
Une appli qui donne envie de sciences… sans le côté “blouse grise”
Si je te dis “métiers scientifiques”, tu imagines quoi ? Des formules au tableau, des gens très sérieux, et un silence de bibliothèque qui fait peur ? (Moi, rien que d’y penser, j’ai déjà envie de chercher la sortie.) C’est pile contre cette image que Dassault Systèmes lance O’gure, une appli web pensée pour les collégiennes de 13 à 16 ans, avec une promesse simple : rendre la découverte des sciences plus vivante, plus accessible, et plus “ok, pourquoi pas moi ?”.
À l’origine, un constat qui pique un peu : selon une étude citée dans l’article source, seulement 9 % des jeunes filles interrogées envisageraient une carrière scientifique, et beaucoup décrivent ces métiers comme “arides et techniques”. Ouch. Alors O’gure arrive avec des codes de leur quotidien (avatars, swipe, mini-jeux) et une approche par défis, plutôt que par cours magistral.
Si tu veux voir l’outil tel qu’il a été conçu, voilà le lien direct : O’gure (appli web officielle).
O’gure, concrètement, ça fait quoi ?
O’gure se présente comme un parcours interactif. L’idée n’est pas de te coller une étiquette (“toi tu seras ingénieure, toi non”), mais de t’aider à explorer tes goûts, tes motivations et tes points forts. On y trouve :
Des tests de personnalité (pour te donner des pistes, pas un verdict), des défis ludiques à réaliser, et un univers visuel qui ressemble davantage à une expérience numérique moderne qu’à un catalogue d’orientation au lycée.
Point qui peut rassurer beaucoup de familles : c’est une appli web, sans téléchargement, et annoncée comme ne collectant pas de données. Dans un monde où on te demande ton mail pour respirer, ça fait du bien.
Et pour les ados DYS, on en pense quoi ?

Sur DYSCLICK, on revient souvent à une réalité simple : ce n’est pas “le niveau” qui bloque, c’est l’accès. Lire un pavé, décoder des consignes longues, se projeter dans un métier à partir d’un texte dense… pour un profil DYS, ça peut coûter une énergie folle.
Du coup, ce type d’approche plus visuelle et découpée en petites étapes peut être une bonne nouvelle. Les mécaniques de mini-jeux, les interactions courtes, les choix par swipe… ça réduit la charge de lecture continue et ça donne un sentiment de progression rapide (et ça, quand on a l’habitude de ramer sur des devoirs, c’est précieux).
Je pense à une scène très concrète : une ado dyslexique de mon entourage (appelons-la L.) qui avait la phrase “je suis nulle en sciences” collée au front… alors qu’elle passait ses week-ends à bidouiller des montages de DIY et à comprendre des tutos comme personne. Le jour où on a arrêté de lui présenter “la science” comme un bloc de texte intimidant, et qu’on l’a amenée vers des défis concrets, son discours a changé. Pas du jour au lendemain, hein. Mais petit à petit : “en fait, j’aime résoudre des problèmes”. C’est exactement ce genre de bascule qu’O’gure cherche à provoquer.
Des rôles modèles, des biais… et ce fameux dialogue à la maison
L’article rappelle un autre facteur : l’orientation se joue beaucoup en famille. Beaucoup de jeunes se tournent vers leurs parents pour décider. Et là, on touche un sujet délicat (et fréquent) : les stéréotypes peuvent s’inviter à table, parfois sans mauvaise intention. Le fameux “tu vas être la seule fille” ou “c’est un milieu de mecs”.
Dans la présentation de l’appli, il est même dit que le frein peut venir… de la mère, par crainte que le cadre soit hostile ou triste. Je ne suis pas là pour juger : c’est souvent une inquiétude protectrice. Mais si on veut élargir le champ des possibles, il faut aussi élargir les images qu’on associe à ces métiers.
Pour aller plus loin sur le sujet des parcours féminins et des réseaux qui soutiennent ces vocations, tu peux jeter un œil à l’association Femmes Ingénieures.
Pourquoi ça tombe bien: la Journée internationale de la fille
Le lancement d’O’gure a été calé juste avant la Journée internationale de la fille. Ce n’est pas qu’un symbole : c’est aussi une manière de rappeler que l’orientation n’est pas juste une question de notes, mais de représentation, de confiance, et de permission intérieure.
Si tu veux découvrir le contexte de cette journée, voilà la page officielle : Journée internationale de la fille (ONU).
Comment utiliser O’gure intelligemment (sans que ça devienne “encore un truc à faire”)
Quelques idées simples, testées “dans la vraie vie”, pour que l’expérience reste légère :
En mode micro-session : 10 minutes, pas plus. Si on attend “le bon moment” pour faire 45 minutes, on ne le fera jamais. Dix minutes, c’est jouable entre deux activités.
Avec un adulte en copilote (optionnel) : pas pour contrôler, mais pour discuter. “Qu’est-ce qui t’a plu ? Qu’est-ce qui t’a agacée ?” Cette mini-conversation vaut souvent plus que le résultat du test.
En valorisant les habiletés invisibles : persévérance, créativité, curiosité, capacité à visualiser… Des forces qu’on retrouve chez plein de jeunes DYS, et qu’on oublie parce qu’elles ne rentrent pas dans une note sur 20.
En faisant le lien avec le quotidien : si l’ado aime les jeux vidéo, parler d’UX, de design, de scénarisation, de QA. Si elle aime bricoler, parler de prototypage, de mécanique, de matériaux. Les sciences ne vivent pas uniquement dans un manuel.
Ce que j’aimerais voir dans ce type d’outil (spécial DYS)
O’gure s’appuie déjà sur des mécaniques ludiques. Si on rêve un peu (et si jamais l’équipe de conception tombe sur cet article), voici des options qui rendraient l’expérience encore plus inclusive :
Une lecture audio des consignes et des textes, des polices adaptées, un réglage de contraste, et un mode “phrases courtes” (ou résumé). Ça change tout pour la fatigue de lecture.
Des retours positifs axés effort (“tu as essayé plusieurs stratégies”) plutôt que des retours “vrai/faux”. Pour beaucoup de jeunes qui doutent, le ton de l’outil compte autant que le contenu.
Des parcours qui montrent la diversité des métiers : science = pas seulement “maths”, mais aussi santé, environnement, data, architecture, ergonomie, numérique, etc. Plus on élargit, plus on trouve une porte d’entrée.
Conclusion: une petite porte d’entrée, et parfois ça suffit
O’gure ne va pas régler à lui seul les inégalités d’orientation, ni effacer des années de stéréotypes. Par contre, une appli bien pensée peut servir de déclic: un test qui donne une idée, un défi qui réveille une curiosité, une discussion à la maison qui se fait autrement.
Et toi, tu en penses quoi ? Est-ce que tu as déjà testé (ou fait tester) des outils d’orientation ludiques à un ado DYS ? Qu’est-ce qui a marché, et qu’est-ce qui est tombé à plat ? Je lis tout en commentaire, parce que les retours “terrain” sont souvent plus parlants que les brochures.
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