorisé justement pour prévenir la perte). Certains centres configureront un enregistrement automatique sur clé réseau. Quoi qu’il en soit, le jeune doit savoir que si son écran s’éteint, il lève la main, et on l’aidera. Cette sérénité évitera la panique inutile.
Matériel Autorisé et Interdit, Logiciels Acceptés ou Non
Que peut-on apporter le jour de l’épreuve ? En plus de l’ordinateur ou de la tablette en eux-mêmes, voici un point sur les accessoires et logiciels :
- Matériel autorisé : le chargeur de l’appareil, bien sûr. Une souris filaire ou sans fil est généralement autorisée (pensez aux piles de rechange si sans fil). Un écran de taille standard du portable convient ; pas question d’apporter un grand écran additionnel. Un souris scanner ou autre périphérique exotique ne sera pas permis, à moins qu’il ait été listé en aménagement (peu probable). Idem pour la pencil de l’iPad : sauf épreuve spécifique de dessin, on ne l’utilisera pas, car écrire à la main sur la tablette serait comme écrire sur brouillon.
- Matériel interdit : tout ce qui pourrait stocker des infos non contrôlées. Par exemple, clés USB personnelles, disques durs externes, montre connectée, smartphone évidemment. Si l’élève porte une montre classique, souvent on lui demandera de la retirer aussi, car l’ordinateur affiche l’heure. Évitez d’apporter des appareils non nécessaires pour ne pas éveiller de soupçons. Si l’élève a besoin de son scanner portatif ou plume reader (pour lire le sujet), cela doit avoir été explicitement demandé et vérifié. En cas de doute, mieux vaut en parler au responsable du centre en avance.
- Logiciels acceptés : typiquement, un traitement de texte (Word, LibreOffice Writer, Pages) est indiqué. Les logiciels d’accessibilité requis par l’élève (retour vocal, dictée vocale) sont autorisés si mentionnés dans la décision. Par exemple, Dragon Naturally Speaking pour dicter, ou NVDA pour lire l’écran, ou Sprint. Pensez à installer ces logiciels avant et à avoir les licences activées hors-ligne. Un logiciel de mind mapping ou de prise de notes peut être toléré durant la phase de brouillon, mais en examen on n’a souvent pas le temps d’utiliser autre chose que le traitement de texte principal. La calculatrice logicielle n’est en principe pas autorisée sauf si le médecin l’a préconisé (pour un dyscalculique, on autorise même la calculatrice sur des épreuves où elle est normalement interdite, mais on préférera une vraie calculette simple, fournie ou à apporter). Dictionnaires électroniques : non, sauf si tout le monde a droit au dictionnaire papier dans l’épreuve considérée (ce qui n’est pas le cas au Bac français par ex.). Un correcteur orthographique intégré est permis, mais un logiciel d’aide à la rédaction type Antidote doit avoir été validé, ce qui est rarement le cas (considéré comme une aide extra). Mieux vaut partir du principe qu’Antidote n’est pas autorisé, à moins d’une mention explicite.
En cas de doute sur un logiciel, n’hésitez pas à le demander lors de la procédure (« utilisation du logiciel X »). Le rectorat répondra oui ou non dans la décision. Par exemple, certains candidats dyslexiques ont pu faire préciser « autorisation d’un logiciel de synthèse vocale (lecture oralisée des sujets) ». Si c’est accordé, le jour de l’exam ils pourront mettre un casque et faire lire le sujet par l’ordi (sous surveillance bien sûr).
Parer aux Imprévus : Mode d’Emploi
Même avec une préparation minutieuse, le jour de l’examen peut apporter son lot de surprises. Voici comment y faire face :
- Problème technique majeur (ordinateur qui ne démarre plus, casse, etc.) : Le centre d’examen a souvent un ordinateur de secours sous la main. Il ne contiendra pas vos fichiers mais au moins permettra de composer. L’élève doit prévenir dès qu’un souci sérieux survient pour qu’on lui apporte la solution de remplacement. Conseil aux parents : si votre enfant a un appareil un peu capricieux, envisagez d’apporter en backup une impression vierge du sujet (si c’est connu d’avance, comme en langues) ou un second laptop configuré, que vous laisseriez à un surveillant en cas de crash du premier. Demandez si cela est autorisé – parfois oui, le surveillant garde l’appareil de réserve hors de la salle, prêt à l’usage.
- Fichier perdu ou non enregistré : C’est la hantise. Encouragez l’élève à multiplier les sauvegardes. Par exemple, toutes les 30 min, il peut copier-coller son texte dans un second fichier ou le sauvegarder sur la clé USB (si les modalités le permettent). En cas de bug d’enregistrement, il existera une copie annexe. S’il perd malgré tout une partie, qu’il ne panique pas : recontacter ses idées principales et reprendre, c’est difficile mais mieux que de tout abandonner.
- Panne de courant : Rare mais possible. Si la salle plonge dans le noir, les ordis s’éteindront si pas sur batterie. Normalement, le temps perdu pour incident technique est compensé (on prolongera l’épreuve d’autant une fois le courant revenu). Là encore, l’important est de garder son sang-froid. Si l’ordi redémarre, Word récupère souvent une version auto-enregistrée du document. Sinon, on repart des notes papier si on en avait. Le jury pourra aménager en conséquence (par exemple, ne pas pénaliser une copie incomplète si incident généralisé).
- Erreur de manipulation : Supposons que l’élève supprime par mégarde une portion de texte. Apprenez-lui le réflexe Ctrl+Z (Annuler) qui peut restaurer aussitôt. Idem s’il ferme le document sans sauver : beaucoup de logiciels demandent confirmation, mais s’il confirme par inadvertance… ouf, c’est là que la copie de sauvegarde intervient. Quoi qu’il en soit, un surveillant peut attester de la situation en cas de problème insoluble et le jury en tiendra compte a posteriori.
- Stress ou inattention : Parfois, l’aisance de l’ordi peut jouer des tours : on se croit chez soi, on tape trop vite et on oublie de bien structurer sa copie. Il faut que l’élève garde en tête qu’il s’agit d’un examen avec toutes ses exigences. Conseillez-lui de prendre 5 minutes avant de commencer pour faire un petit plan sur brouillon (papier ou digital) comme il le ferait à la main. L’ordinateur offre la possibilité de réordonner des paragraphes facilement, mais ce n’est pas une raison pour improviser sans plan ! Mieux vaut une architecture pensée dès le départ.
En résumé, composer sur PC ou iPad nécessite un peu de logistique, mais c’est un atout formidable pour un élève DYS. Avec une bonne préparation technique et mentale, l’élève pourra se concentrer sur le fond de ses épreuves et non sur la forme d’écriture. La clé du succès : anticiper chaque détail, du chargeur au logiciel, et entraîner l’élève jusqu’à ce qu’il soit aussi à l’aise que dans son salon.
Passons maintenant à quelques questions-réponses fréquentes pour balayer les dernières inquiétudes.
FAQ – Questions Fréquentes sur l’Usage du Numérique au Bac
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Bonjour. Est-il vraiment nécessaire de passer par la MDPH alors qu’on a une reconnaissance RQTE de leur part valable jusqu’à septembre 2025. Le dossier doit être renouvelé avec l’envoi du certificat du medecin traitant indiquant qu’il n’y a pas de changement. Ceci pour le passage en candidat libre..
Oui, il est souvent nécessaire de passer par la MDPH, même avec une RQTH valide, pour des démarches spécifiques comme le passage en candidat libre. Cela permet de garantir les aménagements nécessaires, notamment via un certificat médical actualisé confirmant l’absence de changement. Contactez la MDPH ou l’institution concernée pour confirmer leurs exigences. 😊
Bonjour,
L’année dernière, lors de l’épreuve anticipée de français, j’ai rencontré un problème technique : les fichiers contenant les feuilles d’anonymisation ne s’ouvraient pas correctement sur mon Mac. J’ai donc été contraint d’utiliser un autre ordinateur.
Pour les mathématiques, l’écriture des formules sur ordinateur demande des automatismes spécifiques. Je suis entraîné sur mon ordinateur. J’aimerais donc m’assurer à l’avance que les documents nécessaires à l’épreuve (en particulier les feuilles d’anonymisation/feuilles d’examen ou tout autre fichier obligatoire) soient compatibles avec macOS, afin d’éviter tout problème le jour de l’examen. En particulier avec google.doc
Serait-il possible d’obtenir un exemple ou une version test de ces fichiers pour vérifier leur bon fonctionnement sur mon appareil ? Et dans le cas contraire, y a-t-il une solution alternative (format PDF, ODT, ou autre) que je pourrais utiliser ?
Je vous remercie par avance pour votre aide et votre compréhension.
Bien cordialement,
Bonjour,
Merci pour votre message 🙂
Lors des examens, il est possible que l’on vous fournisse un ordinateur configuré spécialement. C’est pourquoi il est très important d’indiquer dans votre dossier MDPH tous les logiciels, extensions ou outils dont vous avez besoin (ex. : Word, police DYS, synthèse vocale…).
🔌 Concernant Google Docs, c’est un choix risqué :
Beaucoup d’extensions DYS ne sont pas compatibles.
Il fonctionne mal sans Internet, et l’accès à Internet est interdit pendant l’épreuve. Il faut l’activer en mode hors ligne à l’avance, ce qui peut être compliqué.
💡 Je vous recommande plutôt Microsoft Word, qui est stable, fonctionne hors ligne et reste compatible avec de nombreux outils d’accessibilité. Des versions gratuites ou à prix réduit existent pour les étudiants.
Enfin, si un fichier ou modèle ne fonctionne pas le jour J, vous avez le droit d’écrire votre copie dans un document Word vierge.
N’hésitez pas à demander une version test des fichiers à l’avance pour tout vérifier sur votre Mac.
Bon courage pour la suite de vos préparations ! 💪
Bien cordialement,
bonjour, je suis un peu perdue. Je suis dyslexique et dyspraxique. Je suis censé avoir un scripteur et mon ordinateur. Comment cela va-t-il fonctionner ? Le lycée nous a juste envoyé un mail pour nous dire que juste avant l’épreuve au lycée il allait falloir installer la « copie numérique » sur nos ordinateurs. Comment cela fonctionne-t-il ?Je peux rédiger sur Word, puis copier-coller sur la copie numérique que je donnerai ensuite sur une clé USB ? Ca va être compliqué car mon scripteur va devoir réécrire ce que j’écris (j’écris phonétiquement) Merci de vos lumières.
Bonjour,
C’est normal d’être un peu perdue, surtout que tous les établissements ne font pas pareil.
Tu ne pourras pas utiliser Word ni faire de copier-coller. Il faudra écrire directement dans un logiciel sécurisé installé avant l’épreuve.
Ton scripteur tape ce que tu dis, sans corriger les fautes. Si tu tapes toi-même, tu rédiges dans ce logiciel directement.
Si tu as besoin d’un logiciel spécifique (lecture vocale, dictée vocale, etc.), il faut que ce soit clairement indiqué dans ton PAP ou ton PPS.
Demande aussi au lycée s’il est possible de tester le matériel et de t’entraîner avec ton scripteur avant le jour J. Cela peut vraiment t’aider à être plus à l’aise.
N’hésite pas à revenir partager ton expérience ici, ça pourra beaucoup aider d’autres élèves dans la même situation.
Bonjour,
Je n’ai trouvé nul part de listes de logiciels autorisés pour le baccalauréat. Donc ma question va peut ëtre restée sans réponse. Pourle bac est-ce que le logiciel GoodNotes est autorisé ? Plus généralement, où s’informer sur les logiciels autorisés ou non.
Merci
Bonjour
Merci pour votre question, elle revient souvent… et c’est bien normal, car il n’existe pas de liste publique et officielle des logiciels autorisés au bac. Ce flou peut être frustrant, surtout pour les familles DYS qui cherchent à bien faire.
GoodNotes, comme d’autres applications (Natabily, par exemple), peut être accepté dans certains cas… ou refusé dans d’autres. Tout dépend :
des aménagements accordés par la MDPH (PAP ou PPS),
de la demande d’aménagement spécifique aux examens, déposée en début d’année scolaire,
et surtout, de la validation finale par le rectorat.
💡 En pratique :
certaines académies acceptent que l’élève utilise son propre iPad ou ordinateur, avec les applis habituelles, à condition que tout soit listé et justifié dans la demande (par exemple : GoodNotes pour la prise de notes structurée) ;
d’autres demandent que la tablette ou le PC soit vidé de tout contenu, ou laissé à l’établissement pour contrôle avant l’examen ;
certains élèves ont utilisé leurs applis avec l’accès guidé activé, pour verrouiller l’appareil pendant l’épreuve.
👉 Ce qui fait vraiment la différence, c’est l’anticipation :
mentionner dès le début de l’année les outils numériques dans le PAP/PPS et dans la demande d’aménagement,
lister les fonctionnalités utilisées (comme la correction orthographique, la prédiction de mots…),
justifier l’usage régulier des outils pendant l’année scolaire (évaluations, devoirs, projets…),
obtenir un accord écrit du chef d’établissement ou du rectorat.
Bon courage dans vos démarches, et bravo pour votre implication 💪
Bonjour ,
Une fois la demande d’aménagement des examens du bac acceptée, est on obligé de passer toutes les épreuves avec aménagements ou est il possible de le faire selon les matières
Merci
Bonjour , vous pouvez faire par matières . Mais le mieux est de tout indiqué dans votre PAP / MDPH , dont les matières et les aménagement.
Bonjour,
a t on le droit d’utiliser le logiciel Dragon pour des interros en classe au lycée durant l année scolaire ?
le lycée a t il le droit de nous le refuser sous prétexte de ne pas avoir de salle et de personnes pour surveiller l élève.
Oui. Si l’usage de Dragon (ou d’un autre logiciel de reconnaissance vocale) est prévu dans le PPS/PAP suite à une reconnaissance par la MDPH, l’élève peut utiliser un ordinateur et les logiciels adaptés en cours et lors des évaluations. La réglementation rappelle que les aménagements liés au handicap ont pour objectif l’égalité des chances et doivent être mis en œuvre lorsqu’ils sont prescrits.
Le lycée ne peut pas refuser « à l’aveugle » un aménagement reconnu (PPS/PAP/autorisation MDPH). Des contraintes pratiques (salle, surveillance, matériel) peuvent amener l’établissement à proposer une solution alternative (par exemple salle adaptée ou organisation différente le jour de l’évaluation). L’établissement doit toutefois organiser ou préciser ces modalités en concertation avec la famille et les services compétents.
Pour les contrôles en cours : si l’élève bénéficie déjà d’un aménagement pendant l’année (PPS/PAP), celui-ci s’applique aussi aux interros en classe, sauf restriction justifiée et motivée.
Pour les examens officiels (brevet, bac) : les aménagements doivent être demandés en amont via la procédure dédiée (MDPH/rectorat). Le jour de l’épreuve, l’organisation (matériel, salle, surveillants) doit être prévue.
Que faire en cas de refus ?
Présenter le PPS/PAP ou l’autorisation MDPH au chef d’établissement et à l’enseignant·e référent·e.
Proposer des solutions concrètes compatibles avec les contraintes du lycée (PC personnel vidé, clé USB vierge, casque, salle attenante, surveillant déjà présent).
En cas de blocage persistant : demander un rendez-vous avec le proviseur, puis alerter l’inspection académique/rectorat ou l’enseignant référent « handicap ». En dernier recours, la famille peut saisir la MDPH, la médiation académique ou le Défenseur des droits.
Bonjour, je cherche un logiciel adapte pour pouvoir rediger au mieux et facilement mes epreuves scientifiques (specialites maths et maths experts) et physique chimie – j’ai essaye Latex mais c’est complexe et par consequent extrement difficile a apprehender et surtout etre rapide sur ce logiciel. Geogebra semble plus simple mais je me retrouve pas beaucoup de sigles importants. Quel est l’outil le plus utilise pour ces matieres? Dws recommandations? Et merci pour ce site et tous les commentaires et aides tres precieux !
Bonjour Amaury et merci pour votre message.
Pour les figures et graphiques : MathGraph32 et GeoGebra sont trés bien .
Pour rédiger des formules dans un document : Word (Outils d’équation et saisie manuscrite ou insertion LaTeX via l’éditeur). Le complément Studys peut aussi aider dans Word.
Pour la saisie rapide de formules, pensez à MathType ou EquatIO selon vos préférences.
Sur Mac / iPad, Xformula est une bonne option adaptée .
Astuce pratique : réalisez vos figures dans GeoGebra/MathGraph32 puis importez-les dans Word pour assembler vos sujets.
Bonne continuation — si vous précisez votre usage (contrôles rapides / concours / iPad), je peux orienter plus finement.
Bonjour mon fils est en 1ere il est dysgraphique et dyspraxique. Il a un PAP qui mentionne utilisation PC pour prise de notes et nous avons demandé aussi pour les évaluations. Pas encore expérimenté. Pensez vous que nous pouvons le demander pour le bac? pourquoi passer par la MDPH si pas de financement demandé ? peut on avoir tiers temps et pc? enfin quels documents faut il pour la procédure AMEX? Merci pour tout
Bonjour,
Oui, vous pouvez tout à fait demander l’ordinateur pour le bac. L’idée de l’Éducation nationale est de garder une continuité entre ce qui est prévu dans le PAP (PC en classe / en évaluations) et les aménagements aux examens.
🔹 MDPH ou pas ? Pour les aménagements d’examen, la MDPH n’est pas obligatoire si votre fils a déjà un PAP pour troubles « DYS ». Le dossier passe par le lycée, l’équipe éducative et le médecin de l’Éducation nationale / médecin désigné par la CDAPH. La MDPH devient surtout utile si vous demandez aussi des aides financières (AEEH, matériel, etc.) ou une reconnaissance de handicap plus large.
🔹 Tiers temps + PC, est-ce possible ? Oui, le tiers temps et l’ordinateur peuvent être accordés ensemble si les bilans montrent que c’est nécessaire (dyspraxie + dysgraphie, c’est très cohérent). Ce n’est pas automatique : c’est le médecin et le rectorat qui tranchent, mais ça se demande clairement dans le dossier.
🔹 Procédure AMEX : quels documents ?
Selon les académies, la procédure se fait maintenant via l’application AMEX. En général, il faudra :
– le PAP à jour,
– les bilans récents (ergothérapeute, orthophoniste, neuropsychologue… si vous en avez),
– un certificat médical circonstancié,
– et l’avis / bilan pédagogique du lycée.
J’ai aussi rédigé un article sur le passage d’examen sur ordinateur (même logique que pour le bac) qui peut vous aider à préparer tout ça :
👉 Passer le Brevet sur PC ou iPad quand on est DYS
Courage pour les démarches.