
Le Bac de Français, passé en fin de Première, est souvent un grand défi pour les élèves DYS. Au programme : une épreuve écrite d’analyse de texte ou de dissertation, et une épreuve orale où il faut présenter des lectures et échanger avec le jury. Quand on est dyslexique, dysorthographique ou dyspraxique, lire des romans entiers et écrire une dissertation en bon français peut sembler mission impossible. Mais rassurez-vous : avec les bonnes stratégies d’organisation, de méthodologie et quelques outils adaptés, nos élèves DYS peuvent non seulement s’en sortir, mais aussi briller à cet examen.
Ce guide de survie vous propose des conseils concrets pour aborder sereinement le Bac de Français, en tenant compte des particularités DYS. Comment s’organiser dans les révisions ? Quelles astuces pour la lecture des œuvres quand on est dyslexique ? Comment faire un brouillon efficace malgré la dyspraxie ? Quelles techniques de mémorisation pour une mémoire défaillante ? Comment gérer l’écrit, l’orthographe, et l’oral (trac, formulation de la problématique) ? Nous répondrons aussi à une foule de questions pratiques posées par des élèves DYS, afin d’évacuer toutes les inquiétudes courantes sans tabou. Pas de discours culpabilisant ici, juste du pragmatique et du soutien pour que chaque jeune aborde le Bac de Français en confiance. C’est parti pour nos conseils de terrain !
Si vous hésitez sur ce que recouvrent dyslexie, dysorthographie, dyspraxie ou dysphasie, commencez par le Guide des Troubles DYS : Dyslexie, Dyspraxie …. Ça aide à choisir les bonnes stratégies sans tout tester au hasard.
- S’organiser avec un Profil DYS : Anticipation et Méthodes Douces
- Contourner les Obstacles en Écriture et Analyse
- Mieux comprendre et mémoriser les textes quand on est DYS
- Quel sujet choisir à l’écrit du bac de francais quand on est dyslexique ?
- Réussir le commentaire de texte au bac de français quand on est DYS
- Réussir la dissertation du bac de francais quand on est DYS
- Préparer L’oral du bac de français pour DYS
- Se préparer et s'entrainer au bac de français avec l’IA (ChatGPT, NotebookLM)
- Pour conclure
- FAQ – Les Questions (Pas si) Bêtes des Élèves DYS sur le Bac de Français
S’organiser avec un Profil DYS : Anticipation et Méthodes Douces

1. Commencer tôt les lectures obligatoires : Les élèves dyslexiques le savent, lire un livre de 300 pages peut prendre un temps fou. Ne laissez pas votre ado commencer Madame Bovary une semaine avant l’écrit ! Idéalement, répartissez les lectures des œuvres intégrales sur l’année, voire démarrez pendant l’été précédent la Première. Faites un planning de lecture très en amont, avec des objectifs modestes mais réguliers (ex : 10 pages par jour). Ainsi, l’élève ne se retrouvera pas submergé la veille de l’examen. Utilisez des audiolivres en complément : écouter le roman lu à voix haute tout en suivant dans le texte aide beaucoup les DYS à comprendre et avancer. La plupart des œuvres au programme existent en livre audio Pour choisir rapidement une bonne source de livres audio (selon l’âge, le budget et les usages), j’ai listé des options ici : Les 10 Meilleurs plateformes de livres audio pour DYS. On peut aussi trouver des résumés audio sur YouTube ou des podcasts. Ce n’est pas tricher que d’écouter le livre au lieu de le lire intégralement soi-même : l’important est d’en saisir l’intrigue et les idées.


2. Utiliser des supports simplifiés et multimodaux : Pour chaque œuvre ou texte au programme, cherchez des ressources adaptées : versions abrégées, bandes dessinées de l’œuvre (il en existe pour pas mal de classiques), ou des fiches de lecture toutes prêtes. Par exemple, la collection “Petit Classique Larousse” propose des résumés chapitre par chapitre et explications de texte. Des sites comme SchoolMouv, JulesdeDVL ou Bacdefrancais.net offrent des analyses vulgarisées. Attention à ne pas se contenter du résumé : ce sont des béquilles, mais il faut aussi avoir un minimum de citations ou d’éléments précis en tête pour faire bonne impression. Une méthode efficace : après chaque chapitre lu (ou écouté), l’élève peut rédiger une fiche simplifiée avec les personnages principaux, les événements clés, les thèmes abordés. En écrivant lui-même en langage simple ce qu’il a compris, il consolide sa mémoire. S’il a du mal à écrire, il peut dicter sa fiche à l’oral (à un parent ou dans un enregistreur) et la faire transcrire ensuite – l’important est de reformuler avec ses mots. Si l’élève dicte ses fiches ou ses brouillons, la dictée vocale peut faire gagner beaucoup de temps au quotidien. Exemple concret ici : Reconnaissance vocale Gratuite avec Chat GPT

3. Mettre à profit les points forts cognitifs : Beaucoup de DYS ont une pensée visuelle ou arborescente. Exploitez-la ! Par exemple, utilisez des cartes mentales (mind maps) pour résumer une œuvre littéraire ou un courant littéraire. Placez le titre au centre, puis des branches pour personnages, thèmes, contextes, etc. Ajoutez des dessins ou pictogrammes pour imager les concepts (une balance pour symboliser la justice si c’est un thème du livre, etc.). Cette représentation visuelle aide à mieux comprendre et retenir, et elle peut être faite en famille de façon ludique. De même, si l’élève a une bonne mémoire auditive, encouragez-le à se réciter à haute voix les définitions ou les plans de texte. Certains dyslexiques mémorisent mieux en écoutant qu’en lisant, donc pourquoi pas s’enregistrer en train de faire le résumé d’une œuvre, puis réécouter l’enregistrement comme on écouterait une chanson. Ça change du support visuel et ça renforce l’apprentissage. Si vous voulez une méthode simple pour faire des cartes mentales d’œuvres, de mouvements et de plans, suivez Boostez l’Apprentissage avec les Mind Maps : Un Guide pour les DYS
4. Éviter la surcharge et la fatigue cognitive : L’organisation, c’est aussi savoir doser. Un élève DYS se fatiguera plus vite sur un exercice de lecture ou d’analyse. Mieux vaut étaler les révisions en petites séances quotidiennes (20-30 minutes efficaces) plutôt que des après-midis marathon qui le laisseront épuisé. Utilisez la technique du pomodoro (25 minutes de travail, 5 minutes de pause) pour garder de la fraîcheur. Prévoyez des pauses actives entre deux matières : un peu d’exercice physique, une collation, un moment de détente (lire un texte plaisant, dessiner le cours…). Ainsi, l’élève maintient sa concentration sans saturer.
Contourner les Obstacles en Écriture et Analyse
Avant de parler méthode, vérifiez le cadre d’aménagements déjà en place, car il conditionne l’ordinateur, le temps majoré ou l’aide humaine. Point de départ ici : Aménagements scolaires DYS : loi, PAP, PPS, MDPH
Passons aux spécificités par trouble et comment y faire face :
- Dyslexie / Dysorthographie (troubles de la lecture/orthographe) : La difficulté majeure est la décodage du texte et l’orthographe. En analyse littéraire, un dyslexique peut louper des nuances ou mal lire une phrase clé. Solutions : pendant l’examen écrit, l’élève peut (si autorisé) utiliser la syntèse vocale – par exemple, s’il compose sur PC, il peut faire lire le sujet par l’ordinateur. En classe, entraînez-vous à bien surligner les mots importants du sujet pour compenser les confusions visuelles. Apprenez-lui à repérer les mots-clés (ex : “comment” / “montrez que”) et à reformuler la consigne pour être sûr de l’avoir comprise. Sur l’orthographe, en épreuve écrite, qu’il essaie de simplifier son style pour limiter la casse : mieux vaut des phrases courtes, un vocabulaire qu’il sait écrire, que de se lancer dans une tournure alambiquée avec trois fautes par mot. Souvent, la note de langue ne pénalisera pas outre mesure le dysorthographique (et désormais, on ne compte plus ses fautes dans la note, en théorie). Mais il faut quand même que la copie reste compréhensible. Entraînez-le à se relire en se concentrant sur 2-3 fautes récurrentes (par ex., les accords basiques qu’il peut rectifier). Pour le brouillon, s’il a du mal à lire ce qu’il écrit lui-même (courant chez les dys avec écriture lente et chaotique), encouragez-le à écrire en capitales d’imprimerie sur son brouillon ou à sauter des lignes pour mieux se relire. Ce n’est pas grave si son brouillon est partiel, l’important est la version finale.
- Dyspraxie (troubles du geste / de l’organisation spatiale) : Ici le problème est d’écrire à la main lisiblement et d’organiser les idées. Un dyspraxique bénéficiera fortement de l’utilisation d’un ordinateur (Si l’ordinateur est envisagé pour l’écrit, voici la procédure et les points de vigilance : Aménagements DYS : passer le Bac sur ordinateur) pour l’écrit. S’il doit écrire à la main, qu’il adopte des astuces : utiliser un stylo ergonomique, écrire sur des lignes bien marquées, peut-être utiliser du papier à gros carreaux (type Seyès 3mm) pour se guider. Il peut s’entraîner à structurer son brouillon en tableau par exemple (colonne idées, colonne exemples). La dyspraxie s’accompagne parfois d’une pensée confuse : la carte heuristique est un bon outil ici pour le plan, car il pourra étaler visuellement ses idées sans se perdre dans des lignes de texte. Ensuite seulement il linéarisera en un plan détaillé. En oral, le dyspraxique peut avoir du mal avec le langage non-verbal (regard, gestes). Ce n’est pas éliminatoire : on n’attend pas une performance de théâtre, juste une communication claire. Il peut prévenir l’examinateur en début d’oral qu’il a des troubles praxiques s’il le souhaite (sans rentrer dans les détails techniques). Le jury alors ne tiendra pas rigueur d’un manque de contact visuel par exemple, et se concentrera sur son propos.
- Dysphasie (troubles du langage oral) : En vue de l’oral du Bac, un élève dysphasique doit travailler la structuration de son exposé et la prononciation de certains mots. A l’oral de français, ils disposent heureusement d’une préparation écrite de 20 minutes. L’astuce pour eux : utiliser cette préparation pour écrire les mots-clés de chaque partie, et éventuellement préparer des phrases d’introduction et de conclusion toutes prêtes (par écrit, car à l’oral spontané ils pourraient chercher leurs mots). Ils peuvent demander l’aménagement d’un temps supplémentaire en oral ou de pouvoir répondre par écrit à certaines questions (c’était prévu pour le Grand Oral dans une note de 2020, mais cela a été restreint – on peut toujours tenter de le demander si la dysphasie est sévère). En tout cas, un dysphasique doit absolument s’entraîner à l’oral en conditions réelles à l’avance : jouer la scène avec un proche ou un prof, pour apprivoiser le stress et l’élocution. Apprendre à parler lentement, articuler, marquer des pauses pour chercher ses mots sans stress – ce sont des techniques qui s’apprennent.
- TDAH (Trouble de l’attention/hyperactivité) : Ces élèves ont du mal à rester concentrés longtemps, et à organiser leurs idées sans digressions. Pour eux, la clé est de canaliser l’attention. Astuces : travailler avec un minuteur lors des devoirs pour se conditionner à rester sur la tâche pendant 15 minutes sans bouger, puis petite pause bouger, etc. Le jour de l’épreuve écrite, un TDAH aura peut-être l’aménagement de composer seul en salle – si oui, c’est idéal pour éviter les distractions. Sinon, des bouchons d’oreilles (simples, en mousse) peuvent l’aider à faire abstraction du bruit de fond, c’est souvent toléré (il peut demander au surveillant). Pour les révisions, le TDAH doit privilégier des séances courtes et variées, et utiliser des supports ludiques pour éviter l’ennui : par exemple, transformer les révisions en quiz (style QCM) qu’il peut faire en ligne ou avec un proche pour le côté stimulant. Sur le plan de l’écrit, l’élève TDAH peut avoir des idées partant dans tous les sens : on conseille de faire un plan très détaillé au brouillon avant d’écrire, et de s’y tenir. Il peut se relire en s’assurant que chaque paragraphe répond bien au sujet et que rien d’inutile ne s’est glissé (les esprits vifs ont tendance à digresser sur un détail hors sujet). Apprendre à se relire en plusieurs passes ciblées peut aider : une relecture pour vérifier le sens (suis-je hors sujet quelque part ?), une pour l’orthographe, etc., histoire de se concentrer sur un aspect à la fois.
Ces aménagements ne sont pas automatiques, et les délais peuvent piéger. Pour éviter le stress de dernière minute, voir Aménagements d’examen : ne ratez pas la demande avant fin 2025
Mieux comprendre et mémoriser les textes quand on est DYS
Pour un élève DYS, lire un texte de français ne consiste pas seulement à déchiffrer les mots. Il faut aussi suivre le fil, comprendre le vocabulaire, repérer les idées importantes, retenir les notions littéraires, puis réussir à les réutiliser à l’écrit ou à l’oral. C’est souvent cette accumulation qui fatigue et qui donne l’impression que le texte reste flou, même après plusieurs lectures.
La première étape consiste à rendre le texte plus lisible : police claire, taille suffisante, interligne aéré, paragraphes espacés, texte aligné à gauche. Si le support est numérique, on peut aussi utiliser la lecture audio ou la synthèse vocale pour écouter le texte avant de le relire visuellement.
Ensuite, il faut découper le texte en petites zones. Une strophe, un paragraphe, une réplique, une idée. À côté de chaque zone, l’élève écrit une phrase simple : qui parle, ce qui se passe, quelle idée domine. Cela transforme un bloc difficile en étapes plus faciles à retenir.
Le vocabulaire mérite aussi un vrai travail. Plutôt qu’une longue liste, mieux vaut choisir quelques mots difficiles et les associer à une définition simple, un exemple ou une image mentale. Les notions comme métaphore, ironie ou tragique deviennent plus accessibles quand elles sont reliées à une situation concrète, un film, une chanson ou une scène connue.
J’ai détaillé toute cette méthode ici : Mieux comprendre et mémoriser un texte quand on est DYS.
Quel sujet choisir à l’écrit du bac de francais quand on est dyslexique ?
| Profil de l’élève | Sujet souvent le plus adapté | Pourquoi ? | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Voie générale, œuvre bien révisée | Dissertation | Moins d’inconnu, exemples déjà travaillés en classe | Bien répondre à la question pour éviter le hors-sujet |
| Voie générale, texte du commentaire très clair | Commentaire | Le texte donne directement la matière du devoir | Risque de contresens si le texte est mal compris |
| Voie technologique | Commentaire | Sujet plus guidé, cadre plus rassurant | Il faut quand même rédiger une réponse organisée |
| Élève très fatigable en lecture | Dissertation, si elle est maîtrisée | Moins de lecture nouvelle le jour J | Ne pas réciter un plan appris sans l’adapter |
| Élève à l’aise avec les textes inconnus | Commentaire | Possibilité de construire à partir du texte fourni | Demande une lecture précise et rapide |
Le jour du bac de français, le premier choix arrive très vite : commentaire ou dissertation ? Pour un élève dyslexique, ce choix n’est pas seulement une préférence littéraire. C’est une stratégie de survie intellectuelle. Il faut choisir le sujet qui laisse le moins de place à l’inconnu.
En voie générale, l’épreuve propose un commentaire ou une dissertation. En voie technologique, le choix se fait entre un commentaire et une contraction de texte suivie d’un essai. Le ministère précise aussi que le commentaire de la voie technologique est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
En voie générale, la dissertation est souvent le choix le plus sécurisant
Pour un élève dyslexique bien préparé, la dissertation peut être le meilleur choix. Pourquoi ? Parce qu’elle s’appuie sur une œuvre étudiée pendant l’année. Il y a donc moins de découverte le jour de l’épreuve.
Le commentaire impose de lire un texte inconnu, parfois long, ancien, poétique ou difficile. Il faut le comprendre, repérer les idées, trouver des procédés, organiser un plan, citer correctement, puis rédiger. Pour un élève dyslexique, cela peut faire beaucoup de tâches en même temps.
La dissertation, elle, permet d’arriver avec des repères déjà construits : les personnages, les thèmes, les passages importants, les idées vues en classe. Le sujet peut être large, mais il part d’un terrain connu. C’est un avantage énorme.
Attention tout de même : la dissertation devient risquée si l’élève plaque un plan appris sans répondre précisément à la question. Le danger principal, c’est le hors-sujet.
La bonne règle est simple : si le sujet de dissertation est compris clairement et que trois exemples viennent vite, c’est probablement le bon choix.
En voie technologique, le commentaire peut être plus adapté
En voie technologique, le commentaire est souvent plus rassurant, car il est davantage guidé. Cela aide l’élève à ne pas partir dans tous les sens. Même si tout n’est pas parfait, il peut récupérer des points avec une compréhension correcte du texte, quelques remarques pertinentes et une organisation simple.
La contraction de texte suivie d’un essai peut être plus coûteuse pour un élève dyslexique. Elle demande de lire finement un texte argumentatif, de le résumer sans le déformer, puis de rédiger une réponse personnelle. C’est un exercice intéressant, mais il cumule lecture, sélection, reformulation et argumentation.
La méthode des 10 minutes pour décider
Au début de l’épreuve, l’élève ne doit pas choisir au feeling. Il doit tester les sujets rapidement.
Pour le commentaire, il se pose trois questions :
- Est-ce que je comprends le texte après une première lecture ?
- Est-ce que je vois deux grandes idées ?
- Est-ce que je peux citer quelques passages sans me perdre ?
Pour la dissertation, il se pose trois autres questions :
- Est-ce que je comprends exactement la question ?
- Est-ce que je peux proposer un plan simple ?
- Est-ce que j’ai au moins trois exemples précis tirés de l’œuvre ?
Si la dissertation donne vite un plan et des exemples, elle est souvent plus sécurisante en voie générale. Si le texte du commentaire est très clair et que le sujet de dissertation semble piégeux, le commentaire peut devenir le meilleur choix.
Le bon sujet n’est pas celui qui semble le plus facile. C’est celui où l’élève peut construire une copie claire, même imparfaite.
Pour les élèves qui bénéficient d’aménagements, il faut aussi vérifier avant l’épreuve les conditions concrètes : tiers-temps, ordinateur, logiciels autorisés, organisation de la salle. Le guide Aménagements bac DYS/TDAH : guide complet 2026 et l’article Bac sur ordinateur DYS, PC ou iPad mode d’emploi peuvent aider à préparer cette partie pratique.
Réussir le commentaire de texte au bac de français quand on est DYS
Le commentaire de texte peut sembler plus rassurant qu’une dissertation, car l’élève a un texte sous les yeux. Pour un élève DYS, c’est un vrai avantage : il peut s’appuyer sur des mots, des lignes, des citations, des procédés visibles. Il n’a pas besoin de tout sortir de mémoire.
Mais attention, le commentaire n’est pas une simple explication du texte. Le risque, c’est de raconter ce que dit l’auteur sans vraiment analyser. La méthode doit donc être très claire : lire, souligner, classer, citer, expliquer.
La bonne stratégie consiste à découper l’épreuve en petites étapes. D’abord, comprendre le texte et reformuler le sujet avec ses propres mots. Ensuite, repérer les idées principales, les émotions, les procédés littéraires et quelques citations courtes. Puis organiser le brouillon dans un tableau très simple : idée, citation, procédé, analyse.
Pour un élève DYS, ce tableau est souvent plus efficace qu’un brouillon en gros bloc de phrases. Il montre tout de suite ce qui manque : une citation sans analyse, une idée sans exemple, ou une partie trop faible.
La phrase à retenir est simple :
citation + procédé + interprétation
C’est cette formule qui transforme une remarque en vraie analyse littéraire.
J’ai préparé un guide détaillé avec la méthode complète, des phrases types, des exemples de plan et une fiche résumé à télécharger : réussir le commentaire de texte au bac de français quand on est DYS.
Réussir la dissertation du bac de francais quand on est DYS
La dissertation peut sembler plus impressionnante que le commentaire, parce qu’il n’y a pas de texte sous les yeux pour guider l’élève. Pourtant, pour certains élèves DYS, elle peut devenir un choix assez sécurisant, à condition d’être bien préparée.
Son avantage principal : elle porte sur une œuvre étudiée pendant l’année. L’élève peut donc préparer à l’avance des exemples, des personnages, des scènes importantes et quelques idées réutilisables. Le jour de l’épreuve, il ne part pas de zéro.
La méthode doit rester simple : comprendre le sujet, le reformuler avec ses propres mots, chercher des arguments, choisir des exemples, puis construire un plan clair. Le plus grand piège est le hors-sujet. Pour l’éviter, l’élève peut écrire en haut du brouillon : Je dois répondre à la question suivante… Cette phrase sert de boussole pendant toute l’épreuve.
Un tableau peut aussi beaucoup aider :
| Idée | Exemple dans l’œuvre | Ce que cela prouve |
|---|---|---|
| Le théâtre divertit | Une scène comique | Le spectateur prend plaisir à regarder |
| Le théâtre fait réfléchir | Un personnage critiqué | L’auteur dénonce un comportement |
| Le théâtre émeut | Un conflit ou une séparation | Le spectateur ressent de la compassion |
Pour un élève DYS, la dissertation devient plus accessible quand elle est découpée en petites étapes visibles.
J’ai préparé une méthode complète ici : Réussir sa dissertation au bac de français quand on est DYS
Préparer L’oral du bac de français pour DYS
L’oral de français peut être impressionnant pour un élève DYS. Il faut lire, expliquer un texte, répondre à une question de grammaire, puis parler d’une œuvre choisie. Beaucoup d’informations à garder en tête, avec le stress en plus.
La bonne approche consiste à transformer chaque texte en parcours simple. Pour chaque extrait, l’élève peut préparer une fiche courte : contexte, thème, problématique, deux ou trois idées principales, quelques citations utiles, et les procédés à connaître. Une carte mentale peut aussi aider à visualiser le texte sans se perdre dans un bloc de phrases.
L’objectif n’est pas de réciter parfaitement. C’est de savoir où l’on va. L’élève doit pouvoir dire : ce texte parle de quoi, pourquoi il est intéressant, et comment l’auteur produit cet effet.
Pour l’œuvre choisie à l’entretien, il vaut mieux sélectionner un livre que l’élève comprend vraiment, même s’il paraît plus simple. Il doit pouvoir expliquer l’histoire, présenter un personnage marquant, dire ce qu’il a aimé ou compris, et répondre à quelques questions sans se contenter de oui ou non.
L’entraînement à voix haute est indispensable. Relire ses fiches en silence ne suffit pas. Il faut parler, s’enregistrer, recommencer, apprendre à ralentir et à respirer.
J’ai préparé un guide plus détaillé avec la méthode complète, les fiches par texte, l’entraînement à la lecture, la gestion du stress et l’entretien sur l’œuvre choisie : préparer l’oral du bac de français quand on est DYS.
Se préparer et s’entrainer au bac de français avec l’IA (ChatGPT, NotebookLM)
L’IA ne remplace pas le travail. Elle le rend plus faisable pour un élève DYS, en réduisant la charge de lecture, d’organisation et de rédaction.
Ce que ChatGPT peut aider à faire, concrètement
- Comprendre un texte plus vite, reformulation en français simple, explication des idées, vocabulaire difficile.
- Transformer un cours en fiches courtes, quiz, flashcards, cartes mentales, planning de révision.
- Préparer une méthode, exemple construire un plan, améliorer une intro, clarifier une problématique, corriger une rédaction dictée.
- S’entraîner avec des questions de type bac, avec correction et conseils.
Pour l’oral, j’ai déjà un guide complet ici : Préparer l’oral du bac de français avec l’IA
Pour l’écrit, l’idée est la même, l’IA sert à structurer et à s’entraîner, pas à produire une copie à recopier.
NotebookLM, très utile pour réviser

NotebookLM est souvent plus confortable que ChatGPT pour l’apprentissage. Tu lui donnes tes documents, cours, fiches, PDF, et il t’aide à résumer, retrouver une info, générer des questions de révision, sans partir dans tous les sens.
À lire : NotebookLM simplifie l’Apprentissage des DYS
Deux règles simples pour éviter les mauvaises surprises
- Ne pas demander à l’IA d’inventer des citations ou des analyses sans source. On travaille à partir du texte et du cours.
- Toujours vérifier les éléments “factuels” (mouvements littéraires, dates, définitions) avec le manuel ou le prof.
Si tu veux, je te propose 5 mini prompts ultra courts à coller dans l’article, adaptés “DYS” et orientés révisions, sans rentrer dans l’oral ni l’écrit.
Pour conclure
Pour conclure, le Bac de Français pour un élève DYS est un défi, mais certainement pas une fatalité. En exploitant toutes les astuces adaptées à son profil – qu’elles soient visuelles, auditives, kinesthésiques – et en bénéficiant des aménagements officiels (ordinateur, temps en plus, textes aménagés), l’élève peut réellement tourner ses difficultés à son avantage. Un dyslexique qui a développé une pensée très visuelle aura souvent des analyses originales en littérature, un TDAH aura parfois une créativité débridée qui enrichit son oral… Autant de forces cachées qu’il faut valoriser plutôt que brider.
Terminons ce guide par une foire aux questions compilant de vraies interrogations d’élèves DYS. Vous verrez, vous n’êtes pas seuls à vous poser ces questions, et il y a toujours une solution ou un conseil pour y répondre. Courage, vous pouvez le faire !
FAQ – Les Questions (Pas si) Bêtes des Élèves DYS sur le Bac de Français
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j’ai du mal à rédiger, auriez-vous une méthode ?
cordialement,
Fabienne
Bonjour ,
oui, il existe des méthodes simples pour rédiger quand l’écrit coûte beaucoup. Le plus utile est souvent de partir d’un plan très court : 1 idée principale, 2 ou 3 points importants, puis une phrase courte par idée.
Il faut aussi adapter selon le profil. Est-ce que vous avez uniquement des difficultés de rédaction, ou aussi d’autres troubles associés, par exemple dyslexie, dysorthographie, dyspraxie ou trouble de l’attention ?