Quelle orientation scolaire pour un élève dyslexique ?

Temps de lecture : 12 minutes

Après des années de primaire et de collège à surmonter les obstacles de la lecture et de l’écriture, votre enfant dyslexique arrive à un tournant : celui de l’orientation scolaire. Et là, nouvelle angoisse pour les parents (et les jeunes) : quelle voie choisir au lycée ? générale, technologique, professionnelle ? Y a-t-il des filières plus adaptées quand on est dyslexique ? Mon enfant pourra-t-il faire les études dont il rêve malgré ses difficultés ? Autant de questions bien légitimes ! Dans cet article, nous allons explorer les différents parcours possibles pour un élève dyslexique, de la 3ᵉ jusqu’aux études supérieures, en passant par les aménagements aux examens et l’entrée dans le monde pro. L’objectif : vous donner des clés pour choisir une voie en accord avec les compétences et passions de l’enfant, pas seulement en fonction de ses fragilités. Nous parlerons des filières générales, technologiques, professionnelles, de l’enseignement spécialisé (ULIS, IME) quand c’est envisagé, et surtout des aménagements et aides qui existent au lycée et dans le supérieur pour compenser la dyslexie (parce qu’il serait dommage de s’auto-censurer alors que des dispositifs d’accessibilité existent). On abordera aussi l’aspect estime de soi et motivation : une orientation réussie, c’est celle où l’enfant se sent à sa place et peut s’épanouir. Quelques exemples inspirants de parcours de dyslexiques célèbres ou non viendront illustrer qu’avec de la détermination (et les aménagements adéquats), sky is the limit ! 🚀 Allez, attachez vos ceintures : du collège au CAP ou au Bac+5, on fait le tour des horizons possibles pour nos enfants dys… en gardant toujours en tête qu’ils ont un potentiel immense à faire valoir.

Si vous voulez repartir sur des bases simples, commencez par comprendre ce que recouvre vraiment la dyslexie, et ce que ça change à l’école : La dyslexie : comprendre ce trouble de l’apprentissage

Collège : préparer l’orientation en douceur

Avant de parler lycée, arrêtons-nous un instant sur le collège, car c’est là que se profile l’orientation (dès la 4ᵉ on commence à y réfléchir, et surtout en 3ᵉ). Bonne nouvelle : au collège, votre enfant dyslexique bénéficie normalement d’un PAP ou PPS, et il peut continuer à l’avoir au lycée. Donc les efforts d’aménagement ne s’arrêtent pas en 3ᵉ, au contraire. Pour éviter d’attendre le lycée, voici un repère clair sur le bon moment pour passer au clavier : Quand votre enfant est-il prêt à utiliser le clavier en classe. En 3ᵉ, il passera le Brevet (DNB) et pourra bénéficier d’aménagements d’examen grâce à son statut (tiers-temps, ordi, etc.). C’est un bon entraînement pour la suite. Beaucoup de jeunes dyslexiques obtiennent leur Brevet avec mention une fois les ajustements en place – de quoi les rebooster avant le lycée ! Pour le collège, voici un guide concret sur les aménagements au Brevet / DNB : Aménagements DYS au Brevet, ordi, tiers-temps, scribe

Dès la 4ᵉ, commencez à discuter orientation sans stress avec lui. Qu’est-ce qu’il aime faire ? Qu’est-ce qui le motive ? Un enfant dyslexique a souvent pu développer une passion dans un domaine pratique, artistique ou technique : accrochez-vous à ça. On peut réussir brillamment en faisant ce qu’on aime, même si ce n’est pas la voie “classique”. Certains dys adorent la mécanique, le dessin, la cuisine, l’informatique… D’autres, malgré la dyslexie, veulent absolument faire un bac général pour poursuivre en fac ou prépa parce qu’ils ont une flamme pour l’histoire ou la biologie. Tout est possible a priori, mais il faut être lucide sur le niveau de difficulté et le type d’effort requis dans chaque filière.

Le Conseiller d’Orientation Psychologue (COP ou Psy-EN) du collège peut être d’une aide précieuse. Informez-le du profil de votre enfant et de ses points forts. Il pourra vous expliquer quelles filières sont accessibles et avec quels soutiens. N’hésitez pas à aborder la question des aménagements au lycée lors des réunions d’orientation de 3ᵉ : beaucoup de parents ignorent que les PAP/PPS continuent, que des ordis peuvent être autorisés en contrôle continu du lycée, etc. En étant bien informés, vous pourrez faire un choix moins anxieux.

Lycée général et technologique : mission possible ?

Le lycée général (voie générale ou filières technologiques type STMG, STI2D, STL…) est tout à fait envisageable pour un élève dyslexique, sous conditions. Ces filières restent académiques et demandent beaucoup de lectures, d’analyses de texte, de rédaction. Donc, il faut que l’élève ait acquis un certain niveau d’autonomie en lecture/écriture, ou du moins qu’il utilise efficacement les compensations (logiciels, etc.). Si votre enfant dyslexique a de bons résultats au collège grâce aux aménagements, qu’il est motivé par des études longues (et qu’il a un projet pro qui le nécessite, ex: devenir psychologue, ingénieur, etc.), alors il peut réussir en lycée général. Il devra probablement travailler plus que les autres dans les matières littéraires, mais c’est faisable. Ne laissez personne lui dire “tu es dyslexique, va plutôt en pro” par principe, c’est faux. De nombreux dyslexiques ont obtenu leur Bac général puis un Master ensuite. Les aménagements aux examens (tiers-temps, ordi, éventuellement secrétariat pour dicter ses copies) leur permettent de compenser au Bac, et dans le supérieur il y a aussi des dispositifs (on y reviendra).

Cependant, soyons honnêtes : un bac général L (désormais il n’y a plus de L/ES/S mais des spécialités, bref un profil très littéraire) peut être très éprouvant pour un dyslexique sévère qui n’aime pas lire. Il vaut mieux alors envisager un bac technologique ou à dominante scientifique, selon ses aptitudes. Exemple : un élève dyslexique qui galère en langues mais adore la physique pourra se plaire en filière STI2D (sciences de l’ingénieur) où il manipulera beaucoup et aura moins de dissertations à rédiger. Un autre, très intéressé par l’économie mais qui lit lentement, choisira STMG (management) plutôt que le bac général spécialité SES, car STMG mise plus sur l’oral, les projets, et a des épreuves de gestion plus concrètes. Chaque filière a ses particularités, donc il s’agit de trouver celle où les faiblesses de l’élève seront le moins pénalisantes et où ses forces pourront s’exprimer.

Les aménagements au lycée : assurez-vous dès l’entrée en seconde de signaler le PAP/PPS au nouveau proviseur. Un Plan d’Accompagnement sera reconduit, et les profs doivent en être informés. N’hésitez pas à rencontrer l’équipe pédagogique en début d’année pour rappeler les adaptations nécessaires (ex : “Mon fils a le droit d’utiliser son PC portable en cours et contrôle selon son PAP”). Au Bac, il faudra redéposer un dossier pour les aménagements (via le médecin scolaire de préférence, dès la Terminale ou même Première pour anticiper l’épreuve de français).Pour l’ordi au bac et le dossier d’aménagement, suivez ce guide : Passer le bac sur ordinateur quand on est DYS .Habituellement, les élèves dyslexiques obtiennent : 1/3 temps supplémentaire, usage de l’outil informatique, dispense de langue vivante 2 parfois, et parfois des aménagements spécifiques (ex: sujet de compréhension en anglais avec audio au lieu de texte). Tout cela est bien cadré. Anticipez bien ces démarches (c’est stressant de courir après en dernière minute).

Pendant le lycée, votre enfant aura peut-être encore de l’orthophonie ou un suivi méthodologique. Ne relâchez pas totalement les efforts, même s’il gagne en autonomie. Par exemple, un tuteur ou un prof particulier pour l’aider en français/philo peut être utile pour travailler la méthode de la dissertation (il a les idées, mais l’exprimer clairement par écrit reste difficile). Parfois, les lycées ont des dispositifs d’aide (soutien personnalisé) – à voir.

En bref, la voie générale/techno est possible mais demande une solide organisation et beaucoup de motivation de la part du jeune. Il doit vraiment avoir envie d’étudier ces matières, car ce sera un challenge supplémentaire pour lui. Si c’est son cas, foncez en le soutenant au maximum. S’il est moyennement motivé et que c’est plus un choix “par défaut”, attention à ne pas l’envoyer dans un mur de difficultés alors qu’il aurait pu s’épanouir ailleurs.

Lycée professionnel : une voie souvent épanouissante

Le lycée pro (CAP ou Bac Pro) est parfois considéré à tort comme un “choix par défaut” pour les élèves en difficulté scolaire. Or pour un jeune dyslexique, cela peut être un véritable choix par passion et talent. Beaucoup de nos enfants “dys” sont manuels, concrets, artistes, et l’enseignement professionnel met justement en avant ces qualités. En atelier ou en stage, plus besoin de rédiger des pages entières : on fait, on crée, on réalise ! Quelle bouffée d’air frais pour un ado qui a souffert de la dictée quotidienne.

Ainsi, un élève dyslexique qui aime la nature pourra s’épanouir en CAP paysagiste, un autre fan de cuisine brillera en Bac Pro Cuisine, un as de l’informatique trouvera son bonheur en Bac Pro Systèmes Numériques, etc. Le panel est large – n’hésitez pas à visiter des centres de formation, des lycées pro avec votre enfant pour lui montrer la richesse de ces métiers. On manque de bons artisans et techniciens en France, et nombre de dyslexiques y excellent car ils ont une intelligence pratique remarquable.

Avantages concrets : les filières pro offrent généralement des effectifs réduits, donc un suivi plus individualisé. Les profs de matières pro sont souvent sensibilisés aux troubles DYS (ils en voient régulièrement) et adaptent volontiers (ex : un élève dys pourra présenter plus à l’oral qu’à l’écrit). Les examens du CAP/Bac Pro contiennent une part de contrôle en cours de formation et des épreuves pratiques où la dyslexie impacte moins. Bien sûr, il y a encore du français, des maths, etc., mais c’est enseigné de façon appliquée et on valorise les compétences professionnelles.

Un Bac Pro n’empêche pas de faire des études ensuite, au contraire : de nombreux Bac Pro poursuivent en BTS, et il existe même des passerelles vers la fac (même si plus rares). Donc ce n’est pas du tout un cul-de-sac.

Attention toutefois : il faut choisir la voie pro par intérêt pour le métier, pas juste pour éviter le français 😅. Un élève dyslexique qui irait en Bac Pro sans affinité particulière risquerait de ne pas plus s’y investir. Donc comme pour tout ado, on discute projet professionnel, stages de découverte, etc. Ce qui est bien, c’est que la voie pro propose souvent des stages dès la 3ᵉ ou le lycée, ce qui permet au jeune de se confronter au monde du travail réel – parfois, ça révèle des vocations ou au contraire ça permet de réajuster le tir vite.

Orientation en ULIS pro : pour les élèves dyslexiques ayant des troubles vraiment sévères ou multiples, il existe dans certains lycées pros des classes ULIS pro, où l’enseignement est adapté. Par exemple, un ULIS pro dans le secteur hôtellerie, ou bâtiment. Ce sont de toutes petites classes encadrées par un enseignant spé, avec inclusion progressive dans les cours pro normaux. Cela peut être une solution si le jeune n’est pas autonome du tout sur les apprentissages fondamentaux même en fin de 3ᵉ. Renseignez-vous via la MDPH et l’enseignant référent. Mais là encore, ce n’est pas une fatalité : beaucoup de dyslexiques intégrent des classes normales, même en pro, avec succès.

Enseignement spécialisé et aménagements spécifiques

Pour être exhaustif, mentionnons les parcours spécialisés. En France, si la dyslexie s’accompagne d’autres troubles (handicap intellectuel, troubles du comportement, etc.), on peut orienter vers un IME (Institut Médico-Éducatif) à l’adolescence. Mais la dyslexie seule, même sévère, ne justifie généralement pas un IME – c’est plutôt réservé à des poly-handicaps. Il existe aussi des écoles spécialisées dys privées (par ex. des internats spécialisés dans les troubles d’apprentissage). Cela peut être utile pour quelques cas particuliers (ado en phobie scolaire à cause de ses troubles, besoin de “décrocher” du système classique pour se reconstruire), mais ce n’est pas la majorité. La tendance est vraiment de maintenir les élèves dys dans le milieu ordinaire avec des aménagements.

Cependant, ces établissements spécialisés peuvent être une option temporaire : par exemple, un élève fait sa 4ᵉ-3ᵉ dans un collège spécialisé Dys pour rattraper son niveau en lecture, puis revient dans le circuit normal en 2nde pro. C’est très individuel. Si vous sentez que votre ado souffre trop en milieu ordinaire malgré tout, discutez-en avec votre neuropsychologue ou orthophoniste, ils pourraient conseiller une structure plus adaptée pendant un temps.

Et après le lycée ?

Abordons un peu l’après-bac, car ça peut jouer dans le choix du lycée. Un dyslexique peut-il envisager des études supérieures longues ? Oui, mille fois oui. Universités, BTS, écoles, apprentissage… tous ces parcours sont ouverts, et la loi oblige l’enseignement supérieur à prévoir des aménagements d’examens pour les étudiants handicapés (tiers-temps, secrétariat, etc., analogues à ceux du Bac). De plus, de plus en plus de facs ont un référent handicap pour suivre les étudiants Dys, leur fournir des prises de notes, des logiciels, etc. Bien sûr, plus on monte en niveau, plus l’autonomie en lecture est nécessaire. Mais avec les audiobooks, synthèses vocales et PDF qu’on peut faire lire par l’ordi, beaucoup de dyslexiques obtiennent des Masters sans problème aujourd’hui.

Certaines voies très littéraires (droit, prépa littéraire) seront un gros morceau pour un dyslexique car avalanche de lectures et de rédactions. Mais ce n’est pas impossible si c’est sa passion et qu’il s’accroche – on a même des avocats dyslexiques ou des profs de lettres dyslexiques (qui le croirait ?!). Dans ces cas, généralement la personne a compensé au maximum et parfois exploite une mémoire impressionnante ou une intelligence verbale élevée. Là encore, tout dépend du profil individuel.

Par contre, beaucoup de dyslexiques excellent dans les études supérieures plus appliquées : écoles d’art, écoles d’ingénieur (moins de dissertations, plus de projets concrets), formations en alternance (ils apprennent en entreprise), etc. Il faut bien réfléchir au mode d’apprentissage qui convient le mieux à votre enfant devenu jeune adulte. Avoir galéré sur les bancs du lycée ne veut pas dire qu’il ne brillera pas dans une formation plus professionnalisante.

Un mot sur l’entrée dans la vie active : Les adultes dyslexiques trouvent leur voie dans tous les domaines.Si votre ado a besoin d’idées concrètes, voici une sélection de pistes qui valorisent souvent les points forts DYS : 5 métiers idéaux pour les dyslexiques . Parfois ils choisissent des métiers où la lecture/écriture n’est pas au cœur (artisanat, métiers techniques, artistique, commercial à l’oral, etc.). Parfois ils vont dans des métiers qui demandent des études poussées mais qu’ils adorent (recherche scientifique, par ex). Il existe des aménagements en entreprise aussi (logiciels, temps supplémentaire pour certaines tâches, etc.), et surtout il existe une plus-value de la pensée dyslexique. On en parle de plus en plus : la pensée “outside the box” des dyslexiques en fait d’excellents innovateurs, entrepreneurs, managers créatifs. De grandes entreprises (IBM, Google…) ont même des programmes pour recruter des neurodivergents tant elles apprécient leur profil atypique. Donc ne jamais penser que l’avenir pro est bouché. Votre ado dyslexique a peut-être des super-pouvoirs qui ne demandent qu’à s’exprimer dans le bon contexte !

Pour un exemple concret de “profil dys recherché”, voyez : Pourquoi les services secrets britanniques recrutent des dyslexiques

Conseils pour choisir la bonne orientation

Quelques recommandations finales pour vous aider, vous et votre enfant, dans ce choix crucial :

  • Faites-le point sur ses intérêts et aptitudes (en dehors de la scolarité pure). Qu’est-ce qui le fait vibrer ? Sur quoi passe-t-il du temps volontiers ? Il y a fort à parier que c’est là qu’il réussira, car la motivation fait des miracles. Un jeune passionné d’automobile qui souffre en cours de français sera transformé s’il intègre un CAP mécanique auto avec 80% de pratique sur moteurs.
  • Ne sous-estimez pas ses capacités sous prétexte de dyslexie, mais ne le surestimez pas non plus dans un domaine où il n’accroche pas. En gros, ne forcez pas une voie générale si c’est uniquement pour “faire comme tout le monde” alors qu’il a un profil technique éclatant. Et inversement, ne renoncez pas à une voie longue sous prétexte qu’il “n’y arrivera jamais” alors qu’il en rêve et s’en donne les moyens. Trouvez le juste équilibre rêve/réalité avec lui.
  • Servez-vous des stages et immersions : 3ᵉ = stage d’une semaine obligatoire. Poussez-le à le faire dans un secteur qui l’attire (même si c’est pas facile à trouver, activez le réseau, les amis de la famille). Après la 3ᵉ, il peut aussi faire des mini-stages en lycée pendant les portes ouvertes, etc. Rien de tel que de se projeter concrètement.
  • Discutez avec des jeunes ou adultes dyslexiques plus âgés qui sont passés par là. Par exemple, si votre enfant pense à un Bac Pro cuisine, trouvez un jeune dys qui a fait cette filière et demandez-lui son vécu. Idem pour un Bac S ou un BTS. Il existe des groupes sur les réseaux (forums, facebook) de personnes DYS dans chaque domaine. Ces retours d’expérience sont précieux et rassurants.
  • Rappelez à votre enfant qu’il n’est pas “coincé à vie” par un choix de 3ᵉ. On peut bifurquer ! Un bac pro peut mener à un BTS puis une école d’ingé. Un bac général peut, en cours de route, se réorienter vers un apprentissage. L’orientation initiale n’est pas irréversible. Ça enlève un poids. L’important est qu’il ne décroche pas et garde le goût d’apprendre/travailler.
  • Valorisez ses réussites déjà obtenues : “Tu as vu, tu as eu ton brevet, et même une mention, malgré la dyslexie ! C’est bien la preuve que tu peux réussir ce que tu entreprends.” ou “Regarde le chemin parcouru depuis le CP, tu lis des livres maintenant (même audio), c’est formidable.” Cette confiance accumulée lui servira au moment de faire ses vœux d’orientation.

Et n’oublions pas : “Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie” dit l’adage. Pour un jeune dyslexique, c’est tellement vrai : s’il fait un truc qu’il aime, ses difficultés s’estomperont derrière la passion. Tandis que s’il se force dans une voie par conformisme, la dyslexie peut redevenir un lourd fardeau. Aidons-le à trouver sa voie d’épanouissement, pas celle de la “norme”.

Des parcours inspirants pour garder espoir

Pour terminer sur une note positive, évoquons quelques parcours inspirants de dyslexiques qui ont trouvé leur voie .

  • Steven Spielberg, dyslexique diagnostiqué sur le tard, recalé trois fois de l’école de cinéma… Il est devenu l’un des plus grands réalisateurs, trouvant dans la mise en scène visuelle un langage où sa dyslexie n’était plus un obstacle.
  • Richard Branson, fondateur de Virgin, a quitté l’école à 16 ans (dyslexique et TDAH). Il a capitalisé sur sa créativité et son audace entrepreneuriale – aujourd’hui milliardaire, il considère que sa dyslexie lui a donné une pensée différente, clé de son succès.
  • Hélène (cas fictif combinant plusieurs témoignages) : dyslexique sévère, en échec en collège général, elle s’est orientée vers un CAP puis Bac Pro boulangerie. Elle a pu exprimer son talent manuel, a gagné des concours d’apprentie, et a ouvert plus tard sa propre boulangerie. Aujourd’hui, elle embauche même des jeunes DYS dans son équipe en les encadrant avec bienveillance.
  • Maxime, dyslexique modéré : il adorait les animaux. Malgré un niveau juste en français, il a fait un Bac S avec aménagements, puis a tenté véto. Il a réussi ses études en bossant dur (énormément de latin et de termes scientifiques à retenir – il a tout audio-recordé !). Aujourd’hui, il est vétérinaire et dit que sa dyslexie lui donne une empathie particulière avec les propriétaires d’animaux, et qu’il a développé une mémoire auditive incroyable pour compenser, ce qui l’aide au quotidien pour retenir les diagnostics.

Et pour montrer que la dyslexie n’empêche pas de réussir, vous pouvez piocher d’autres exemples motivants ici : Dyslexiques célèbres – Transformer la différence en force

Et il y en a tant d’autres, connus ou anonymes. Le point commun de ces réussites : ils ont misé sur leurs forces et leur passion, et trouvé des stratégies pour contourner leurs faiblesses. La dyslexie ne les a pas définis, elle a même souvent affûté leur détermination.

En conclusion, l’orientation d’un enfant dyslexique doit se construire autour de ses goûts et compétences, en tenant compte de ses difficultés mais sans les laisser brider ses ambitions. Qu’il choisisse de devenir ébéniste ou ingénieur, cuisinier ou professeur, toutes les routes peuvent mener au succès dès lors qu’il est accompagné et qu’il y met du sien. Notre rôle de parents est de l’éclairer sur les options, de l’encourager, et de veiller à ce qu’il dispose des aménagements nécessaires pour poursuivre ses études sereinement. Au-delà de l’orientation scolaire, rappelons-lui que la réussite prend des formes variées : le principal est qu’il trouve un domaine où il puisse s’épanouir, se sentir compétent et utile.

Alors, général, techno, pro… ou autre ? Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, dit-on. Dans le cas de nos enfants dys, je dirais : peu importe la filière pourvu qu’on ait la passion et la confiance en soi ! 🏅

Chers parents, faites-vous confiance aussi : vous connaissez votre enfant mieux que quiconque. Avec votre soutien et sa persévérance, il fera son chemin unique – et ce sera le bon. Continuez à partager vos questionnements et expériences (les commentaires sont là pour ça !). Ensemble, nous formons aussi une équipe pour leur réussite.

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