Comment aider un enfant dyslexique ? guide pratique

Temps de lecture : 14 minutes

Le diagnostic est posé : votre enfant est dyslexique. Passé le soulagement de mettre un mot sur ses difficultés, une nouvelle question vous taraude : que faire maintenant pour l’aider au quotidien ? Pas de panique : un enfant dyslexique peut réussir et s’épanouir à l’école, à condition de mettre en place quelques aménagements et de l’accompagner avec les bonnes stratégies. Dans cet article, nous vous proposons un guide complet et rassurant pour aider votre enfant dyslexique, de la prise en charge orthophonique aux astuces pour les devoirs du soir. Nous parlerons des démarches administratives (MDPH, PAP, PPS… kesako ?), du rôle des différents professionnels (orthophoniste, ergothérapeute, psychologue, AESH…), des outils numériques et logiciels qui peuvent lui faciliter la vie (livres audio, applications ludo-éducatives, correcteurs orthographiques intelligents), sans oublier tout ce que vous pouvez faire à la maison pour l’encourager et adapter son environnement. Le maître-mot sera pratique : on veut du concret, du vécu, des petites astuces testées et approuvées. L’objectif : que votre enfant (et vous !) retrouviez le sourire et la confiance malgré la dyslexie. N’oublions pas une touche d’humour au passage – parce qu’on a bien le droit de rigoler un peu, même de ce qui est difficile 😉. Allez, en route pour le parcours d’aide aux enfants dys… vous verrez, vous avez plein de leviers entre les mains pour changer la donne !

Mettre en place le parcours de soins et d’accompagnement

Annonce du diagnostic : et après ? Une fois la dyslexie confirmée par l’orthophoniste ou le neuropédiatre, plusieurs choses doivent s’enclencher. D’abord, la prise en charge orthophonique régulière si ce n’est pas déjà fait. Ensuite, les démarches pour officialiser la reconnaissance du trouble et obtenir des aides scolaires. Enfin, la mobilisation de l’équipe éducative autour de l’enfant. Voyons cela point par point.

L’orthophoniste, coach en lecture de votre enfant

L’orthophoniste (ou logopède, selon les pays) est souvent le pilier central de la rééducation de la dyslexie. Une fois le bilan effectué, on met en place des séances régulières (en général, 1 à 2 fois par semaine) où l’enfant va travailler de manière ciblée ses points faibles : conscience phonologique, correspondance lettre-son, fluidité de lecture, orthographe, etc. Ces séances se veulent ludiques et adaptées pour recréer les connexions que l’enfant n’a pas pu automatiser. Par exemple, l’orthophoniste fera des jeux pour distinguer les sons proches (baud, paud…), des exercices de lecture syllabique progressive, ou utilisera des logiciels spécialisés pour entraîner la lecture. C’est un vrai coaching personnalisé de la lecture. Sur le long terme, l’orthophoniste aide l’enfant à développer des stratégies de compensation : par exemple reconnaître globalement certains mots fréquents pour aller plus vite, ou utiliser ses forces (mémoire visuelle, contexte des images…) pour pallier ses faiblesses.

À la maison, comment soutenir ? Assurez-vous que votre enfant aille aux séances régulièrement et ponctuellement – la régularité est importante. Vous pouvez demander à l’orthophoniste de vous montrer quelques exercices ludiques à refaire à la maison, en restant dans le jeu (par exemple, un petit jeu de cartes des syllabes, ou des devinettes de sons). Ne transformez pas la maison en second cabinet d’orthophonie où tout devient exercice, mais quelques minutes de renforcement, en mode jeu, peuvent beaucoup aider. Par ailleurs, n’hésitez pas à communiquer fréquemment avec l’orthophoniste : faites le point sur les progrès, sur ce qui est difficile en ce moment à l’école, sur le moral de l’enfant. L’orthophoniste fait partie de votre “équipe” d’aide, alors jouez collectif.

Enfin, sachez que les séances d’orthophonie sont prises en charge (sur prescription) par l’Assurance Maladie en France, donc n’hésitez pas. Parfois il y a de l’attente pour obtenir un créneau, mais tenez bon. Si l’orthophoniste est trop loin, il existe aussi des séances en téléorthophonie (visioconférence) dans certains cas, ou des centres de référence. Le maître-mot : persévérer. Cette rééducation peut durer plusieurs années, et c’est normal. Un enfant dyslexique suivra souvent une orthophonie tout le long du primaire et parfois encore au collège, à raison d’une séance hebdomadaire. On constate généralement des progrès (même lents) : par exemple, un enfant qui lisait quasi-incompréhensiblement en CE1 peut, grâce à 2-3 ans de suivi, lire en CM2 de façon laborieuse mais compréhensible. Encouragez chaque petite victoire !

PAP, PPS, MDPH… comprendre les dispositifs et vos droits

Ecole-inclusive un droit pour chaque enfant DYS

En pratique, il y a deux cadres possibles pour sécuriser la scolarité d’un enfant dyslexique. Le bon choix dépend surtout du niveau de retentissement au quotidien, pas du “label” dyslexie modérée ou sévère.

Le PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) se met en place dans l’école, sans dossier MDPH. Il sert à officialiser des aménagements pédagogiques simples, rapidement, et à les faire tenir dans la durée. Si tu veux une vue d’ensemble claire des droits et leviers à l’école, j’ai détaillé tout ça ici : Aménagements scolaires DYS : loi, PAP, PPS, MDPH .

Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) passe par la MDPH. On y pense quand un PAP bien appliqué ne suffit pas, ou quand il faut des compensations plus “lourdes” : AESH, matériel (ordinateur, logiciels), aménagements d’examens cadrés, suivi avec enseignant référent. Et si tu hésites entre PAP et PPS, voici un guide de décision : PAP et PPS, Choisir le Bon Plan pour Élèves DYS .

Pour ne pas se perdre dans les sigles (AESH, ESS, GEVA-Sco…), garde ce glossaire sous la main : PAP, PPS, MDPH… le glossaire DYS des parents.

Le bon réflexe, c’est simple.

  • si l’enfant progresse avec orthophonie + adaptations en classe, démarre par un PAP.
  • si l’enfant s’épuise, décroche, reste en échec malgré les aménagements, ou a besoin d’un ordinateur / d’une aide humaine pour être à égalité, ouvre un dossier MDPH pour viser un PPS.
Schéma du parcours de santé d’un enfant DYS, des premiers signes d’alerte aux bilans, au diagnostic, à la MDPH et aux prises en charge.

Côté MDPH, anticipe. Les délais sont souvent longs, et un dossier solide change tout. J’ai fait un guide pas-à-pas pour éviter les oublis et poser les bonnes demandes : Réussir son Dossier MDPH pour enfant DYS. Et si tu veux replacer ces démarches dans l’ensemble du suivi, voilà le fil conducteur : Parcours de santé d’un enfant DYS : les étapes clés ().

Exemples d’aménagements très souvent utiles (à mettre noir sur blanc dans le PAP ou le PPS) :

  • éviter la lecture à voix haute sans préparation.
  • donner les leçons et textes en amont, si possible en version audio ou adaptée.
  • autoriser l’ordinateur pour les productions longues et la prise de notes.
  • accorder du temps majoré pour évaluations et examens.
  • alléger la quantité d’écrit quand l’objectif est ailleurs (QCM, réponses à l’oral, dictée à l’adulte).
  • soigner la mise en page des supports (police simple, taille suffisante, interligne, consignes courtes).
  • ne pas pénaliser l’orthographe dans les matières non linguistiques.
  • autoriser les outils de compensation (lecture vocale, dictée vocale, correcteur).

Dernier point, qui fait gagner des mois : la coordination. Un plan, même bien écrit, ne sert à rien s’il n’est pas appliqué. Caler un point régulier avec l’enseignant, et si besoin avec l’enseignant référent (PPS), permet d’ajuster vite, sans laisser l’enfant payer l’inertie du système.

L’accompagnant (AESH) et l’orientation en milieu spécialisé

Quand la dyslexie est très impactante, ou associée à d’autres troubles (dyspraxie, dysphasie, TDAH…), la MDPH peut accorder un AESH. Son rôle est concret : sécuriser le quotidien en classe sur ce qui bloque vraiment, relire une consigne, aider à s’organiser, soutenir l’écrit quand c’est trop coûteux, éviter le décrochage. Tous les enfants dyslexiques n’en ont pas besoin. Beaucoup progressent avec des aménagements et des outils. Si un AESH est en place, le plus efficace est de cadrer ensemble 2 ou 3 priorités claires, pour viser l’autonomie, pas le “faire à la place”.

Parfois, malgré les aides, la scolarité classique reste trop difficile. Une ULIS peut alors être envisagée : un dispositif dans un établissement ordinaire, avec des temps de regroupement pour soutien intensif et des temps d’inclusion en classe. C’est rare pour une dyslexie isolée, mais possible en cas d’échec massif.

Enfin, l’orientation en établissement spécialisé (type IME, ITEP) concerne surtout les situations où la dyslexie s’inscrit dans un tableau beaucoup plus lourd. Dans la grande majorité des cas, un enfant dyslexique peut rester en milieu ordinaire avec un PAP ou un PPS correctement appliqué. Si tu dois “te battre” en continu, ce n’est pas normal. Il faut recadrer les aménagements, et les faire tenir dans la durée.

Les outils numériques et aides techniques indispensables

La technologie ne “soigne” pas la dyslexie. Elle compense, réduit la fatigue, et permet à l’enfant d’accéder au sens sans rester bloqué sur le déchiffrage. Le bon réflexe est simple : on choisit un outil par difficulté, on teste 2 semaines, et on garde ce qui aide vraiment.

Livres audio et lecture assistée : Pour beaucoup d’enfants dyslexiques, l’audio est le levier le plus rentable. Il redonne accès aux histoires, aux consignes et aux leçons, sans épuisement. Pour choisir où trouver des contenus adaptés, tu peux piocher dans Les 10 Meilleurs plateformes de livres audio pour DYS . Et si ton enfant bloque sur “comment entrer dans la lecture”, tu as aussi Aider un enfant DYS à lire : livres adaptés et astuces .
Astuce très efficace : alterner visuel et audio, un paragraphe lu, un paragraphe écouté. L’objectif n’est pas la performance, c’est la compréhension et l’endurance.

Synthèse vocale, l’outil qui change l’école : La synthèse vocale, c’est le “mode lecture” pour les textes scolaires. Elle peut lire un document, une page web, une consigne, et soulager immédiatement. Pour comparer les solutions et éviter d’installer n’importe quoi, regarde ce comparatif : Synthèses Vocales : Un Allié pour les DYS .
À retenir : écouter un texte, ce n’est pas tricher. C’est une compensation pour accéder au contenu.

Comparaison police DYS frendly

Polices et réglages, le gain facile : Avant d’acheter un logiciel, commence par l’ergonomie. Police simple, taille plus grande, interligne, marges, fond moins agressif que le blanc pur. Ça ne transforme pas tout, mais ça réduit la fatigue. Pour choisir des polices adaptées, Dyslexie : quelles polices pour lire sans effort ?.
Et pour adapter tes supports (ou demander à l’école des versions “dys-friendly”), utilise le Guide pour Adapter Vos Documents aux Dyslexiques et le Top 10 Outils pour Adapter les Textes DYSlexiques .

Antidote : Le correcteur indispensable pour les DYS

Correcteurs orthographiques et aide à l’écriture : Un bon correcteur sert de filet de sécurité. Il diminue la charge mentale et évite que l’enfant perde le fil de ses idées à cause de l’orthographe. Pour choisir sans te tromper, Comparatif correcteurs orthographiques pour DYS . Et si tu veux une option solide et connue, Antidote : Le correcteur indispensable pour les DYS .
Pense aussi à la prédiction de mots. Pour certains enfants, ça vaut autant qu’un correcteur.

Dictée vocale et reconnaissance vocale : Quand l’écrit est trop coûteux, la dictée vocale permet de “sortir” les idées, puis de corriger ensuite. Le point clé est de dicter par petites phrases, puis de relire. Pour comparer les solutions, Parole aux DYS : Les applications de reconnaissance vocale à la rescousse ! .
Et si tu veux une option simple à tester sans budget, il y a aussi Reconnaissance vocale Gratuite avec Chat GPT .

OCR, photo d’un texte et lecture à voix haute : Très utile pour les fiches, les photocopies, les documents distribués en classe. L’enfant prend une photo, le texte est reconnu, puis lu par synthèse vocale. Ce combo “photo + lecture” peut éviter beaucoup de blocages, surtout au collège.

Applications ludo-éducatives : Elles ne remplacent pas l’orthophonie, mais elles aident à s’entraîner sans conflit. Choisis des applis qui travaillent une compétence précise (sons, syllabes, fluence) et garde des sessions courtes. L’objectif est de remettre du plaisir, pas d’ajouter une deuxième journée d’école.

Les 7 meilleurs outils pour apprendre à taper

L’ordinateur à l’école : À partir du CM1-CM2, et souvent au collège, l’ordinateur devient un vrai outil de compensation : écrire au clavier, corriger, écouter, structurer. Le prérequis, c’est un minimum d’aisance au clavier. Quelques minutes par jour avec un petit entraînement valent mieux qu’une grosse session de temps en temps. Pour accélérer la prise en main sans que ça devienne une corvée, tu peux piocher des exercices simples et des outils ludiques dans Les Meilleurs Outils pour Améliorer Votre Vitesse de Frappe .

Bien s’équiper fait une vraie différence. Un PC trop lourd, une batterie ridicule, un clavier inconfortable ou une souris mal adaptée, et l’outil de compensation devient une source de stress. Pour choisir un modèle adapté aux usages scolaires (autonomie, robustesse, poids, confort, compatibilité logiciels), utilise ce guide : Comparatif 2026, Meilleurs PC pour élèves DYS . Et ne néglige pas les accessoires, parce que c’est souvent là que tout se joue au quotidien, confort au clavier, précision, fatigue : Clavier et souris DYS : bien s’équiper pour la rentré .

Côté école, le plus important est d’officialiser l’usage (PAP ou PPS) et de cadrer les règles, quand il est utilisé, pour quels types de tâches, avec quels outils autorisés.

Astuces du quotidien : devoirs, organisation, confiance en soi

Au-delà des prises en charge et des outils, vous, parents, pouvez mettre en place plein de petites choses au jour le jour pour faciliter la vie de votre enfant dyslexique. Voici un petit vrac d’astuces éprouvées :

  • Aménager le coin devoirs : Privilégiez les moments où l’enfant est frais (évitez de faire les devoirs tard le soir quand il est épuisé d’avoir lu toute la journée). Fragmentez les devoirs : 20 minutes de travail, 10 minutes de pause mouvement, puis on reprend. Avoir un environnement calme et sans distraction visuelle aide aussi (une page blanche en dessous pour masquer le reste du texte par ex., ça évite qu’il soit perdu sur son livre).
  • Lire les consignes ensemble : Quand un exercice est donné, lisez-lui la consigne à voix haute (même s’il peut la lire, ça confirme qu’il l’a bien comprise). Reformulez en termes simples si nécessaire. Bien souvent, les dyslexiques échouent à un exercice juste parce qu’ils ont mal lu la consigne. Donc cette petite aide évite bien des pleurs inutiles sur les devoirs.
  • Adapter les exercices maison : Si l’enseignant donne 3 pages de lecture, n’hésitez pas à alléger un peu pour votre enfant. Par exemple, faites-lui lire une page vous-même pour qu’il suive mentalement, puis il lit à voix haute seulement le second paragraphe. Vous pouvez aussi partager la lecture (vous lisez une phrase, il lit la suivante). L’important est qu’il s’entraîne, mais pas au point de s’écœurer. De même pour l’écriture : s’il doit copier toute une poésie et qu’il met 1h à le faire, proposez-lui de copier seulement la première strophe puis de coller un imprimé pour le reste, en accord avec le prof si possible. La qualité plutôt que la quantité. Souvent, les enseignants de bonne volonté vous y autoriseront si vous leur expliquez.
  • Utiliser des supports ludiques : Pour l’apprentissage des leçons, sortez des sentiers battus. Par exemple, votre enfant doit retenir une liste de mots ? Faites-en des cartes mémoire et jouer au Memory. Une règle de grammaire à apprendre ? Inventez un petit chant ou un rap avec lui pour mémoriser (les enfants dys ont souvent une bonne mémoire auditive). Les mind maps (cartes mentales) sont aussi formidables : dessinez ensemble la leçon en schéma avec couleurs et dessins, plutôt qu’un pavé de texte . Cela l’aidera à mieux retenir et ça rend le moment plus sympa.
  • Valoriser l’oral et la pratique : Si votre enfant a du mal à écrire sa rédaction, demandez-lui de la raconter à l’oral d’abord. Souvent, ils ont plein d’idées qu’ils n’arrivent pas à coucher sur le papier. Vous pouvez écrire sous sa dictée une partie (ou enregistrer sa voix) puis il recopie certaines phrases. De même, encouragez-le dans les domaines où la lecture-écriture est moins centrale : activités manuelles, arts martiaux, théâtre (eh oui, beaucoup de dyslexiques brillent à l’oral !). Cela lui donne confiance en lui en dehors de l’école.
  • Dédramatiser les notes et l’échec : C’est plus facile à dire qu’à faire, mais essayez de relativiser l’importance des mauvaises notes en orthographe ou en lecture. Si vous montrez trop de déception ou de pression, l’enfant va associer l’école à du stress et de la honte. À l’inverse, félicitez-le chaleureusement pour chaque progrès. Même si sa dictée a encore 10 fautes, dites : “Regarde, la dernière fois il y en avait 15, tu t’améliores, bravo !”. Ou “Cette fois tu as réussi à lire tout seul cette page, je suis impressionnée par tes efforts 👏.” Montrez-lui que vous voyez le chemin parcouru, pas seulement le but lointain. Et rappelons-le : la dyslexie entraîne souvent des pépites d’intelligence ailleurs, donc célébrez-les. Si votre enfant construit un super Lego, compose une belle mélodie, ou fait preuve d’empathie, mettez cela en avant tout autant que les réussites scolaires. On veut qu’il sache qu’il a de la valeur, au-delà des dictées.
  • Communiquer avec l’école régulièrement : Soyez l’avocat de votre enfant, aimable mais ferme. Par exemple, si un enseignant oublie d’appliquer le PAP (ça arrive…), rappelez-lui gentiment en envoyant un mail : “Bonjour, je me permets de vous rappeler que X dispose de 1/3 temps et d’un ordinateur selon son PAP. Lors du dernier contrôle, il n’a pas pu utiliser l’ordi, ce qui l’a beaucoup perturbé. Serait-il possible d’y veiller la prochaine fois ? Merci pour votre compréhension.” La plupart du temps, les profs feront au mieux, mais ils ont beaucoup d’élèves, donc un petit rappel courtois ne fait pas de mal. Montrez-vous aussi reconnaissant quand ça se passe bien, c’est motivant pour tout le monde 😊.
  • Garder le lien avec d’autres parents d’enfants dys : On se sent souvent seul face à l’institution, mais sachez qu’il y a plein d’associations et de groupes de parents d’enfants dyslexiques. Échanger vos expériences peut vous apporter du soutien moral, des idées nouvelles, ou simplement une oreille compréhensive quand c’est dur. N’hésitez pas à commenter ici-même – la communauté Dysclick est là pour ça !

Et le moral de l’enfant dans tout ça ?

Aider un enfant dyslexique, ce n’est pas que l’aider à mieux lire, c’est aussi l’aider à garder le sourire et la tête haute. Un point de vigilance majeur est l’estime de soi. Malheureusement, beaucoup d’enfants dyslexiques se sentent bêtes ou “nuls” à force d’échouer dans un domaine valorisé à l’école. Notre rôle de parent est de contre-balancer ces ressentis. Comment ?

  • En lui expliquant clairement ce qu’est la dyslexie (et ce que ce n’est pas). Par exemple : “Tu n’es pas paresseux ni stupide. Ton cerveau traite les mots d’une façon différente, c’est pour ça que c’est plus dur pour toi de lire. Mais tu as d’autres facilités que les autres n’ont pas.” Montrez-lui des exemples concrets de personnes dyslexiques qui ont réussi (des sportifs, des inventeurs, des artistes). Notre article sur 5 personnalités inspirantes malgré la dyslexie pourra vous servir de support. Savoir qu’un Thomas Edison ou qu’un Steven Spielberg était dyslexique, ça donne le moral !
  • En soulignant ses qualités dès que possible : “Tu as peut-être du mal en lecture, mais wow, tu es tellement doué pour construire des Lego sans notice !” ou “J’adore ton imagination quand tu inventes des histoires, c’est un vrai talent.” Il ne s’agit pas de le flatter artificiellement, juste de mettre en lumière que oui, il galère en lecture, mais il excelle peut-être en logique, en oral, en créativité, en gentillesse, peu importe. L’enfant doit comprendre qu’il ne se résume pas à ses difficultés.
  • En encourageant la résilience : valorisez l’effort autant (voire plus) que le résultat. “Je suis fier de toi, tu n’as pas abandonné cet exercice même s’il était difficile. C’est super courageux.” La dyslexie apprend la persévérance, dites-le-lui. Dites-lui aussi que vous croyez en lui, que vous voyez ses progrès, que petit à petit ça ira mieux. Un enfant qui se sent soutenu aura plus envie de se battre.

Enfin, prenez soin de votre propre stress. Aider un enfant dyslexique peut être éprouvant pour un parent : devoirs qui s’éternisent, rendez-vous médicaux, bataille administrative… Essayez de ne pas laisser votre fatigue ou angoisse déteindre sur lui. Si vous sentez que la pression monte trop à la maison autour de l’école, faites une pause. Un petit weekend off sans parler lecture, ou une activité détente ensemble (aller voir un film, cuisiner un gâteau) pour se rappeler qu’on a aussi du plaisir ensemble en dehors des devoirs. Un enfant heureux et serein apprendra toujours mieux qu’un enfant anxieux.

En résumé, aider un enfant dyslexique c’est un travail d’équipe : parents, enseignants, professionnels de santé et l’enfant lui-même, tout le monde a un rôle. En combinant les thérapies (orthophonie), les aménagements scolaires (PAP/PPS), les outils modernes (logiciels, livres audio) et beaucoup d’amour et de patience, on parvient à transformer le parcours du combattant en parcours de progression. Oui, il y aura encore des soirs de découragement, des devoirs un peu chaotiques. Mais chaque aménagement mis en place, chaque astuce qui marche, c’est un poids en moins sur les épaules de votre enfant. Gardez espoir : bon nombre de dyslexiques, jadis en difficulté, s’épanouissent ensuite dans leurs études ou leur métier grâce à ces aides et à la confiance retrouvée. Votre implication fait une énorme différence – même si votre enfant ne le dit pas toujours, il saura plus tard combien vous l’avez soutenu. 💖

Continuez à échanger, à chercher ce qui convient le mieux à votre enfant (car il n’y a pas de solution unique), et surtout à le couvrir d’encouragements. Vous êtes son meilleur allié ! Sur ce, bon courage dans vos démarches et vos expérimentations. Et vous, quelles astuces ont le mieux aidé votre enfant dyslexique au quotidien ? Partagez vos trouvailles en commentaire pour en faire profiter d’autres parents. 🤗

Partagez :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut