Ordinateur ou IPad en classe pour enfant DYS : réussir la rentrée

Temps de lecture : 12 minutes

Votre enfant a enfin son ordinateur ou son iPad. Les applications sont installées, la coque est prête et le chargeur est dans le sac. Vous pourriez penser que le plus difficile est fait.

Puis arrivent les questions. Qui lui donnera les documents numériques ? Quand pourra-t-il sortir son appareil ? Comment rendra-t-il son travail ? Que répondre aux camarades qui demandent pourquoi lui a droit à un iPad ? Et que se passe-t-il le jour où la batterie affiche 2 % ?

Avoir le bon outil ne suffit pas. Pour qu’un PC ou un iPad compense réellement les difficultés d’un enfant DYS en classe, il faut aussi organiser son utilisation avec l’enfant et l’école.

Voici les points à régler avant la rentrée et pendant les premières semaines pour que l’outil numérique facilite réellement les apprentissages au lieu d’ajouter de nouvelles manipulations.

Avant de travailler l’organisation avec l’école, vérifiez également que l’équipement est complet et adapté à une journée de classe. Pour un PC, consultez Ordinateur en classe : les accessoires indispensables et, si le clavier ou la souris posent problème, Clavier et souris pour enfant DYS et TDAH en classe.

Si votre enfant utilise une tablette Apple, le guide iPad en classe : le matériel indispensable détaille la coque, le clavier, le stylet, le chargeur et les accessoires réellement utiles à l’école.

Avant la rentrée, vérifier ce qui est prévu avec l’école

Un enfant DYS peut utiliser un ordinateur ou une tablette en classe dans le cadre d’un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ou d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS), selon sa situation et ses besoins.

Le modèle officiel du plan d’accompagnement personnalisé (PAP) prévoit parmi les aménagements possibles l’utilisation d’un ordinateur ou d’une tablette, d’une clé USB ainsi que de logiciels ou d’applications spécifiques.

L’appareil utilisé dans le cadre d’un PAP peut être celui de la famille. Il faut alors définir avec l’établissement dans quelles conditions il entre en classe et comment il est utilisé.

La situation est différente lorsqu’un matériel pédagogique adapté (MPA) est attribué à l’élève. Il peut aujourd’hui être accordé en compensation d’une situation de handicap sur décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), dans le cadre d’un PPS, ou proposé comme outil d’accessibilité par un pôle d’appui à la scolarité (PAS). Le ministère précise ces deux voies dans sa circulaire consacrée au matériel pédagogique adapté.

Dans tous les cas, une phrase comme ordinateur autorisé reste trop vague.

Il faut préciser :

  • quand l’élève peut utiliser son appareil ;
  • pour quelles activités ;
  • quels logiciels et outils de compensation sont prévus ;
  • comment il reçoit les documents ;
  • comment il rend son travail ;
  • ce qui est prévu pendant les évaluations ;
  • qui intervient lorsqu’il rencontre une difficulté.

Pour comprendre les différences entre les dispositifs et les démarches possibles, consultez Aménagements scolaires DYS : loi, PAP, PPS, MDPH.

Votre enfant est-il vraiment prêt à utiliser son ordinateur en classe ?

Un enfant peut très bien utiliser son ordinateur à la maison et se retrouver en difficulté une fois en classe.

Mot de passe oublié, fichier introuvable, application qui réclame une connexion Internet, document enregistré dans le mauvais dossier : quelques petites manipulations peuvent rapidement lui faire perdre une partie du cours.

Avant la rentrée, faites un essai complet dans des conditions proches de celles d’une journée scolaire.

L’enfant devrait progressivement savoir :

  • démarrer l’appareil et ouvrir sa session ;
  • retrouver le bon document et la bonne application ;
  • créer, enregistrer et retrouver un fichier ;
  • utiliser ses principaux outils de compensation ;
  • passer d’un document à un autre ;
  • récupérer un travail avec la méthode prévue ;
  • rendre son travail ;
  • travailler hors connexion lorsque cela est nécessaire ;
  • sauvegarder ses documents ;
  • demander de l’aide lorsqu’un problème dépasse ce qu’il sait résoudre.

L’objectif n’est pas de maîtriser tout l’ordinateur. Il s’agit d’être assez autonome pour que les manipulations techniques ne prennent pas la place des apprentissages.

Un jeune élève peut naturellement avoir encore besoin de l’enseignant ou de l’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH).

Si votre enfant est suivi par un ergothérapeute, ce professionnel peut également l’aider à travailler ces situations concrètes : ouvrir un document reçu par l’enseignant, l’annoter, l’enregistrer au bon endroit puis le rendre.

L’autonomie ne repose pas uniquement sur l’enfant. L’enseignant, les parents, l’AESH et l’ergothérapeute peuvent intervenir à différents moments pour mettre en place l’outil et accompagner son apprentissage. Pour mieux comprendre le rôle de chacun, consultez Troubles DYS : qui peut aider votre enfant ?

La vitesse de frappe n’est donc qu’une partie du problème. Un enfant peut taper rapidement et perdre ensuite cinq minutes à chercher son cours de français.

Le guide Quand votre enfant est-il prêt à utiliser le clavier en classe ? donne des repères plus précis sur la fluidité au clavier et les compétences nécessaires.

Pour préparer le rangement des documents, consultez également Organisation numérique PC : solutPour préparer le rangement des documents, consultez également Organisation numérique PC : solutions pour DYS. Pour les devoirs, les échéances et l’organisation de la semaine, l’élève peut aussi utiliser l’Agenda scolaire PDF Dysclick personnalisable et gratuit, utilisable sur ordinateur ou iPad.

Sur iPad, le guide iPad à l’école : meilleures applis pour élèves DYS et TND permet de choisir les applications réellement utiles en classe.

Échelle d’autonomie informatique en classe pour enfant DYS

Vous pouvez aussi observer votre enfant à partir de quatre niveaux simples.

Niveau 1 : l’adulte prépare presque tout

L’enfant utilise quelques fonctions de son appareil, mais un adulte doit encore ouvrir les documents, choisir les applications ou ranger les fichiers.

L’outil peut déjà lui être utile, mais son utilisation demande encore un accompagnement important.

Niveau 2 : l’enfant travaille avec une aide ponctuelle

Il sait ouvrir ses applications et utiliser ses principaux outils de compensation, mais il peut encore avoir besoin d’aide pour récupérer un document, l’enregistrer au bon endroit ou le rendre.

C’est une étape normale lors de l’apprentissage de l’outil.

Niveau 3 : l’enfant gère seul les situations habituelles

Il sait récupérer un document, l’ouvrir, travailler dessus, l’enregistrer, le retrouver et le rendre selon la procédure habituelle.

L’adulte intervient surtout lorsqu’une situation inhabituelle apparaît.

Niveau 4 : l’enfant sait également gérer les imprévus

Il sait réagir lorsqu’un fichier manque, qu’une application refuse de fonctionner ou que la connexion Internet est indisponible. Il sait demander de l’aide ou utiliser la solution de secours prévue sans perdre une grande partie du cours.

Il n’est pas nécessaire d’atteindre immédiatement le niveau 4. L’autonomie se construit progressivement.

Décider quand l’ordinateur ou l’iPad apporte réellement quelque chose

L’ordinateur n’a pas besoin de remplacer systématiquement le papier.

Il peut par exemple être utilisé :

  • pour les productions écrites longues ;
  • lorsqu’une quantité importante doit être copiée ;
  • pour certaines prises de notes ;
  • pour lire un document avec une synthèse vocale ;
  • pour utiliser la dictée vocale ou la prédiction de mots ;
  • pour annoter des documents numériques ;
  • pour les exercices nécessitant beaucoup d’écriture ;
  • dans certaines matières seulement.

Pour certains élèves, écrire une date, compléter quelques mots ou légender un schéma à la main reste simple et efficace.

Le PC ou l’iPad devient particulièrement intéressant lorsque la lecture, l’écriture ou le geste graphique mobilisent tellement d’efforts que l’enfant dispose de moins de ressources pour comprendre, raisonner ou apprendre.

Pendant les premières semaines, commencez donc par les situations dans lesquelles le bénéfice est évident.

Cela permet à l’enfant de prendre confiance dans son outil sans devoir gérer toutes les matières et toutes les situations numériques dès le premier jour.

Organiser l’échange des documents numérique avec les enseignants

C’est souvent ici que l’organisation fonctionne très bien… ou se transforme en parcours d’obstacles.

Le premier objectif consiste à obtenir, autant que possible, les documents directement sous forme numérique, plutôt que de demander à l’enfant de transformer lui-même chaque feuille papier en fichier exploitable.

Pour les manuels scolaires et certains ouvrages, l’association BOOKIN peut fournir des livres au format PDF aux personnes éligibles dans le cadre de l’exception handicap au droit d’auteur.

Pour les cours, exercices, évaluations et documents distribués pendant la journée, il faut surtout prévoir une procédure avec les enseignants.

Choisir la méthode la plus simple pour l’enfant ( clé usb , ENT , émail )

Espace numérique de travail (ENT), dossier partagé, e-mail ou clé USB peuvent fonctionner.

La meilleure méthode est celle que l’enfant peut utiliser rapidement, avec le moins de manipulations possible et dans la majorité des situations scolaires.

L’ENT ou l’e-mail sont pratiques lorsque la connexion est disponible et que l’accès est simple.

Une clé USB peut rester utile pour transférer rapidement un fichier ou travailler hors connexion lorsqu’elle est autorisée par l’établissement. Dans certaines organisations, plusieurs clés clairement identifiées peuvent également être utilisées avec les enseignants qui acceptent cette méthode.

Une procédure mérite d’être revue lorsqu’elle consiste à donner une feuille à l’élève, lui demander de la numériser, la classer, l’ouvrir dans le bon logiciel puis seulement commencer l’exercice.

Le numérique doit retirer des étapes, pas en ajouter.

Prévoir aussi comment rendre le travail

La circulation doit fonctionner dans les deux sens.

Le travail peut être rendu par l’ENT, par e-mail, dans un dossier partagé, sur une clé USB ou parfois sous forme imprimée.

Essayez de conserver une procédure stable avec chaque enseignant, et si possible une organisation commune entre plusieurs matières.

Moins l’enfant doit se demander où récupérer son exercice et comment le rendre, plus il peut consacrer son attention au contenu du cours.

Si votre enfant prend régulièrement lui-même ses notes, Prendre ses cours à l’ordi : astuces pour aller plus vite complète cette organisation.

Pour préparer plus largement l’échange avec l’équipe pédagogique, vous pouvez également consulter Rentrée scolaire : parler de son enfant DYS aux profs.

Batterie vide, Wi-Fi en panne : prévoyez un plan B

Une batterie vide ou un Wi-Fi indisponible , fichier introuvable ne devraient pas condamner une heure de cours.

Prévoyez à l’avance quelques solutions simples :

  • charger l’appareil chaque soir ;
  • transporter le chargeur lorsque cela est nécessaire ;
  • conserver les documents importants disponibles hors connexion ;
  • sauvegarder régulièrement les fichiers ;
  • connaître l’emplacement des dernières sauvegardes ;
  • prévoir une procédure lorsque l’ENT ou Internet ne fonctionne pas ;
  • savoir à qui demander de l’aide ;
  • conserver une solution papier ponctuelle lorsque l’activité peut continuer ainsi.

Le plan B dépend de l’âge de l’enfant et de l’organisation de l’établissement.

Il doit surtout répondre à une question : si l’outil principal cesse de fonctionner maintenant, comment l’élève peut-il continuer à participer au cours sans passer vingt minutes à dépanner son ordinateur ?

Le regard des autres : présenter l’ordinateur ou l’iPad à la classe

Un ordinateur ou un iPad posé sur une table attire facilement l’attention lorsque le reste de la classe travaille sur papier.

Pourquoi a-t-il une tablette ? Pourquoi ne copie-t-il pas comme nous ? Pourquoi reçoit-il les documents autrement ? Est-ce qu’il peut jouer avec ?

Ces questions relèvent souvent de la curiosité. Mais pour l’enfant qui utilise l’outil, elles peuvent devenir pesantes. Certains élèves finissent même par hésiter à sortir leur ordinateur parce qu’ils craignent le regard des autres ou ne veulent pas paraître différents.

Lorsque c’est possible, mieux vaut donc en parler dès le début de l’année, avant que cette gêne ne s’installe. Bien entendu, cette présentation se prépare avec l’enfant et se fait avec son accord.

L’objectif est de banaliser l’utilisation de l’outil, sans stigmatiser l’élève.

L’enseignant peut expliquer simplement le trouble et surtout montrer pourquoi l’ordinateur ou l’iPad est utile. Un enfant dyslexique peut par exemple avoir besoin d’une synthèse vocale pour accéder plus facilement à un texte. Un enfant dysgraphique peut utiliser le clavier pour produire un texte sans consacrer une grande partie de son énergie au geste d’écriture.

L’analogie avec les lunettes fonctionne souvent bien. Une personne qui voit mal porte des lunettes pour accéder plus facilement à ce qui est écrit au tableau. Pour certains élèves DYS, l’ordinateur joue un rôle comparable : il compense une difficulté pour permettre à l’enfant de se concentrer davantage sur ce qu’il doit comprendre, apprendre ou produire.

Il peut aussi réduire la fatigue liée à la lecture, à l’écriture ou à certains gestes difficiles.

Le plus efficace reste de montrer quelques usages concrets, par exemple écrire au clavier, écouter un texte avec une synthèse vocale, compléter un document numérique, utiliser un correcteur ou recevoir un support directement sur l’ordinateur plutôt que de le recopier.

Montrer le fonctionnement rend l’outil beaucoup moins mystérieux. Les camarades comprennent rapidement qu’il ne s’agit pas d’un privilège ou d’un appareil destiné à jouer, mais simplement d’une autre façon de réaliser le travail demandé.

L’enseignant peut également aider l’enfant en indiquant clairement quand utiliser son ordinateur : Vous pouvez sortir vos cahiers, et toi ton ordinateur. Ce petit geste évite à l’élève de devoir décider seul, devant toute la classe, si c’est le bon moment pour sortir son matériel.

Au fil des semaines, cette consigne peut devenir moins nécessaire. L’objectif est justement que sortir l’ordinateur devienne aussi banal que sortir un cahier, une règle ou une paire de lunettes.

Une présentation courte, concrète et préparée avec l’enfant suffit souvent à répondre aux interrogations des camarades et à installer cette habitude dès les premières semaines de classe.

Que répondre aux questions des camarades ?

Pourquoi a-t-il un ordinateur et pas nous ?

Parce que nous n’avons pas tous besoin des mêmes outils pour faire le même travail. Pour lui, l’ordinateur facilite certaines tâches comme la lecture ou l’écriture.

Est-ce qu’il peut jouer avec son ipad ?

Pendant le cours, son ordinateur ou son iPad est un outil scolaire. Les jeux et les autres distractions restent fermés.

Pourquoi n’écrit-il pas tout à la main ?

Parce que l’écriture peut lui demander beaucoup plus d’efforts. Le clavier lui permet de consacrer davantage d’attention à l’exercice lui-même.

Peut-il utiliser son ordinateur pendant les contrôles ?

Cela dépend des aménagements prévus et des consignes données pour l’évaluation. Mais dans le principe l’outil informatique doit etre utilisé en cours et pendant les évaluations.

Pourquoi reçoit-il parfois les documents autrement ?

Parce qu’un document numérique lui permet d’utiliser ses outils de lecture, d’écriture ou d’annotation.

Quelques réponses simples suffisent. L’objectif est que l’ordinateur devienne rapidement un outil scolaire ordinaire aux yeux de la classe.

Créer un contrat d’utilisation PC / Ipad avec l’enfant et l’école

Le mot contrat peut sembler un peu solennel. L’objectif est simplement de mettre les règles au même endroit.

Une page peut déjà éviter beaucoup d’ambiguïtés.

Vous pouvez par exemple convenir que l’élève :

  • sort son appareil lorsque l’activité le nécessite ;
  • utilise les applications et outils prévus pour le travail scolaire ;
  • ferme jeux, réseaux sociaux, messageries et autres distractions pendant les cours ;
  • utilise Internet lorsque l’activité le nécessite ;
  • classe ses documents dans les dossiers prévus ;
  • recharge son appareil avant de partir à l’école ;
  • respecte la vie privée des autres élèves ;
  • ne photographie, ne filme et n’enregistre personne sans autorisation ;
  • ne prête pas son appareil sans accord ;
  • sauvegarde régulièrement son travail ;
  • signale rapidement un problème technique qu’il ne sait pas résoudre.

Le contrat peut aussi préciser les outils de compensation utilisés par l’élève : synthèse vocale, dictée vocale, prédiction de mots, correcteur orthographique, scanner avec reconnaissance optique de caractères (OCR), calculatrice ou application spécifique.

Si certains outils ne doivent être utilisés que dans certaines matières ou pour certains types d’exercices, indiquez-le également. Une règle écrite évite de devoir rediscuter de l’usage d’un logiciel avec chaque enseignant.

Pour les photos et vidéos, une règle simple aide déjà beaucoup : lorsqu’il faut photographier une feuille ou un tableau, cadrer le support et éviter les personnes. La CNIL rappelle que les élèves disposent de droits sur leur image.

Contrôles : fixez les règles avant la première évaluation

Une évaluation soulève une question différente du cours ordinaire : quels outils peuvent être utilisés sans modifier ce qui est réellement évalué ?

Une synthèse vocale peut être indispensable pour accéder à une consigne. Un correcteur peut être pertinent dans certaines matières et incompatible avec l’objectif d’une évaluation d’orthographe. L’accès à Internet, à une messagerie ou à une intelligence artificielle peut également être limité.

Ces règles gagnent à être définies avant la première évaluation, et pas au moment où l’élève vient d’ouvrir son ordinateur.

Pour les examens officiels comme le brevet ou le baccalauréat, l’utilisation habituelle d’un ordinateur en classe ne suffit pas à elle seule. Les aides utilisées pendant l’épreuve doivent correspondre aux aménagements accordés pour l’examen. Les procédures sont détaillées par l’Éducation nationale dans son dossier sur l’organisation des examens pour les candidats en situation de handicap.

Vous pouvez également consulter Ordinateur en examen : triche IA et accusations pour préparer l’utilisation du numérique lors des examens.

Enregistrement d’écran : une solution à encadrer strictement

Dans certaines situations particulières, un établissement peut souhaiter disposer d’une trace des applications ou documents utilisés pendant une évaluation.

L’enregistrement d’écran peut techniquement répondre à ce besoin, mais il ne doit pas devenir une procédure improvisée ou systématique. Un enregistrement peut contenir des informations personnelles, des notifications ou d’autres données qui dépassent largement l’évaluation.

S’il est envisagé, l’établissement doit donc en définir clairement l’objectif et les modalités : ce qui est enregistré, qui peut consulter le fichier, comment il est transmis et combien de temps il est conservé.

La CNIL consacre plusieurs ressources à la protection des données dans l’éducation.

Une solution technique plus simple peut parfois suffire : couper Internet, fermer les applications inutiles, utiliser un compte dédié aux évaluations ou appliquer les procédures déjà prévues par l’établissement.

Faire un premier bilan après quelques semaines

L’organisation imaginée avant la rentrée sera rarement parfaite du premier coup.

Après deux ou trois semaines, faites un point avec votre enfant et, si nécessaire, avec l’enseignant ou l’ergothérapeute.

Quelques questions permettent de repérer rapidement les difficultés :

  • Utilise-t-il réellement son PC ou son iPad lorsque cela l’aide ?
  • Retrouve-t-il facilement ses documents ?
  • Les supports lui parviennent-ils suffisamment tôt ?
  • Perd-il du temps dans certaines manipulations ?
  • Utilise-t-il ses outils de compensation ?
  • Certaines règles compliquent-elles inutilement son travail ?
  • Une matière fonctionne-t-elle moins bien que les autres ?
  • Sait-il quoi faire lorsqu’un problème technique apparaît ?
  • L’outil réduit-il réellement sa fatigue et la difficulté liée au trouble ?

Cherchez surtout les petits obstacles qui se répètent.

Deux minutes perdues pour récupérer un document peuvent sembler insignifiantes. Répétées cinq ou six fois dans une journée, elles finissent par transformer un outil de compensation en nouvelle source de fatigue.

L’objectif est donc d’ajuster progressivement l’organisation.

Cinq questions à régler avant la première semaine

Avant que le PC ou l’iPad entre réellement dans la classe, essayez d’obtenir cinq réponses simples :

Quand l’enfant utilise-t-il son appareil ?

Comment reçoit-il ses documents ?

Comment rend-il son travail ?

Où range-t-il ses fichiers ?

Que fait-il lorsque quelque chose ne fonctionne pas ?

Lorsque l’enfant et les adultes qui l’accompagnent connaissent ces réponses, une grande partie des difficultés pratiques disparaît.

L’ordinateur peut alors remplir son rôle : réduire les efforts liés au trouble pour laisser davantage de disponibilité à ce que l’enfant doit comprendre, apprendre et montrer qu’il sait faire.

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