
Votre enfant confond-il souvent les lettres b et d ? A-t-il du mal à apprendre à lire malgré tous vos encouragements ? Peut-être même êtes-vous un jeune adulte qui se demande si ces difficultés en orthographe depuis l’enfance ne cacheraient pas une dyslexie jamais diagnostiquée… Comment savoir si on est dyslexique ? C’est une question fréquente et légitime. Les signes d’alerte peuvent apparaître très tôt (parfois avant même le CP), mais ils passent inaperçus ou sont attribués à un “retard” passager. Dans cet article, nous allons passer en revue les signes précoces de la dyslexie chez l’enfant – à la maison, à l’école – ainsi que les erreurs typiques qui doivent attirer l’attention. Nous verrons également qui consulter pour poser un diagnostic fiable : orthophoniste, psychologue, neuropsychologue… et à partir de quel âge un bilan est pertinent. Enfin, nous parlerons des tests d’auto-évaluation en ligne (que valent-ils ?) et surtout, nous insisterons sur la diversité des profils dyslexiques : chaque “dys” est différent, donc pas de panique si votre enfant ne coche pas toutes les cases ! L’objectif est d’orienter vers une évaluation professionnelle sans culpabiliser ni stresser outre mesure. Alors, à quels signes faut-il être attentif ? Faisons le point ensemble, de la maternelle au primaire, pour savoir quand et comment agir.
Pour les bases sur ce qu’est la dyslexie et comment elle se manifeste, n’hésitez pas à lire d’abord notre article « La Dyslexie : Comprendre ce Trouble de l’Apprentissage ».
Les signes d’alerte avant et pendant le CP
Chaque enfant se développe à son rythme, et il ne s’agit pas de s’alarmer au moindre bégaiement ou au premier bulletin moyen en lecture. Néanmoins, certains signes précoces peuvent évoquer un risque de dyslexie, surtout quand ils s’additionnent. Voici quelques signaux à surveiller :
- Retard de langage oral : Un enfant qui parle tard (premiers mots après 2 ans, phrases très tardives) ou qui continue à mal prononcer certains sons à 4-5 ans pourrait présenter un terrain “dys”. Par exemple, à 3-4 ans, il déforme beaucoup de mots, cherche ses mots fréquemment, a du mal à construire des phrases structurées. Un langage oral tardif ou désorganisé est souvent un indice de trouble du langage, potentiellement associé plus tard à la dyslexie.
- Difficulté avec les sons et les rimes : Bien avant l’apprentissage formel de la lecture, les enfants jouent avec les sons (comptines, rimes, syllabes). Un tout-petit qui n’arrive pas du tout à répéter de petites comptines, qui ne distingue pas les sons proches (seau/chapeau, vélo/vélo – il entend pareil), ou qui est incapable de trouver une rime simple (chat…/bois ?) peut présenter un trouble de la conscience phonologique. L’incapacité à faire des rimes ou à identifier le son initial des mots vers 4-5 ans est un signe notable.
- Repérage dans l’espace et schéma corporel : De façon plus surprenante, beaucoup d’enfants dyslexiques ont aussi des difficultés à se repérer dans l’espace et le temps dès la maternelle. Ils confondent la droite et la gauche, ont du mal avec au-dessus/en-dessous, avant/après, etc. Leurs dessins peuvent être très simplifiés ou mal structurés pour leur âge (ex.: un bonhomme “têtard” sans corps à 5 ans). Bien sûr, chaque enfant a son style, mais un ensemble de petits retards dans ces domaines spatiaux/temporaux peut constituer un indicateur. Par exemple, l’enfant a du mal à reproduire des formes géométriques ou des suites de motifs. Cela ne veut pas dire “dyslexie assurée”, mais c’est un élément du puzzle.
- Apprentissage des lettres laborieux : En grande section maternelle ou début CP, un signe d’alerte clair est la difficulté à mémoriser les lettres de l’alphabet. L’enfant n’arrive pas à associer le nom/son de la lettre avec sa forme écrite, malgré les activités de classe. Il peut encore confondre des lettres très différentes visuellement. Écrire son prénom, par exemple, reste ardu en CP : il oublie une lettre, les met dans le désordre, ou ne reconnaît pas son propre prénom écrit. Si à la fin de la maternelle il ne reconnaît qu’une poignée de lettres isolées quand les autres connaissent quasiment tout l’alphabet, c’est un drapeau rouge.
Naturellement, un seul de ces signes pris isolément n’est pas suffisant pour conclure quoi que ce soit. Beaucoup d’enfants parlent tard sans être dyslexiques du tout, par exemple. Ce qui doit alerter, c’est la combinaison de plusieurs difficultés persistantes. Par ailleurs, on distingue un retard simple d’un trouble : un retard de développement peut se rattraper (l’enfant “prend son temps” mais finit par y arriver), alors qu’un trouble s’installe dans la durée. Il ne faut “pas s’alarmer trop vite” tant que l’apprentissage est en cours, mais qu’un retard durable malgré les efforts peut indiquer un trouble. En gros : vigilance, mais pas de panique prématurée. 😉
À l’école primaire : erreurs de lecture/écriture évocatrices
C’est souvent à l’entrée au CP (voire fin CP/début CE1) que la dyslexie se révèle franchement, car c’est là que l’apprentissage de la lecture se formalise. Voici les signes typiques chez un jeune lecteur dyslexique :
- Lenteur excessive en lecture : Après quelques mois de CP, la plupart des élèves commencent à déchiffrer de petites phrases. L’enfant dyslexique, lui, progresse très lentement. En fin de CP/début CE1, il peut encore être incapable de lire une phrase simple sans erreurs, ou il lit d’une voix si hachée qu’il ne comprend pas ce qu’il vient de lire. Lire lui demande un effort énorme, il se fatigue très vite et lit beaucoup moins de texte que ses camarades dans le même temps. Cette lenteur persistante malgré la pratique est un indicateur fort.
- Confusions et inversions à la lecture : L’enfant confond de nombreuses lettres et syllabes en lisant. Par exemple, il lit “fin” au lieu de “fil”, “nager” pour “manger”, “vole” au lieu de “voile”, etc. Les paires de lettres visuellement proches (n/r, c/e, h/n…) posent problème. Il inverse souvent l’ordre des lettres ou des syllabes : “lu” lu “ul”, “monsieur” lu “mesnour”. Il lui arrive même de fusionner deux petits mots en un seul ou de scinder un mot en deux. Par écrit, on retrouve ces inversions (écrire “pir” au lieu de “prix”, par ex). Ces erreurs ne sont pas occasionnelles mais récurrentes.
- Omissions et ajouts de lettres : Un lecteur dyslexique saute parfois des lettres (voire des mots entiers) en lisant. Par exemple “lapin” peut être lu “lap”, “sauter” lu “suer”. Inversement, il peut ajouter des sons qui n’existent pas (“mer” lu “mère” par confusion avec un mot plus connu). Ce sont des erreurs de décodage assez spécifiques. À l’écrit, on les voit aussi : l’enfant oublie des lettres muettes partout, écrit un même mot différemment à quelques lignes d’écart, etc.
- Compréhension en berne : Comme on peut s’y attendre, avec une lecture lente et fautive, la compréhension du texte est difficile. L’enfant peut lire un petit paragraphe sans en retenir le sens, ou répondre complètement à côté aux questions parce qu’il a mal décodé des mots clés. Souvent, il comprend bien mieux quand on lui lit le texte à voix haute, ce qui est révélateur (c’est le décodage qui pose problème, pas l’intelligence ni l’envie de comprendre). En classe, ces élèves dyslexiques “décrochent” vite lors des lectures à haute voix ou des consignes écrites un peu longues.
- Écriture et orthographe chaotiques : Un enfant dyslexique est presque toujours dysorthographique à des degrés divers. Ses dictées sont remplies de fautes, même sur des mots très fréquents. Il peut écrire “maison” : mèson, meson, maissont, etc. Certaines fautes sont phonétiquement plausibles (il écrit comme il entend, ex. “foto” pour “photo”), d’autres non (il saute des syllabes entières ou ajoute des lettres sans logique). Son cahier est souvent mal tenu, raturé, avec une écriture irrégulière – signe de la fatigue et de la difficulté à se relire.
- Autres difficultés scolaires : On pense surtout au français, mais la dyslexie peut impacter d’autres matières. Par exemple en mathématiques, lire un énoncé de problème ou retenir les termes spécifiques (sommet, quotient, etc.) devient très compliqué, ce qui peut donner l’illusion d’une “difficulté en maths”. Les langues étrangères sont souvent un cauchemar : l’enfant lutte déjà avec sa langue maternelle, alors décoder de l’anglais ou de l’allemand… Ces élèves sont donc parfois en difficulté un peu partout, sauf dans les activités orales ou très visuelles/pratiques (art, sport, etc.). Il ne faut pas interpréter cela comme un manque général de capacités, mais bien comme la conséquence en chaîne de la dyslexie non compensée.
- Comportements évocateurs : Un enfant qui se sait en échec de lecture peut adopter certains comportements “indicatifs”. Par exemple, refus de lire à haute voix en classe (il a mal au ventre quand c’est son tour, il prétend ne pas avoir ses lunettes…). À la maison, il évite les devoirs de lecture ou traîne pour lire 3 lignes, ce qui finit parfois en pleurs ou en conflit. On observe aussi une grande distractibilité lors des tâches écrites : il s’échappe, semble ailleurs, se lève souvent… Ce n’est pas forcément du TDA/H, mais quand lire demande un tel effort, l’enfant décroche pour se protéger. Sur le long terme, son estime de soi peut en prendre un coup : il dit “je suis nul”, “j’y arriverai jamais”, ou développe de l’anxiété vis-à-vis de l’école. Ces signes comportementaux ne prouvent rien isolément (beaucoup d’enfants rechignent aux devoirs !), mais couplés aux difficultés techniques, ils renforcent le tableau dyslexique.
Important : tous ces signes doivent être évalués par rapport à l’âge et au contexte. Par exemple, un enfant bilingue français-espagnol qui confond v et b en CE1, ce n’est pas forcément une dyslexie (ces deux sons se prononcent presque pareil en espagnol). De même, un élève de CP qui lit lentement en décembre, c’est normal. On parle de dyslexie lorsque les difficultés sont significatives et durables, et qu’elles entravent réellement les apprentissages malgré un enseignement adapté. En pratique, on ne pose généralement pas le diagnostic avant la fin du CE1 ou le CE2, car il faut laisser le temps de l’apprentissage de base et vérifier si l’écart persiste. Avant cela, on parle de “retard de lecture” éventuel, et on peut déjà mettre en place une aide sans coller d’étiquette hâtive.
Qui consulter pour un diagnostic ?
Si vous reconnaissez de nombreux signes ci-dessus chez votre enfant (ou vous-même, si vous êtes un jeune adulte en questionnement), la première étape est de consulter les professionnels compétents pour une évaluation. En France, le parcours classique est le suivant :

- Orthophoniste (logopède) : C’est généralement l’orthophoniste qui réalise le bilan initial de langage écrit. Sur prescription du médecin (pédiatre ou généraliste), elle fait passer une batterie de tests standardisés à l’enfant : lecture de mots/pseudo-mots, écriture sous dictée, répétition de phrases, tests de conscience phonologique, etc. Ce bilan permet de mesurer objectivement le niveau de lecture/orthographe par rapport à l’âge et d’identifier le type de trouble. L’orthophoniste est habilitée à détecter une dyslexie (et dysorthographie) et à commencer la prise en charge. Elle pourra aussi repérer d’autres troubles “dys” associés (dyscalculie, dysgraphie…) et orienter vers d’autres bilans si besoin. Tout savoir sur Comment Trouver un Rendez-vous chez une Orthophoniste.
- Bilan médical et pluridisciplinaire : Une fois le bilan orthophonique indiquant une dyslexie, un diagnostic complet implique souvent d’autres spécialistes pour évaluer l’enfant dans sa globalité. Un médecin neuropédiatre ou pédopsychiatre peut confirmer le diagnostic, vérifier qu’il n’y a pas d’autre cause médicale (problème auditif, neurologique…) et formaliser les choses pour les démarches administratives. Un psychologue ou neuropsychologue intervient souvent pour réaliser un bilan intellectuel (test de QI, tests cognitifs) afin de cerner le profil cognitif de l’enfant (et écarter un éventuel déficit intellectuel, ce qui est généralement le cas – les dyslexiques ont un QI normal). Ce bilan neuropsych peut aussi mesurer l’attention, la mémoire, etc., pour voir s’il y a des troubles associés (par ex. un TDA/H). Dans certains cas, on peut également consulter un psychomotricien (si suspicion de dyspraxie) ou un ophtalmologiste/orthoptiste (pour éliminer un trouble visuel). L’idée est d’avoir une équipe pluridisciplinaire qui fait un tour d’horizon complet des difficultés de l’enfant. Pas d’inquiétude, on ne fait pas tous les bilans à chaque fois : c’est au cas par cas, selon ce qu’on observe.
- À quel âge consulter ? Comme mentionné, on attend généralement la fin du CE1 pour poser un diagnostic formel, car c’est là que la plupart des enfants ont acquis les bases de la lecture. D’ailleurs, les recommandations officielles disent qu’on ne peut conclure à une dyslexie qu’après 18 mois d’apprentissage de la lecture effectif. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il faut attendre passivement jusque-là si on voit l’enfant en grande détresse au CP ! En pratique, on peut débuter un bilan orthophonique dès le CP si les difficultés sont sévères et que l’enseignant les constate aussi. L’orthophoniste pourra de toute façon mettre en place une rééducation préventive ou du soutien en lecture, même sans prononcer le mot “dyslexie” tout de suite. Plus tôt on aide l’enfant, mieux c’est – on ne perd rien à consulter en GS ou CP si des signes évidents sont là (retard de langage persistant, historique familial de dys, etc.). Par exemple, en cas d’antécédents familiaux de troubles DYS, un suivi peut commencer dès la grande section. Donc, pour répondre simplement : “le plus tôt est le mieux” en termes de consultation, dès que vous sentez que l’enfant “n’accroche pas” avec le langage écrit malgré une pédagogie adaptée.
- Le rôle de l’école : N’oublions pas que l’enseignant et le médecin scolaire sont aussi des acteurs clés du repérage. En France, il y a des visites médicales obligatoires (à 6 ans, 9 ans…) où le médecin de l’Éducation Nationale teste notamment la lecture. Les enseignants de CP/CE1, habitués, vous alerteront souvent s’ils suspectent un trouble (ils pourront par exemple vous suggérer de consulter un orthophoniste). Travaillez en équipe avec eux : vous pouvez demander un rendez-vous avec l’enseignant pour faire le point sur ce qu’il observe et évoquer la possibilité d’un bilan. L’école peut mettre en place des aides même sans diagnostic formel (petits groupes lecture, APC…). Plus tard, une fois le diagnostic posé, c’est l’école qui appliquera les aménagements (voir article suivant sur l’aide à apporter).
Pour comprendre qui fait quoi (orthophoniste, ergo, neuropsychologue, enseignant référent…), regardez ce mémo : Troubles DYS : qui peut aider votre enfant ?
Tests en ligne et auto-évaluations : utiles ou pas ?
À l’ère du numérique, on trouve facilement sur Internet des questionnaires ou tests de dyslexie en ligne. Par exemple, un quiz pour adulte du type “Ai-je une dyslexie non détectée ?” avec des questions sur votre vécu (lenteur de lecture, difficultés à prononcer certains mots, etc.). Ou des tests pour enfants proposés par des associations, inspirés de tests standard (par ex., le Bangor Dyslexia Test). Que valent ces outils ? Ils peuvent être un point de départ intéressant pour éveiller l’attention. Par exemple, le test en ligne gratuit de France Dyslexia peut en quelques minutes donner un indice de risque de dyslexie chez un enfant. Ce genre de questionnaire va vous faire réaliser “Tiens, mon enfant cumule beaucoup de signes.” Mais attention : cela reste un repérage indicatif. Aucun test en ligne ne peut remplacer un bilan orthophonique. Beaucoup de facteurs entrent en jeu dans un diagnostic (âge, contexte, autres troubles) que seul un professionnel peut apprécier. Donc, utilisez ces auto-évaluations avec précaution : si le résultat indique “fort risque de dyslexie”, ne paniquez pas mais prenez rendez-vous chez l’orthophoniste. Si le test est “négatif” mais que vous avez un doute sérieux, consultez quand même – les tests en ligne ne détectent pas tout. Voyez-les comme un thermomètre : ça donne une idée, mais ce n’est pas le médecin 😉.
D’ailleurs, les sites d’information spécialisés (comme Allo Ortho ou Dys-positif) proposent souvent des fiches repère plutôt que de véritables tests. On vous pose des questions du style “Est-ce que votre enfant a mis beaucoup de temps à connaître les lettres ?”, “Invente-t-il des mots pour compenser ceux qu’il n’arrive pas à lire ?”, etc. À la fin, on vous conseille sur la marche à suivre (consulter, attendre un peu, quels spécialistes voir). C’est très bien pour s’informer et se rassurer, mais encore une fois, seul un professionnel pourra poser le mot “dyslexie” après une évaluation rigoureuse.
Tous dyslexiques, tous différents

En parcourant les listes de symptômes, vous aurez peut-être l’impression que “tout correspond”… ou au contraire “mon enfant n’a pas tous ces problèmes, donc il n’est peut-être pas dyslexique”. Il faut savoir que la dyslexie est un spectre large. Certains dyslexiques lisent presque correctement mais très lentement, d’autres lisent vite mais de travers, etc. Chaque profil est différent. Il existe des formes légères de dyslexie, où l’enfant ne va trébucher qu’à l’écrit et s’en sortira en lecture à peu près convenablement, et des formes sévères où lire trois mots est une torture. Parfois la dyslexie vient avec d’autres troubles (“comorbidités”) comme le TDA/H ou la dyspraxie, ce qui modifie le tableau. Bref, ne vous attendez pas à ce que votre enfant présente tous les signes listés pour consulter.
Pour une vue d’ensemble (DYS, TDAH, TSA, TDL…), j’ai réuni les repères ici : TND, autisme, TDAH, DYS : mieux comprendre son enfant
À l’inverse, ne concluez pas trop vite non plus : beaucoup d’enfants en difficulté de lecture en CP/CE1 finissent par rattraper leur retard avec un bon soutien et ne sont pas dyslexiques pour autant. D’où l’importance d’une évaluation par des pros : eux ont les outils pour distinguer un retard d’acquisition d’une véritable dyslexie. Ils tiendront compte de l’histoire de l’enfant, de ses progrès, de ses stratégies. C’est un diagnostic complexe à établir, d’où parfois l’attente jusqu’en CE2 pour en être sûr. D’ailleurs, on parle de “diagnostic d’exclusion” : on s’assure d’abord qu’il n’y a pas un problème auditif, visuel, un manque de scolarisation, une déficience intellectuelle, etc. Le diagnostic de dyslexie vient quand on a écarté toutes ces causes possibles et qu’on constate un trouble persistant du langage écrit.
En résumé, faire le diagnostic le plus tôt possible permet de mettre en place les aides nécessaires et d’éviter que l’enfant perde confiance ou accumule du retard. Un diagnostic de dyslexie n’est pas une étiquette négative, au contraire : c’est la porte d’entrée vers des aménagements scolaires et une prise en charge orthophonique adaptée, qui vont considérablement améliorer la scolarité de votre enfant. Si le mot “dyslexie” fait peur, dites-vous qu’il vaut mieux le savoir et agir, que rester dans le doute et laisser l’enfant en difficulté sans nommer le problème. Les parents décrivent souvent un sentiment de soulagement à l’annonce du diagnostic : enfin on comprend ce qui se passe, enfin on va pouvoir adapter nos attentes et aider correctement.
Conclusion – Pas à pas vers le diagnostic. Si vous suspectez une dyslexie, observez les signes, discutez avec l’enseignant, consultez un orthophoniste. Ne restez pas isolés avec vos inquiétudes. Le parcours du diagnostic peut sembler impressionnant (tests, spécialistes…) mais il en vaut la peine : faire reconnaître la dyslexie ouvre des droits (tiers-temps aux examens, soutien scolaire, etc.) et permet à l’enfant d’avancer sans se décourager. Rappelez-vous que votre enfant est bien plus que ses difficultés en lecture. Valorisez ses talents à côté, dédramatisez l’enjeu de la lecture tout en l’encourageant dans ses efforts. Et surtout, gardez confiance : avec un diagnostic posé et un accompagnement adapté, un enfant dyslexique peut tout à fait s’épanouir dans sa scolarité et retrouver le sourire. 👍 N’hésitez pas à partager en commentaire vos expériences de bilans ou vos questions sur le diagnostic, la communauté est là pour se soutenir et échanger des conseils.
