Les devoirs avec un enfant DYS peuvent devenir difficiles avant même d’avoir commencé. Il est 18 h. Le cartable s’ouvre, le cahier de textes aussi. Il faut lire une leçon, apprendre des mots et terminer un exercice de maths. Votre enfant souffle déjà.
Après une journée entière passée à lire, écrire, écouter, mémoriser, s’organiser et compenser ses difficultés, ses ressources sont souvent déjà bien entamées. À la maison, l’objectif n’est donc pas de terminer chaque exercice à tout prix, mais de l’aider à travailler la compétence demandée en retirant ce qui lui coûte inutilement de l’énergie.
Pause après l’école, séances courtes, consignes découpées, oral, ordinateur, synthèse vocale, cartes mentales ou intelligence artificielle : voici une méthode concrète pour aider un enfant DYS à apprendre sans s’épuiser.
Pourquoi les devoirs épuisent davantage un enfant DYS

Faire ses devoirs paraît être une seule activité. En réalité, l’enfant doit souvent réaliser plusieurs tâches en même temps.
Prenons un simple problème de mathématiques. Il faut lire l’énoncé, comprendre le vocabulaire, retenir les informations, choisir une opération, effectuer le calcul, organiser la réponse et l’écrire correctement.
Pour un enfant dyslexique, une partie importante de son attention peut déjà être mobilisée par la lecture. Pour un enfant dysgraphique ou dyspraxique, l’écriture peut absorber beaucoup d’énergie. Avec une dyscalculie, le traitement des nombres ajoute encore une difficulté. Un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, souvent appelé TDAH, peut également compliquer la mise en route, le maintien de l’attention ou l’organisation.
Un enfant peut parfaitement connaître la réponse et rester bloqué parce qu’il ne parvient plus à gérer toutes les étapes nécessaires pour la produire.
La première question à se poser devient alors :
Qu’est-ce que ce devoir cherche réellement à faire travailler ?
Si l’objectif est de comprendre un texte, l’enfant n’a pas forcément besoin de lutter seul pendant vingt minutes pour le décoder. Si l’objectif est de résoudre un problème, recopier trois lignes d’énoncé n’apporte rien au raisonnement mathématique.
Cette séparation entre la compétence travaillée et les difficultés périphériques change beaucoup de choses.
Créer de bonnes conditions pour les devoirs d’un enfant DYS

Faire une vraie pause après l’école
Un enfant DYS peut rentrer de l’école avec une fatigue peu visible. Il parle, joue ou réclame un écran, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il dispose encore des ressources nécessaires pour repartir immédiatement dans une activité scolaire.
Un temps de transition permet de récupérer un peu de disponibilité.
Selon l’enfant, cela peut être :
- prendre le goûter tranquillement ;
- boire et manger ;
- sortir quelques minutes ;
- bouger ou faire du vélo ;
- jouer ;
- écouter de la musique ;
- rester simplement au calme.
La durée dépend davantage de l’enfant que d’une règle générale.
Observez surtout dans quel état il commence ses devoirs. Dix minutes supplémentaires de pause peuvent parfois faire gagner beaucoup plus de temps ensuite.
Un rituel régulier aide également à réduire les négociations : retour à la maison, goûter, pause, devoirs, puis activité libre. L’enfant sait ce qui arrive et dépense moins d’énergie à gérer chaque transition.
Choisir un espace de travail adapté à l’enfant
Le meilleur bureau n’est pas forcément une chambre parfaitement silencieuse.
Certains enfants travaillent mieux seuls. D’autres restent davantage concentrés sur la table de la cuisine, avec un adulte à proximité. L’objectif est surtout de choisir un endroit où l’enfant se sent disponible et où les distractions restent limitées.
Le matériel doit être immédiatement accessible. Cahiers, règle, crayons, ordinateur et chargeur peuvent être regroupés dans des bacs ou des zones fixes. Sur le bureau, gardez uniquement ce qui sert à la tâche en cours.
Une organisation visuelle avec des couleurs, des étiquettes et une place définie pour chaque matière réduit le temps perdu à chercher. Le guide Organisation scolaire à la maison : méthode visuelle explique comment structurer le bureau, les fournitures et les cours pour rendre les devoirs plus fluides.
Pour certains enfants, rester totalement immobile complique l’attention. Réciter une leçon debout, marcher pendant une mémorisation ou utiliser un repose-pied peut être plus efficace qu’une posture parfaitement fixe.
Lorsque les devoirs se font sur ordinateur ou tablette, une bonne installation limite aussi la fatigue physique. Le guide Ergonomie du poste : clavier, souris et position pour enfants détaille la hauteur de l’écran, la position du clavier et les principaux réglages.
Installer une routine de devoirs courte et prévisible

Face à une longue liste de devoirs, la mise en route est parfois plus difficile que le travail lui-même. Une routine stable aide l’enfant à savoir quand les devoirs commencent, ce qu’il doit faire et à quel moment il pourra s’arrêter.
Identifiez à l’avance les créneaux réservés aux devoirs, le soir comme le week-end. Cette organisation permet à toute la famille de s’y préparer et évite de négocier chaque jour le moment de commencer.
Découper chaque devoir en petites étapes
Une première séance de 15 minutes peut suffire :
- regarder les devoirs et choisir une seule tâche ;
- découper cette tâche en petites étapes ;
- travailler jusqu’à la fin du temps prévu ;
- vérifier ce qui a été compris ;
- cocher le travail réalisé et préparer la suite.
Par exemple, maths page 42 devient :
- lire l’exercice 3 ;
- reformuler la question ;
- faire le premier calcul ;
- vérifier ;
- poursuivre si le temps le permet.
L’enfant voit ainsi une succession de petites étapes plutôt qu’une page entière à terminer.
Les 15 minutes constituent seulement un repère. La séance peut être plus courte pour un enfant très fatigué ou plus longue pour un adolescent capable de rester concentré. Un minuteur visuel permet de rendre cette durée concrète. Le guide Time Timer : l’allié malin pour gérer le temps présente différentes façons de l’utiliser.
Adapter la méthode Pomodoro à l’enfant
Pour les devoirs plus longs, vous pouvez vous inspirer de la méthode Pomodoro. Elle consiste à alterner des périodes de travail concentré et de courtes pauses. Avec un enfant, choisissez des durées adaptées : 15 minutes de travail suivies de 5 minutes de pause, par exemple.au bout de 3 Pomodoros, une pause plus longue (30 minutes).
La pause permet de bouger, boire, s’étirer ou regarder au loin. Elle reste courte et clairement délimitée pour faciliter le retour au travail.
Chaque séance conserve ainsi un début, un objectif précis et une fin visible. L’enfant sait quel effort lui est demandé et pendant combien de temps, ce qui rend le démarrage beaucoup plus accessible.
Terminer par le rangement et le cartable
La fin des devoirs peut devenir le point de départ d’une courte routine de rangement :
- placer les exercices terminés dans la pochette prévue ;
- ranger les cahiers à leur place ;
- vérifier les documents à rendre ;
- préparer le matériel du lendemain ;
- mettre en charge l’ordinateur ou la tablette.
Le guide Bien préparer son cartable : checklist DYS et TDAH propose une méthode visuelle et des checklists adaptées au primaire et au collège. Cette dernière étape évite de recommencer les recherches le matin et donne une vraie fin au temps scolaire à la maison.
Écrans et jeux vidéo : avant ou après les devoirs ?
Avant les devoirs, privilégiez une pause qui aide réellement à récupérer : goûter, mouvement, musique ou temps calme. Les jeux vidéo et les vidéos courtes peuvent rendre l’arrêt plus difficile, surtout chez certains enfants avec un TDAH.
Si un écran est utilisé avant le travail, fixez une durée courte et une heure de fin claire. Évitez les parties en ligne difficiles à interrompre.
Après les devoirs, les écrans peuvent prendre leur place dans la routine, avec une limite horaire pour préserver le sommeil. Le week-end, prévoyez à l’avance des créneaux de devoirs et de loisirs numériques afin d’éviter les négociations répétées.
Le bon repère reste l’équilibre avec le sommeil, l’activité physique, les repas et les temps en famille.
Adapter les devoirs des enfant DYS à la maison
Faire une seule chose difficile à la fois
C’est probablement l’adaptation la plus utile pendant les devoirs.
Lorsque l’enfant rencontre une difficulté importante, allégez temporairement les autres.
| Ce qui bloque | Aide possible | Ce que l’enfant continue de travailler |
|---|---|---|
| Lire une consigne | L’adulte ou la synthèse vocale la lit | La compréhension |
| Écrire une longue réponse | Dictée à l’adulte ou dictée vocale | Le raisonnement et les idées |
| Recopier un texte | Utiliser le document original ou numérique | L’exercice demandé |
| Comprendre une consigne complexe | La découper en étapes | La résolution |
| Lire un texte dense | Agrandir, espacer ou écouter | Le contenu du texte |
| Organiser ses idées | Faire un schéma ou une carte mentale | La compréhension et la mémorisation |
L’objectif reste de compenser la difficulté qui parasite la tâche.
Une aide bien choisie permet souvent à l’enfant de montrer ce qu’il sait réellement.
Pour apprendre une leçon : faire rappeler plutôt que relire

Relire cinq fois une leçon donne l’impression de travailler. Pourtant, l’enfant peut arriver à la fin de la page sans savoir ce qu’il a retenu.
Essayez plutôt de lui demander :
- De quoi parlait cette leçon ?
- Quelles sont les trois choses principales à retenir ?
- Peux-tu me l’expliquer avec tes mots ?
Ensuite seulement, revenez au cours pour vérifier ce qui manque.
Cette méthode transforme la mémorisation en activité.
Pour une leçon longue, découpez l’apprentissage sur plusieurs jours. Quelques rappels courts sont souvent plus faciles à supporter qu’une longue séance la veille du contrôle.
Pour consolider l’apprentissage, utilisez aussi la répétition espacée : reprenez brièvement la leçon le jour même, puis quelques jours plus tard et une dernière fois avant l’évaluation. Plusieurs rappels courts sont généralement plus efficaces et plus faciles à supporter qu’une longue séance la veille du contrôle.
Une carte mentale peut également transformer une page de cours en quelques idées reliées entre elles. Gardez peu de branches, peu de couleurs et surtout très peu de texte. Le guide Carte mentale DYS : méthode simple pour mieux comprendre explique comment construire une carte réellement utile à la mémorisation.
Pour la lecture : conserver l’énergie pour comprendre
Chez un enfant dyslexique, décoder un texte peut prendre tellement de ressources qu’il arrive au bout du paragraphe sans avoir conservé son sens.
Commencez par faciliter l’accès au contenu.
Vous pouvez lire le texte à voix haute, alterner une phrase chacun ou utiliser une synthèse vocale. Sur un document numérique, augmentez la taille des caractères, l’interligne et l’espace autour du texte.
Une réglette ou une feuille placée sous la ligne peut aussi aider certains enfants à garder leur repère.
Pour un texte long, découpez-le en paragraphes et demandez simplement après chaque partie :
Que vient-il de se passer ?
Une phrase suffit.
Vous pouvez également adapter la présentation du document. Le guide Dyslexie : comment adapter un texte pour mieux lire donne des réglages concrets pour les supports numériques et le comparatif Top 10 Outils pour Adapter les Textes DYSlexiques donne les outils pour le faire rapidement et automatiquement .
Pour l’écriture : séparer les idées de l’orthographe
Une rédaction peut demander simultanément de trouver une idée, construire une phrase, orthographier les mots, écrire lisiblement et vérifier la ponctuation.
Séparez ces étapes.
Commencez oralement :
- Que veux-tu raconter ?
- Quelles sont tes trois idées ?
- Dans quel ordre ?
L’enfant peut ensuite noter quelques mots-clés ou vous dicter un premier brouillon.
L’ordinateur devient particulièrement utile lorsqu’il fait déjà partie des outils de compensation de l’enfant : correction orthographique, prédiction de mots, dictée vocale et possibilité de modifier une phrase sans recopier toute la page.
La correction vient ensuite.
Le premier passage sert à produire les idées. Le second sert à améliorer l’orthographe et la forme.
Pour les maths : rendre le raisonnement visible
Un enfant peut savoir calculer et pourtant se perdre dans un problème.
Lisez d’abord l’énoncé ensemble lorsque la lecture gêne le raisonnement.
Puis cherchez :
- ce que l’on connaît ;
- ce que l’on cherche ;
- l’opération ou la méthode possible.
Pour les plus jeunes, manipuler des objets, dessiner les quantités ou utiliser une droite numérique peut transformer un concept abstrait en quelque chose de visible.
Demandez aussi à l’enfant d’expliquer son raisonnement à voix haute. Une erreur devient alors souvent beaucoup plus facile à repérer.
Pour une dyscalculie ou des difficultés importantes en mathématiques, Enfant dys en maths : méthodes et outils qui aident propose des adaptations plus spécifiques.
Utiliser les outils numériques et l’IA pour les devoirs
Gemini Notebook : transformer un cours en fiches, quiz et audio

Gemini Notebook, anciennement NotebookLM, va bien plus loin qu’un simple chatbot.
Vous lui transmettez les sources à utiliser : cours, PDF, présentations, pages web, vidéos ou fichiers audio. Il travaille ensuite principalement à partir de ces documents. Ses réponses restent donc plus centrées sur le sujet et comportent des références permettant de revenir au passage d’origine. Cela réduit les réponses hors sujet et les inventions, sans supprimer totalement le besoin de vérification.

Pour un enfant DYS, son principal intérêt est de transformer une même leçon en plusieurs supports :
- fiche de révision ;
- flashcards ;
- quiz ;
- carte mentale ;
- affiche pédagogique ou infographie ;
- présentation illustrée ;
- résumé audio ou podcast.
Un enfant qui fatigue en lisant peut écouter le cours sur le trajet de l’école. Un élève plus visuel peut utiliser une carte mentale ou une infographie. Les flashcards et les quiz permettent ensuite de vérifier ce qui est réellement mémorisé.
Gemini Notebook permet ainsi de réviser plusieurs fois le même contenu sous des formes différentes, sans relire continuellement les mêmes pages. Le cours de l’enseignant reste la référence, tandis que l’outil aide à le rendre plus accessible et plus facile à mémoriser.
Pour aller plus loin, les guides NotebookLM simplifie l’apprentissage des DYS et NotebookLM : générer des infographies et présentations détaillent les différents usages.
ChatGPT : guider l’enfant sans donner la réponse

ChatGPT peut également être utile pendant les devoirs, à condition de lui donner le bon rôle.
Le mode Étude de ChatGPT est justement conçu pour guider l’élève étape par étape, poser des questions, vérifier sa compréhension ou créer des exercices plutôt que se limiter à fournir une réponse finale. OpenAI indique qu’il peut travailler à partir de fichiers ou d’images envoyés par l’utilisateur et qu’il est disponible sur les différents forfaits ChatGPT.
Un prompt très simple suffit :
Je suis en classe de 6e et je suis DYS.
Aide-moi à comprendre cet exercice étape par étape.
Pose-moi une seule question à la fois.
Reformule la consigne avec des phrases courtes.
Donne-moi un indice si je bloque, mais laisse-moi trouver la réponse.
Pour apprendre une leçon :
Interroge-moi sur cette leçon.
Une question à la fois.
Commence par les notions principales.
Quand je me trompe, explique simplement puis repose une question proche.
Pour comprendre une consigne :
Explique ce que je dois faire.
Découpe la consigne en petites étapes.
Ne résous pas l’exercice à ma place.
Cette utilisation conserve l’effort intellectuel de l’enfant tout en compensant la difficulté de compréhension, d’organisation ou de formulation.
Le guide Débuter avec ChatGPT quand on est DYS montre comment utiliser cette approche.
L’intelligence artificielle peut se tromper. Pour les devoirs scolaires, le cours, le manuel et les consignes de l’enseignant restent les références à vérifier.
Devoirs d’un enfant DYS : combien de temps et quand arrêter ?
Combien de temps consacrer aux devoirs selon la classe ?
Voici un tableau de repères des durées de devoirs par classe.
| Niveau | Un jour de classe | Week-end |
|---|---|---|
| CP–CE1 | 10 à 15 min | 15 à 20 min |
| CE2–CM2 | 15 à 25 min | 20 à 30 min |
| 6e | 30 à 40 min | 45 à 60 min |
| 5e–4e | 40 à 50 min | 60 à 90 min |
| 3e | 45 à 60 min | 1 h 30 à 2 h |
| 2de | 60 à 75 min | 1 h 30 à 2 h |
| 1re–Terminale | 75 à 90 min | 2 à 3 h |
Savoir arrêter les devoirs fait aussi partie de la méthode
Un enfant qui relit la même ligne depuis cinq minutes, commence à pleurer, s’énerve sur chaque consigne ou ne parvient plus à répondre à une question qu’il maîtrisait dix minutes plus tôt vous donne une information : ses ressources sont probablement épuisées.
Une pause peut suffire. Certains soirs, il faudra aussi arrêter.
Passer une heure supplémentaire sur trois exercices peut coûter beaucoup pour un bénéfice scolaire très faible.
Vous pouvez alors noter le temps réellement consacré au travail et prévenir l’enseignant :
Nous avons travaillé 30 minutes. Paul avait compris la méthode mais n’était plus disponible pour terminer les deux derniers exercices.
Cette information est utile. Elle permet à l’enseignant de voir la charge réelle que représente le devoir.
Lorsque cette situation devient régulière, une discussion avec l’école permet de rechercher des adaptations : quantité réduite, oral, supports numériques, consignes adaptées, répartition du travail ou utilisation des outils de compensation.
Ces aménagements peuvent aussi être inscrits dans un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ou un projet personnalisé de scolarisation (PPS). Le guide Aménagements scolaires DYS : loi, PAP, PPS, MDPH explique les différents dispositifs.
Au collège, le dispositif Devoirs faits permet aussi de réaliser une partie du travail personnel dans l’établissement avec un accompagnement. Il est obligatoire pour les élèves de 6e depuis la rentrée 2023 et proposé aux autres collégiens selon l’organisation de l’établissement.
Aider son enfant à devenir progressivement autonome
Faire les devoirs avec son enfant ne signifie pas rester assis à côté de lui jusqu’au lycée.
L’aide peut progressivement reculer.
Au début :
On regarde ensemble ce qu’il faut faire.
Puis :
Tu commences la première étape et tu m’appelles si tu bloques.
Plus tard :
Fais ton bloc de travail et on vérifie ensemble à la fin.
Une checklist, un minuteur, une synthèse vocale ou un outil numérique remplacent progressivement une partie des rappels du parent.
C’est aussi comme cela que l’autonomie se construit : l’enfant apprend quels outils l’aident, dans quelles situations les utiliser et quand demander de l’aide.
Des devoirs plus courts mais réellement utiles
Une bonne séance de devoirs avec un enfant DYS ne se mesure pas au nombre de pages terminées.
Elle se mesure plutôt à ce que l’enfant a compris, mémorisé ou réussi à faire avec un peu plus d’autonomie.
Certains jours, vingt minutes suffiront. D’autres demanderont davantage. Une soirée particulièrement fatigante nécessitera parfois de s’arrêter plus tôt.
L’oral, les cartes mentales, la synthèse vocale, l’ordinateur, NotebookLM ou ChatGPT peuvent retirer une partie de la charge inutile. Le papier, un surligneur, une checklist ou un simple minuteur restent souvent tout aussi efficaces.
Le bon outil est celui qui permet à votre enfant de consacrer son énergie à apprendre, plutôt qu’à lutter contre son trouble.

